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Catherine Perrin

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Économie et affaires

Les dessous pas si excitants des jeunes entreprises technos

Le mercredi 29 mars 2017

Diane Bérard et Éric Pineault
Diane Bérard et Éric Pineault     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Des titres ronflants et des environnements rutilants qui cachent un travail monotone, une débrouillardise qui dissimule la précarité... La nouvelle économie des jeunes pousses (startups) ne serait qu'un nouveau costume pour le rêve américain, selon l'auteure Mathilde Ramadier. Dans le livre Bienvenue dans le nouveau monde : comment j'ai survécu à la coolitude des startups, elle relate son expérience décevante dans l'univers des boîtes en démarrage. Diane Bérard, chroniqueuse économique, et Éric Pineault, économiste, rappellent à Catherine Perrin que le modèle des jeunes pousses est né en réponse à la rigidité des pratiques d'affaires traditionnelles.  
 
Nos invités rappellent que les jeunes pousses sont de jeunes entreprises liées aux nouvelles technologies qui ont besoin d'un influx de capital constant.  
 
Diane Bérard croit que de nombreuses critiques de Mathilde Ramadier sont injustifiées, notamment en ce qui a trait à la précarité de ces entreprises. « Est-ce que vous pensez que les [petites et moyennes entreprises] traditionnelles durent 150 ans? Après cinq ans, presque les trois quarts [d'entre elles] n'existent plus. Les dommages collatéraux sont grands, je suis tout à fait d'accord, mais pourquoi s'attendrait-on à ce que les jeunes pousses durent plus longtemps que les PME? demande-t-elle. Je ne suis pas sûre que quelqu'un qui crée des applications, qui fait de l'itération, se serait autant ennuyé que Mathilde. » 
 
Utopie révolutionnaire 
« Apple est la première entreprise à avoir tablé sur l'imaginaire révolutionnaire, rappelle Éric Pineault... Il y a le grand leader visionnaire qu'on a envie de suivre. Les gens qui le suivent ne sont pas ordinaires, ce n'est pas le prolétariat perdu, sans conscience, ce sont les cadres, c'est l'élite qui est appelée, qui a une mission. [...] Il n'y plus de barrière entre la vie et la mission révolutionnaire. »


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