ICI Radio-Canada Première

Médium large

Médium large rss

En semaine de 9 h à 11 h 30 
(en rediffusion à 22 h)

Catherine Perrin

Médium large
Logo Radio-Canada

Santé

Microbiome : les bactéries qui expliquent tout

Le mardi 4 octobre 2016

Marianne Désautels-Marissal, Jean-Pierre Routy et Stéphanie Côté
Marianne Désautels-Marissal, Jean-Pierre Routy et Stéphanie Côté     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Il est maintenant clair que la flore intestinale peut influer sur l'évolution de plusieurs maladies, des allergies à l'obésité en passant par le sida et même la dépression. Ces liens renforcent la nécessité d'une alimentation diversifiée et d'une exposition raisonnable aux bactéries naturelles afin d'assurer la santé d'un microbiome. Le Dr Jean-Pierre Routy, la journaliste Marianne Désautels-Marissal et la nutritionniste Stéphanie Côté, tous trois impliqués dans l'écriture de nouveaux livres sur le sujet, parlent à Catherine Perrin des pistes les plus prometteuses dans l'étude du microbiome.  
 
« Plus on offre un buffet diversifié à nos bactéries, plus on en satisfait un nombre différent, souligne Stéphane Dubé. Ça semble être le secret pour plusieurs aspects de notre santé. Ce dont on se rend compte, c'est qu'il y a plusieurs problèmes de santé qui sont associés à un manque de diversité de bactéries. On ne sait pas si c'est la poule ou l'oeuf : si c'est le problème de santé qui amène ce manque de diversité ou si ce manque de diversité amène le problème. Ce qu'on sait, c'est que si l'on favorise un microbiome très, très varié, donc en mangeant de façon très, très variée – surtout en mangeant des aliments végétaux qui font très plaisir à nos bactéries – ça aide à avoir un microbiome équilibré et, par répercussion, une meilleure santé. » 
 
L'inflammation, racine de tous les maux
 
Selon Mariane Désautels-Marissal, le microbiome pourrait permettre de mieux comprendre l'inflammation. « L'inflammation est au centre d'un paquet de maladies qu'on dit de riches sédentaires nord-américains : les maladies métaboliques, mais elle est [peut-être aussi] importante dans la dépression, parce qu'on se rend compte que les maladies mentales pourraient être des inflammations du cerveau, indique-t-elle. C'est aussi évidemment impliqué dans l'obésité, le diabète... On parle d'inflammations légères et chroniques. » 
 
La lame à double tranchant des antibiotiques
 
Jean-Pierre Routy souligne que la diversité microbienne a diminué depuis 150 ans. « Des cadavres ont été étudiés. Il y a un lien avec l'apparition des antibiotiques. Donc, le changement de nourriture et les antibiotiques ont modifié [notre microbiome], dit-il. Il ne faut pas oublier qu'on n'a jamais vécu aussi bien et aussi longtemps que maintenant. Les antibiotiques sauvent des millions de vies chaque jour. Maintenant, on peut raffiner leur utilisation et le faire à bon escient, pas de façon trop large. On peut aussi, pour les patients leucémiques, conserver les selles du patient avant les gros traitements antibiotiques et peut-être les redonner après. »


Créer un compte

* Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes

Chroniques récentes

4 avril 2017

Garder son cordon ombilical pour mieux guérir dans l'avenir

4 avril 2017

Ces médicaments qu'on prescrit encore malgré les dangers

28 mars 2017

Les trolls, des sadiques qui attaquent en groupe

23 mars 2017

Un langage révolutionnaire pour communiquer avec les autistes

21 mars 2017

L'épuisement parental : quand les parents n'en peuvent plus

17 mars 2017

Un village sur mesure pour les gens atteints de maladies cognitives