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Santé

Commotions cérébrales : la protéine qui pourrait tout changer

Le mercredi 18 janvier 2017

Matthieu Proulx et Dave Ellemberg
Matthieu Proulx et Dave Ellemberg     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Une équipe de chercheurs américains estime qu'une protéine, nommée « tau », pourrait indiquer si un joueur est guéri ou non d'une commotion cérébrale. Cette découverte permettrait aux organisations sportives de mieux protéger leurs joueurs, puisqu'il est encore scientifiquement difficile d'évaluer la santé des victimes de commotions cérébrales. Matthieu Proulx, analyste en football, et Dave Ellemberg, directeur du Laboratoire de la neuropsychologie du sport et du développement de l'Université de Montréal, parlent à Catherine Perrin des autres mesures nécessaires pour réduire l'incidence des commotions cérébrales dans le sport.  
 
« La protéine tau a été liée à la commotion cérébrale depuis un bon bout de temps », souligne Dave Ellemberg, rappelant qu'il en était notamment question dans le film Commotion (2015). Selon lui, la grande nouveauté est la méthode d'analyse proposée par les chercheurs, qui pourrait éliminer l'incertitude à la suite d'incidents. « Au moment de l'incident, il y a un impact, l'athlète ne rapporte aucun symptôme, on ne voit pas de signe, mais il y a un doute. Évidemment, il y a bien des raisons de rester sur le terrain. [...] Il faut savoir que les signes et symptômes peuvent apparaître de 24 à 48 h après l'incident. » 
 
Danger : euphorie 
Ancien joueur des Alouettes, Matthieu Proulx estime avoir subi cinq commotions cérébrales dans sa vie. Il explique pourquoi dans le feu de l'action, après un incident, l'envie est forte d'ignorer le danger : « On est dans une espèce d'état d'euphorie lorsqu'on joue. Cette adrénaline nous pousse à nous dépasser. Quand on joue au football, avant un match, il faut être motivé. Ce n'est pas pour rien qu'on se brasse la cage, qu'on se tape dessus, même. C'est pour se réveiller. Il faut courir à pleine vitesse, percuter d'autres joueurs... Cela peut masquer les signes et symptômes. » 
 
Nos deux invités appuient les initiatives pour interdire les contacts chez les jeunes joueurs. Selon Matthieu Proulx, dans le sport professionnel, la décision de permettre à un joueur de revenir au jeu après un incident devrait revenir non pas au joueur ou à son entraîneur, mais bien à une tierce partie. 
 
Il se dit déçu de voir encore des incidents comme la collision survenue entre Torey Krug, des Bruins de Boston, et Andrew Shaw, du Canadien de Montréal, le 12 décembre dernier au Centre Bell.  
 
Collision entre Torey Krug et Andrew Shaw, le 12 décembre 2016 


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