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Réparer ou jeter? Des réparateurs se prononcent

Le vendredi 14 octobre 2016

Jean-Piuerre Lachance, Morgane Duchêne Ramsey et Éric Bussières
Jean-Piuerre Lachance, Morgane Duchêne Ramsey et Éric Bussières     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Alors que les fabricants de produits tendent à couper les coins ronds pour diminuer les coûts, les réparateurs deviennent de véritables conseillers. Ils apprennent aux consommateurs à mieux acheter, sans se fier aux marques ou à la publicité. C'est ainsi que le cordonnier Éric Bussières, la couturière Morgane Duchêne Ramsey, le réparateur d'appareils intelligents Jean-Pierre Lachance et le réparateur de casseroles Michel Couture voient leur travail. Ils expliquent à Catherine Perrin pourquoi seuls des incitatifs gouvernementaux peuvent arrêter le cycle de l'obsolescence programmée.  
 
« On voit de plus en plus de différents matériaux qui ne sont vraiment, vraiment pas bons, et qui sont utilisés pour faire les semelles de chaussures, indique Éric Bussières. Les semelles décollent constamment. Combien de gens se retrouvent avec des chaussures pratiquement neuves aux semelles décollées? On fait notre possible pour recoller ça, mais ce sont des matériaux de mauvaise qualité. On a maintenant plein de sortes de colles différentes, qui fonctionnent avec certains matériaux, mais pas avec d'autres. » 
 
L'équation de la qualité 
« La plus grande partie de mon travail, c'est vraiment l'éducation, assure Morgane Duchêne Ramsey. On fait un suivi avec le client. Je lui dis ce qu'il a acheté, si ça vaut la peine de le réparer. S'il a trouvé un vêtement de bonne qualité à Renaissance à 5 $ et qu'il faut 20 $ pour la retouche, au final, ça fait 25 $ pour un bon vêtement. Après, si on achète un vêtement à Ardène à 5 $ et qu'il faut 20 $ pour la retouche, ça ne vaut pas la peine. C'est toute cette conversation-là qu'il faut avoir avec les clients. » 
 
Incitatifs nécessaires 
Il va falloir à un moment donné qu'il y ait des incitatifs économiques pour arrêter de toujours consommer le nouveau produit, affirme Jean-Pierre Lachance. En même temps, on ne peut pas en vouloir aux manufacturiers de favoriser ça. C'est l'environnement économique dans lequel ils font des affaires. Mais dans les faits, pour le tiers, voire le quart du prix [de vente d'un produit], on peut toujours réparer, réutiliser. 
 
Compagnies ratoureuses, consommateurs naïfs 
Selon Michel Couture, certaines grandes compagnies abusent de leur renommée pour vendre des produits de moindre qualité. « Si on prend Lagostina : depuis 1997, plus rien n'est fait en Italie. Par contre, les grands centres vous font miroiter des super rabais en doublant, voire en triplant la valeur réelle des produits. J'ai vu des batteries de cuisine Lagostina annoncées à 1200 $ avec 70 % de rabais, dénonce-t-il. Il y a beaucoup de gamelles sur le marché. Il y a aussi de la belle qualité. Par contre, les gens sont encore naïfs. Ils croient aux super rabais. »


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