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Catherine Perrin

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Science et technologie

Culture : bloquer les cellulaires, une solution dure, mais justifiée

Le jeudi 17 novembre 2016

De gauche à droite et de haut en bas : Luis Clavis, Martin Perizzolo, Mike Gauthier et Marie-Ève Tremblay
De gauche à droite et de haut en bas : Luis Clavis, Martin Perizzolo, Mike Gauthier et Marie-Ève Tremblay     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Le nouveau dispositif de la compagnie Yondr, qui exige des spectateurs qu'ils rangent leur téléphone cellulaire dans un étui durant toute la durée d'un concert, est infantilisant, mais potentiellement nécessaire. C'est ce que croient l'humoriste Martin Perizzolo, le musicien Luis Clavis, la journaliste Marie-Ève Tremblay et le chroniqueur Mike Gauthier. Ils démontrent à quel point l'utilisation des téléphones intelligents par le public comporte des désagréments.  
 
« Je peux comprendre qu'un artiste musical ait envie que les gens filment et [republient] des moments du spectacle sur les réseaux sociaux, mais en humour, si on connaît mes blagues, ça ne sert plus à rien que je vienne les raconter après », fait valoir Martin Perizzolo, qui qualifie néanmoins l'invention Yondr d'agressive. « C'est dur de surprendre avec un texte que les gens ont vu sur Internet. Souvent, aussi, on est en laboratoire, on n'a pas envie qu'un numéro soit vu à ce stade, parce qu'il n'est pas terminé. »  
 
Solution acceptable 
« Je trouve que c'est la moins mauvaise des solutions, affirme Mike Gauthier. Ce qui est intéressant avec Yondr, c'est qu'on garde le téléphone avec soi, mais on ne peut pas déverrouiller la pochette dans laquelle il est placé. Alors, si on attend un appel important, on peut aller à l'extérieur, il y a toujours quelqu'un qui est là pour déverrouiller. » 
 
Privilégier le discernement
 
Marie-Ève Tremblay préférerait que les gens fassent davantage preuve de jugement lors de spectacles. Elle envisage mal que l'utilisation de cellulaire gêne qui que ce soit lors de concerts musicaux tenus dans des salles d'envergure. « Si c'est une salle où on est debout. Déjà, on ne voit pas très bien », dit-elle. Dans les endroits plus petits, la retenue est de rigueur. « Si l'artiste risque de me voir sur mon cellulaire, c'est un peu moins approprié. Je ne vais peut-être pas m'empêcher de regarder [mon téléphone], mais je vais essayer de la faire très subtilement et pas à plusieurs reprises. » 
 
Triste nécessité 
« Cette pochette, oui, on doit y avoir recours parce que la société est rendue là, mais c'est absolument triste », plaide Luis Clavis. Bien que son groupe, Valaire, ait déjà eu recours aux images captées par son public pour produire un vidéoclip, il compare l'utilisation du cellulaire dans les salles de spectacles à ce besoin qu'ont les grimpeurs de photographier ou de filmer un paysage lorsqu'ils arrivent au sommet d'une montagne. « On n'est plus capable de vivre le moment, il faut absolument le capter! »


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