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Les meilleurs moments : Émission du jeudi 9 février 2017


Société

Printemps érable : les leçons d'une bataille inachevée

Gabriel Nadeau-Dubois, Mathieu Denis, Martine Desjardins et Xavier Brouillette
Gabriel Nadeau-Dubois, Mathieu Denis, Martine Desjardins et Xavier Brouillette     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

L'un des plus grands mouvements sociaux du Québec n'a peut-être pas permis de faire reculer le néolibéralisme, mais il a stoppé la hausse des frais de scolarité promise par le gouvernement Charest en plus de faire progresser une certaine réflexion sociale. C'est le constat que posent les anciens leaders étudiants Gabriel Nadeau-Dubois et Martine Desjardins, le professeur de philosophie Xavier Brouillette et le réalisateur Mathieu Denis. Au cinquième anniversaire des premiers votes de grèves des associations étudiantes, ils font part à Catherine Perrin de ce qu'ils retiennent de 2012. 
 
« On a souvent accusé les étudiants d'avoir monté en épingle la question des frais de scolarité, d'en avoir fait une question importante alors qu'au fond, ce ne l'était pas à ce point, dit Gabriel Nadeau-Dubois. Ça montre qu'en fait, ce sont les libéraux eux-mêmes qui ont fait de cette question-là le fer de lance de leur projet politique, qui était un projet plus général de transformation de l'État québécois [...]. Ce ne sont pas les étudiants qui ont surréagi, c'est au contraire les libéraux qui ont décidé d'en faire une question de principe. Au fond, tout ce qu'on a fait, nous, c'est de les prendre au sérieux. » 
 
Un gouvernement pris par surprise 
Martine Desjardins rappelle que la mesure du gouvernement Charest prévoyait une hausse de 1625 $ par année d'université pour les étudiants : « Il s'agissait d'une augmentation de 75 % et d'un endettement qui allait vraiment exploser. J'étais là lors [du dépôt du budget], en 2011, quand ç'a été présenté. L'attaché politique de la ministre, à l'époque, m'avait dit : "De toute façon, les étudiants ne se mobiliseront pas; on n'est plus en 2005." Ça explique tout. Je me dis qu'ils n'étaient pas prêts à ça. » 
 
Débats nourrissants 
« Il y a eu beaucoup de débats dans le corps professoral sur ce que devait être notre rôle, souligne Xavier Brouillette. Est-ce que ce [devait être] un rôle complètement détaché de l'actualité? Un rôle proactif? Une approche un peu plus observatrice? Parce que 2012 a été un révélateur de la joute politique : de la contestation, du pouvoir, des mots que les autorités en place pouvaient employer – comment on pouvait détourner l'opinion publique, comment l'espace public pouvait devenir vicié par un certain nombre de commentaires qui reprenaient les éléments de langage du pouvoir... Toutes ces questions étaient vraiment débattues au sein du corps professoral. Les divisions en faisaient partie, mais ne serait-ce que parce que la politique, c'est le débat, ces divisions étaient très nourrissantes pour nous. »  
 
Promesses non tenues
 
« Le printemps érable, pour moi, représente un échec, et c'est l'échec du collectif, déclare Mathieu Denis. Ce qui aura causé la faillite du printemps érable, selon moi, c'est que ce mouvement n'aura pas réussi à transcender sa base. [...] Ses architectes ont tenté de transcender le mouvement étudiant, mais ce n'est pas arrivé. Je pense que [...] tout changement social se fait dans la collectivité, jamais dans l'atomisation de certains groupes de pression. Force est d'admettre que c'est un mouvement qui n'aura pas été à la hauteur de sa promesse. »

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Mathieu Denis sur le web
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Société

Publicité : le militantisme vend davantage que le sexe

Une campagne de boycott vise le service Uber en raison du soutien perçu de son PDG, Travis Kalanick, aux politiques du président Donald Trump.
Une campagne de boycott vise le service Uber en raison du soutien perçu de son PDG, Travis Kalanick, aux politiques du président Donald Trump.     Photo : Getty/Adam Berry

L'engagement des entreprises envers certaines causes, des réfugiés syriens aux droits des transgenres en passant par Donald Trump, entraîne une mobilisation sans précédent du public, ce qui a des retombées publicitaires. Starbucks fait face à un boycott des clients qui s'opposent à l'appui de la compagnie aux réfugiés, tandis qu'Uber a provoqué le mécontentement de ses clients en raison des positions pro-Trump de son PDG. Arnaud Granata, éditeur d'Infopresse, et Antoine Levasseur-Rivard, directeur conseil de Sid Lee, analysent ce phénomène au micro de Catherine Perrin. 
 
« Ça s'est accentué avec ce décret anti-immigration de Trump, où plein de marques ont dit : "On n'est pas d'accord", dit Arnaud Granata. En même temps, c'est un risque très calculé parce qu'en consommation, aujourd'hui, on a des études qui démontrent que les marques qui sont progressistes sont des marques plus performantes. Le militantisme est un argument marketing; ce n'est pas juste pour se donner une belle image, c'est parce qu'on vend plus de produits en se mettant de l'avant. » 
 
Il est également question d'un changement d'image pour Calvin Klein, d'une campagne incitant à l'action d'Amnistie internationale et des produits cosmétiques faits pour l'entraînement
 
Publicité de la campagne #TakeAction d'Amnistie internationale
 
 
 
Publicité pour les produits Skincare de Tarte Cosmetics
 

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Arnaud Granata sur Twitter

Arts et culture

Pier-Luc Funk : une vie à la course, avec le sourire

Pier-Luc Funk
Pier-Luc Funk     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Le comédien de 22 ans, connu pour ses rôles dans Tactik, Mémoires vives et Med, est le porte-parole des Rendez-vous du cinéma québécois. Il coanimera également le prochain Gala du court métrage québécois avec Léane Labrèche-Dor. Habitué aux caméras depuis l'âge de 12 ans, Pier-Luc Funk explique à Catherine Perrin pourquoi il est heureux que son entourage l'ait pris au sérieux lorsqu'il disait, plus jeune, qu'il était prêt à mettre les bouchées doubles pour réaliser son rêve d'être comédien. 
 
Les Rendez-vous du cinéma québécois auront lieu du 22 février au 4 mars à Montréal.

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Les Rendez-vous du cinéma québécois sur le web
HYPERLIEN - Les Rendez-vous du cinéma québécois sur Twitter

Santé

Comment les personnalités publiques se réhabilitent après un scandale

Louis Aucoin et Rose-Marie Charest
Louis Aucoin et Rose-Marie Charest     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Retrait temporaire de la vie publique, cure de désintoxication, psychothérapie, excuses publiques... Lorsqu'une personne connue est sur la sellette pour des agissements répréhensibles, tous les moyens sont bons pour réajuster son image. Rose-Marie Charest, psychologue, et Louis Aucoin, stratège en relations publiques, parlent à Catherine Perrin du travail qui doit avoir lieu en coulisses pour se faire accepter à nouveau par le public.  
 
« Je ne dis pas à tous mes clients de faire des excuses tout le temps, mais s'il faut en faire, on va reconnaître que notre geste ou notre comportement est inacceptable, on va reconnaître pourquoi, évidemment, on va offrir des excuses pour ce comportement et on va proposer un geste de rédemption, indique Louis Aucoin. Joël Legendre ne s'est pas rendu là et n'en avait peut-être pas besoin. C'est le public, le juge de tout cela. Est-ce qu'il a considéré que [Joël Legendre] avait payé sa dette? Oui, manifestement. » 
 
Honnêteté préférable
 
« Il faut toujours faire la différence entre la personne et le personnage, affirme Rose-Marie Charest. À partir du moment où on devient une personnalité publique, on devient aussi un personnage. Or, parfois, il y a des gestes pour réparer le personnage – et c'est là qu'on parle de démarche personnelle – qui doivent mobiliser la personne. Il ne faut pas juste [se demander] comment réparer son image. La meilleure façon d'être cru, c'est de dire la vérité. [...] C'est aussi être capable de convaincre l'autre qu'une fois qu'on dit : "Je ne le ferai plus", qu'on sait comment faire pour ne plus le faire. »

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Louis Aucoin sur Twitter
HYPERLIEN - Rose-Marie Charest sur le web
HYPERLIEN - Rose-Marie Charest sur Twitter

Société

Davantage d'armes en circulation au Canada

La possession d'armes à feu est en hausse au pays.
La possession d'armes à feu est en hausse au pays.     Photo : iStock

Le nombre d'armes à autorisation restreinte a doublé en 10 ans au Canada. Environ 800 000 de ces armes de poing ou semi-automatiques circulent en toute légalité aujourd'hui au pays. La journaliste Catherine Dubé signe un article sur cette question dans le nouveau numéro du magazine L'actualité. En compagnie de Francis Langlois, professeur d'histoire, elle parle à Catherine Perrin du rôle que l'ancien gouvernement conservateur a joué dans cette augmentation.

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - L’actualité sur le web
HYPERLIEN - Catherine Dubé sur Twitter
HYPERLIEN - Francis Langlois sur le site de la Chaire Raoul-Dandurand de l'UQAM

Société

Charles Taylor réfléchit sur la tolérance des Québécois

Charles Taylor
Charles Taylor     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Le courant d'intolérance qui balaie les États-Unis et la France n'est pas le même que celui qui atteint le Québec. C'est l'impression du philosophe Charles Taylor, qui a codirigé la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles, plus communément appelée « commission Bouchard-Taylor ». Dix ans après les début de la commission, Charles Taylor parle à Catherine Perrin du rôle des médias et du passé religieux du Québec dans les réactions des Québécois à l'immigration. 
 
« Il faut multiplier les possibilités de contact entre les gens qui ne se rencontrent pas, déclare Charles Taylor, quant au moyen d'assurer une bonne intégration des immigrants. L'atmosphère est propice à cela, il faut le cultiver. Ce qu'il ne faut pas faire, c'est [de poser] des gestes irrémédiables de discrimination. Si on propose une autre charte des valeurs québécoises, ça dit à la population en général : "Les immigrants sont des gens dangereux, ce sont des gens qu'il ne faut pas voir ici." Ça conforte les peurs. [...] Il ne faut pas cibler. Naturellement, il y doit y avoir des balises. Si les coutumes de certains groupes immigrants vont à l'encontre de la coexistence paisible entre les populations, comme de raison, la charte [des droits de la personne] nous donne des principes pour régler ça. » 
 
Liberté d'abord
 
« Nous avons demandé à des immigrants, Gérard [Bouchard, coprésident de la commission Bouchard-Taylor] et moi : "Pourquoi êtes-vous venus ici?" Première raison : la liberté. Deuxième raison : ils voulaient donner un avenir à leurs enfants, raconte le philosophe. Mais la première raison, c'est la liberté. Ils viennent de pays où on est très restreint par la société, par les régimes. Ici, on peut être soi-même! »

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Il y a un courant islamophobe au Québec, selon Charles Taylor à Midi info, émission du 2 février 2017
HYPERLIEN - Le projet de loi sur la charte est discriminatoire, dit Charles Taylor sur ICI Radio-Canada.ca

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