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Société

The Red Pill : une féministe à la rencontre des masculinistes

Le jeudi 19 janvier 2017

Simon-Louis Lajeunesse, Martin Gareau et Marilyse Hamelin
Simon-Louis Lajeunesse, Martin Gareau et Marilyse Hamelin     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Le documentaire controversé de Cassie Jaye explore l'univers et les recommandations des groupes de défense des droits des hommes. Féministe assumée, la réalisatrice a dit réévaluer ses idées au terme de l'aventure. Des groupes féministes ont dénoncé l'oeuvre comme de la propagande, tandis que les groupes masculinistes l'ont applaudie. La journaliste et blogueuse Marilyse Hamelin, le chercheur en travail social Simon-Louis Lajeunesse et le codirecteur de l'Association canadienne pour l'égalité Martin Gareau ont vu le film et en ont tous retenu des choses différentes. Ils comparent leurs interprétations au micro de Catherine Perrin.  
 
« Je m'attendais à une conversation. J'ai toujours une approche constructive, positive de l'égalité. Je vois ça comme un partenariat. Ce que j'ai vu dans le film, c'était vraiment un concours de misère, déplore Marilyse Hamelin. Ça, je n'aime pas ça. "Les hommes souffrent plus, c'est la faute des féministes, les femmes souffrent moins..." Pour moi, personne n'avance avec ça. On perd. C'est stérile, ce n'est pas fécond. Je voyais même des tentatives de caler les femmes pour se remonter. Je trouve ça faible. » 
 
La journaliste dénonce également qu'on y remette en cause la véracité des statistiques sur les agressions sexuelles ou qu'on remette en cause le problème de l'équité salariale.  
 
Bande-annonce de The Red Pill 
 
 
Des problèmes sous-représentés 
Martin Gareau n'a pas entendu les mêmes propos : « Ce que j'ai entendu des discours des hommes [interviewés dans le film], c'est qu'ils ont des souffrances. Ils ne disent pas que leur souffrance est plus grande, ils disent juste qu'elle existe, qu'elle reçoit moins d'attention, qu'il y a moins d'investissement qui est mis là-dedans, et que c'est juste inéquitable [comme traitement médiatique]. Si on veut une vraie égalité, il faut donner de l'attention à [ces problèmes]. » 
 
« Historiquement, les problèmes sont différents, ajoute Martin Gareau. Par exemple, lorsqu'une femme manque une occasion d'emploi, c'est dommage, c'est triste, ça ne devrait pas être ainsi, mais d'un autre côté, il y a des hommes qui vivent cinq ans de moins. [...] Quand on fait le bilan, présentement, il y a une sous-représentation des discussions par rapport aux problèmes des hommes. En plus, ceux qui veulent en parler sont qualifiés de misogynes. » 
 
« Il y a quand même toute une discrimination positive en faveur des femmes, note Simon-Louis Lajeunesse. Combien y a-t-il d'emplois que je n'ai pas eus parce que j'étais un gars et qu'il fallait qu'on engage une femme. »


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