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Catherine Perrin

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Société

Pourquoi certaines personnes choisissent de vivre sans alcool

Le mercredi 14 décembre 2016

De gauche à droite et de haut en bas : Carolane Stratis, Thomas Leblanc, Ian Kelly et Pierre-Bruno Rivard
De gauche à droite et de haut en bas : Carolane Stratis, Thomas Leblanc, Ian Kelly et Pierre-Bruno Rivard     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Interactions avec les médicaments, passé alcoolique, simple prudence, économie d'argent, crainte des répercussions sur la santé... Pour l'une ou plusieurs de ces raisons, l'humoriste Pierre-Bruno Rivard, l'auteur-compositeur Ian Kelly, le chroniqueur Thomas Leblanc et la blogueuse Carolane Stratis ont choisi d'arrêter de boire de l'alcool. Ils expliquent à Catherine Perrin comment ils arrivent à résister à la tentation constante. 
 
Ian Kelly, abstinent depuis 12 ans, se considère comme alcoolique, tout comme son père. « J'ai eu un exemple de ce que, moi, je n'avais pas envie de faire de ma vie, souligne-t-il. Il m'a montré – et je pense que c'était important qu'il me le montre – ce qu'il ne faut pas faire. [...] Ça m'a beaucoup servi, cet exemple-là. Je n'ai pas attendu de toucher le fond du baril pour me prendre en mains, mais il fallait que le contexte soit favorable. Ça ne doit pas être un hasard que l'année où j'ai arrêté de boire, c'est aussi l'année ou j'ai rencontré ma femme, avec qui je suis encore aujourd'hui. » 
 
Petits pas 
« Pour moi, ç'a été un petit pas à la fois, raconte Thomas Leblanc, qui ne boit plus depuis 5 ans. Il s'agissait de me prendre où j'en étais ce jour-là. Si un jour je n'avais pas envie de sortir ou de faire des trucs, je ne le faisais pas. Après 5 ans, je ne m'empêche plus d'aller nulle part. Mon meilleur ami est un grand amateur de vin, donc souvent, on va choisir un endroit où on sait que le vin est bon et moi, je vais juste prendre autre chose. Donc, ce n'est plus un problème, et mes meilleurs amis, mes proches, me protègent. Ils ne me posent jamais de question. Ils sont toujours de mon côté. » 
 
Pression sociale 
Carolane Stratis, abstinente depuis deux ans, déplore que si peu de gens respectent le choix de ne pas boire. « Les gens présument que ce n'est pas grave [de boire de l'alcool et de prendre des antidépresseurs en même temps], indique-t-elle. Je vais dans beaucoup d'événements et souvent, si on ne boit pas d'alcool, il n'y a pas d'autre chose à boire. Je me prends une eau pétillante au dépanneur après. »  
 
Symptôme 
« Le vrai travail commence une fois qu'on a décidé d'arrêter de boire, en fait, précise Pierre-Bruno Rivard. C'est l'ego qui fait qu'on boit. Souvent, c'est un symptôme de quelque chose de plus grand, que ce soit l'alcool, le jeu, la drogue, le sexe, le travail... N'importe quelle dépendance. Ce n'est souvent qu'une façon d'extérioriser ou de "geler" quelque chose de plus profond, en dessous. »


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