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Catherine Perrin

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Société

Comment le bagage culturel détermine les retards et la ponctualité

Le mardi 13 décembre 2016

Lesley Chesterman, Florence Marcil-Denault et Philippe Fehmiu
Lesley Chesterman, Florence Marcil-Denault et Philippe Fehmiu     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Être à l'heure et être en retard prennent des significations différentes selon un assortiment de facteurs personnels et culturels. C'est ce que constatent la psychologue Florence Marcil-Denault, la critique gastronomique Lesley Chesterman, l'animateur Philippe Fehmiu et le journaliste Yvan Côté. Au micro de Catherine Perrin, ils échangent des témoignages sur ce qu'ils ont vécu au cours de leurs voyages, ainsi sur leur propre rapport à la ponctualité.  
 
« Quelqu'un qui est vraiment d'avance [est certainement motivé par un peu d'anxiété], indique Florence Marcil-Denault. Beaucoup d'anticipation, beaucoup de planification... C'est le genre [de personne] qui se sent heureux, qui a du plaisir à être à l'avance. Elle ne peut pas tolérer l'idée de ne pas trop savoir où elle s'en va. [...] L'autre personnalité dit : "Il n'y a pas une minute à perdre!" Il y a un rapport à soi, le rapport au temps, le rapport à l'autre [qui amène à dire] : "Même si je suis un peu en retard, ce n'est pas bien grave." »  
 
Le temps de l'Orient
 
« "Le temps, c'est de l'argent"... Cette phrase n'existe pas en Asie. On voit le temps comme quelque chose de linéaire, souligne Yvan Côté. Lorsqu'un rendez-vous est fixé, les gens se présentent à cette heure, mais on a un autre phénomène qui survient, entre autres en Chine : il n'y a pas de durée. Même si on dit qu'on va être là pour 15 minutes, c'est la connexion que [les Chinois] ont avec nous qui est importante. »  
 
Au Japon, c'est tout à fait le contraire : tout est compartimenté, réglé au quart de tour, poursuit-il. Arriver à temps à un rendez-vous est une question d'honneur. Si l'on va au Myanmar ou en Thaïlande, ce sera différent. Vraiment, les références culturelles changent d'un endroit à l'autre, mais une chose est certaine : l'Asie en tant que telle n'a jamais eu cette idée du temps comme nous l'avons. »  
 
Deux jours plus tard en Afrique 
« Je suis du genre à préparer mon arrivée dans un quartier que je ne connais pas, admet Philippe Fehmiu. Je me dis : "Bon, eh bien, je vais arriver une demi-heure à l'avance, et puis je vais aller prendre un café." Je me sens très, très mal d'arriver en retard. » Il a vécu un choc culturel, en Guinée-Conakry, où malgré un horaire établi d'avance, un tournage a commencé avec deux jours de retard : « Je n'avais pas tout à fait ces deux jours dans mes ressources. En production, on se donne une contingence, mais ces deux jours, je ne les avais pas. »


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