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Société

2017, Année internationale du tourisme durable

Le mercredi 4 janvier 2017

Sylvie Rivard, Paul Arsenault et Marie-Andrée Delisle
Sylvie Rivard, Paul Arsenault et Marie-Andrée Delisle     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Après l'année des légumineuses et l'année des sols, l'Organisation des Nations unies (ONU) a consacré 2017 Année internationale du tourisme durable pour le développement. Ce mot d'ordre vise à encourager le passage à des pratiques commerciales qui favorisent la protection de l'environnement et des cultures locales. Paul Arsenault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat, Sylvie Rivard, blogueuse pour les guides de voyage Ulysse, et Marie-Andrée Delisle, spécialiste en développement et en marketing touristiques, expliquent à Philippe Desrosiers ce que cela signifie pour les voyageurs. 
 
Selon Paul Arsenault, l'initiative de l'ONU vise à renforcer une tendance lancée par les entreprises de tourisme dans les années 2000. Les plus crédibles demandent aux destinations, d'ici 2020, des certifications garantissant la durabilité de leur tourisme, sous peine d'être retirées de leurs catalogues.  
 
Réflexion collective 
« Nous sommes pétris de bonnes intentions, note-t-il. Quand on demande aux voyageurs s'ils sont sensibles aux répercussions négatives [de leurs voyages], plus des deux tiers disent "oui, oui " et se disent prêts à payer plus pour un voyage durable. C'est facile à dire, mais comment le concrétiser? Est-ce par l'action individuelle ou par l'action des États? [...] C'est un mouvement qui vise essentiellement à conforter l'industrie, les États, et à sensibiliser les voyageurs. » 
 
Mesurer les progrès 
Sylvie Rivard souhaite que l'initiative de l'ONU provoque une réaction en chaîne, mais estime qu'il faudrait une façon d'en mesurer les progrès. « Le tourisme lui-même a un effet sur le développement du tourisme, dit-elle. Je pense que ça va probablement être une grande année pour se sensibiliser soi-même et pour faire pression sur les entreprises, qui sont déjà pas mal avancées sur le terrain. Ici, il y a Air Transat qui fait beaucoup d'efforts. Il faut que ce soit redevable. On n'en voit pas les indicateurs. Où est-ce qu'on les mesure? Cette année-là pourrait permettre d'en mettre en place pour pouvoir dire : "OK, on a avancé". » 
 
Trop flou 
Marie-Andrée Delisle est plus sceptique. « C'est un vœu pieux, l'Année internationale du tourisme durable pour le développement... C'est de la sensibilisation, fait-elle valoir. On parle de croissance économique, on parle de développement local, on parle d'élimination de la pauvreté et de la paix dans le monde. Ça commence à être pas mal gros. On devrait en fait en parler à l'année. Mais on n'a pas donné le programme de ce qu'on allait faire. »


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