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Les meilleurs moments : Émission du mercredi 25 janvier 2017


Santé

L'étouffement des faits : semer le doute par la manipulation

Rose-Marie Charest et Hubert Van Gijseghem
Rose-Marie Charest et Hubert Van Gijseghem     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Comportement typique des personnalités manipulatrices, l'étouffement des faits (gaslighting dans les médias anglophones) consiste à convaincre quelqu'un que ses perceptions ou sa mémoire font défaut, afin de faire accepter une autre version des faits. Régulièrement observée dans les relations abusives, cette pratique est aussi utilisée par les régimes politiques autoritaires, et certains craignent que la nouvelle administration du président Trump la fasse sienne. Deux psychologues, Hubert Van Gijseghem et Rose-Marie Charest, expliquent à Catherine Perrin que la difficulté d'établir l'objectivité rend l'étouffement des faits possible. 
 
« Le problème commence à partir du moment où une personne doute sérieusement de sa propre capacité de jugement parce que l'autre, systématiquement, sème un doute sur sa capacité d'évaluer même les réalités objectives, indique Rose-Marie Charest. On a tous, au fond [de soi], une petite fragilité, un petit doute. [...] Ça peut être tentant de croire. Il en va de ce type de violence psychologique comme de la violence physique, dit-elle également. La première chose que l'abuseur va chercher, c'est à vous isoler. » 
 
Jeter après usage  
« La victime, la plupart du temps, est une personne normale, une personne qui se promène avec une bonne et saine insécurité, et qui est fascinée par cet être qui est si sûr, qui ne doute de rien, qui affirme avec force, révèle Hubert Van Gijseghem. Ce n'est pas la victime qui va se sauver, mais le manipulateur. La victime y trouve son compte pendant un bon bout de temps. Le manipulateur est quelqu'un qui jette après usage. »

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Arts et culture

Les petites-filles de Marc Chagall célèbrent leur grand-père

Bella et Meret Meyer
Bella et Meret Meyer     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Meret Meyer et Bella Meyer ont eu comme grand-père le peintre Marc Chagall (1887-1985). L'une est maintenant vice-présidente du Comité Marc Chagall, l'autre, artiste florale à New York. De passage à Montréal à l'occasion de l'exposition Chagall : couleur et musique, Meret et Bella expliquent à Catherine Perrin que leur grand-père souhaitait combattre le mal en peignant ce qui était dans son coeur. 
 
Enfants, les soeurs jumelles pouvaient trouver une dizaine d'oeuvres importantes de Marc Chagall sur les murs de la résidence familiale. « Les tableaux se substituaient aux contes, nous racontaient des espaces dans lesquels les personnes étaient animées, se positionnaient autrement de jour en jour et dialoguaient avec nous, raconte Meret. L'animation, au sein même d'un tableau, était véridique à mes yeux, déjà en tant qu'enfant. J'avais vraiment l'impression, comme dans un film, que les personnages étaient en train de bouger et de vraiment dialoguer avec moi. [...] Je me [demandais] pourquoi le vendeur de journaux était triste et le lendemain, moins triste. » 
 
 Aperçu de <i>Naissance</i> (1912), une des oeuvres  de Marc Chagall présentées à l'occasion de l'exposition Chagall : couleur et musique, au Musée des beaux-arts de Montréal Aperçu de Naissance (1912), une des oeuvres de Marc Chagall présentées à l'occasion de l'exposition Chagall : couleur et musique, au Musée des beaux-arts de Montréal Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande 
 
Images de famille 
« Ces personnages étaient mes amis, mes protecteurs, soutient Bella. On a chacune vécu quelque chose de très personnel et intime avec les peintures qui vivaient avec nous. C'était un peu comme des images de famille. Aujourd'hui, ce que je vois dans les peintures, c'est la matière qui en sort, c'est la joie et la passion avec lesquelles il a peint ce qu'il devait peindre pour essayer de trouver cet idéal qu'il cherchait, ce mouvement qui pouvait vraiment traduire ce qu'il ressentait et pour défendre sa conviction de la beauté et de la bonté du monde. » 
 
 Le peintre Marc Chagall en 1979 en compagnie de ses petites-filles, Meret et Bella Le peintre Marc Chagall en 1979 en compagnie de ses petites-filles, Meret et Bella Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande 
 
L'exposition Chagall : couleur et musique est présentée du 28 janvier au 11 juin 2017 au Musée des beaux-arts de Montréal.

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HYPERLIEN - Un portrait de Chagall par sa petite-fille - Aujourd’hui l’histoire

Société

375e de Montréal : une ambassadrice d'origine inuit pour Rosemont

Daphné-Anne Takpanie
Daphné-Anne Takpanie     Photo : Radio-Canada/Eugénie Lépine-Blondeau

Notre recherchiste Eugénie Lépine-Blondeau sort du studio 18 pour s'entretenir avec des personnages aux parcours les plus inattendus, hors des sentiers battus. Cette semaine, elle s'est attablée avec Daphné-Anne Takpanie, jeune ambassadrice de Rosemont pour le 375e anniversaire de Montréal, qui carbure aux implications de toutes sortes. Eugénie Lépine-Blondeau résume sa rencontre au micro de Catherine Perrin.

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Cinéma

Karl Lemieux, de la vidéo expérimentale au long métrage

Jean-Simon Leduc, Martin Dubreuil et Karl Lemieux
Jean-Simon Leduc, Martin Dubreuil et Karl Lemieux     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Vidéaste passionné de musique ainsi que réalisateur de vidéoclips et de projections expérimentales pour des artistes bien en vue, tels Godspeed You! Black Emperor, Karl Lemieux signe un premier long métrage, Maudite poutine. Mettant en vedette Martin Dubreuil (Félix et Meira) et Jean-Simon Leduc, le film raconte l'histoire de deux frères forcés de reprendre contact après des mésaventures. Catherine Perrin reçoit Karl Lemieux, Jean-Simon Leduc et Martin Dubreuil. 
 
Bande-annonce de Maudite poutine 
 
 
Le film Maudite poutine prendra l'affiche au Québec le 27 janvier.

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Politique

L'axe du mal : il y a 15 ans, les États-Unis « trouvaient le démon »

Donald Cuccioletta et Alexandra Szacka
Donald Cuccioletta et Alexandra Szacka     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Iran, Irak, Corée du Nord... Le 29 janvier 2002, le président George W. Bush utilisait pour la première fois l'expression«  axe du mal » pour désigner ces trois pays ennemis des États-Unis. Précédant l'invasion de l'Irak, ce discours a servi à mettre la table pour la future politique étrangère de l'administration Bush. La journaliste Alexandra Szacka et le chercheur Donald Cuccioletta expliquent à Catherine Perrin en quoi ce discours s'inscrivait dans une longue tradition américaine de recherche d'ennemis faciles à identifier. 
 
« Ce n'est pas important qui étaient ces pays. Ce qui était important, c'est que l'Irak en faisait partie, » indique Alexandra Szacka, en rappelant que c'est un Canadien, l'auteur David Frum, qui est à l'origine de cette expression. « C'était clairement un préambule pour l'invasion de l'Irak. Il fallait vendre cette idée aux Américains. Il fallait que ce soit simple et cette expression était vraiment utilisée pour simplifier qui est l'ennemi. Il ne faut pas oublier qu'il y a eu le 11 Septembre, mais que, quelques années auparavant, c'était l'URSS, et après la Russie, qui était l'ennemi principal, l'Empire du mal. Là, on change : on est avec l'axe du mal, on met quelques autres pays... D'ailleurs, on ne sait pas pourquoi le Pakistan ou l'Afghanistan ne se retrouvent pas là-dedans. » 
 
Démoniser pour convaincre 
« Il faut voir que, depuis la Deuxième Guerre mondiale [...], les Américains ont toujours trouvé le démon, souligne Donald Cuccioletta. C'est comme ça qu'on convainc la population américaine d'entreprendre une autre guerre. Les États-Unis sont constamment en guerre. À un moment donné, la population dit : "C'est assez, ça nous coûte cher, on a d'autres problèmes aux États-Unis, on devrait s'occuper de nous-mêmes." C'est là qu'arrive l'isolationnisme, généralement. Pour convaincre les Américains, pour envoyer les soldats, il faut trouver le démon. C'est une habitude, aux États-Unis. Si on se souvient, sous McCarthy, c'était les communistes. Maintenant, ce sont les terroristes. »

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Livres

Les libraires québécois qui faisaient lire les Européens

Maxime Nadeau et Michel Vézina à l'entrée du Buvard, leur librairie ambulante
Maxime Nadeau et Michel Vézina à l'entrée du Buvard, leur librairie ambulante     Photo : facebook.com/lebuvard/

L'écrivain Michel Vézina et le libraire Maxime Nadeau pilotent Le buvard, une librairie ambulante qui sillonne les routes de la France et de la Belgique jusqu'au 8 mars prochain. Ils cherchent à faire découvrir la littérature québécoise aux rats de bibliothèque de ces pays. Michel Vézina explique à Catherine Perrin que l'opération fonctionne au-delà de leurs espérances.

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Société

L'auteur Daniel Thibault explique la mécanique quantique

Daniel Thibault
Daniel Thibault     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

« L'observateur détermine la réalité. Ce qui est intéressant pour un auteur quand on voit ça, c'est que la réalité correspond à la fiction. » Daniel Thibeault, scénariste du téléroman Ruptures, s'intéresse à un article du magazine Scientific American, qui postule que la mécanique quantique explique le fonctionnement de l'espace-temps. « Les scientifiques n'ont aucune idée de quoi les bits sont faits, mais ils ont l'impression que l'espace-temps émergerait de ces bits-là. » Daniel Thibeault parle à Catherine Perrin de ses lectures du moment. 
 
Il est également question d'articles de Sciences et avenir sur la sauvegarde de données scientifiques à l'aube de la présidence de Donald Trump, de Listverse.com sur les animaux antiques et de Ciel et espace sur les galaxies.

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