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Les meilleurs moments : Émission du mardi 24 janvier 2017


Santé

Alzheimer : des deuils quotidiens pour les proches

Isabel Petit, Alain Brunet et Myriam Fehmiu
Isabel Petit, Alain Brunet et Myriam Fehmiu     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

L'imprévisibilité. Voilà ce que les proches aidants des 141 000 Québécois et 564 000 Canadiens souffrant de la maladie d'Alzheimer trouvent le plus difficile dans le fait de voir un des leurs perdre un peu plus chaque jour ses facultés. À l'occasion du Mois de la sensibilisation à la maladie d'Alzheimer, quatre d'entre eux – Isabel Petit, Pierre Gauthier, la chroniqueuse Myriam Fehmiu et le critique musical Alain Brunet – parlent à Catherine Perrin des formes sans cesse changeantes que prennent les sautes d'humeur, les changements de personnalité et les pertes de mémoire.  
 
« Il est en sécurité, il est bien, mais il y a quand même toujours une incertitude », affirme Isabel Petit. Son conjoint, Guy, a l'alzheimer, mais aussi un cancer des os. « Ce matin, en m'en venant, on m'a téléphoné pour me dire qu'il était tombé. C'est inquiétant, parce qu'il n'est pas capable de communiquer. Il ne parle plus depuis presque un an. » 
 
Guy a toujours été une personne très douce, raconte-t-elle également. Ça lui est arrivé de frapper son entourage, de me frapper, moi aussi, d'être à côté de la porte et d'attendre que la police arrive, en disant : "J'ai commis un meurtre." [...] L'agressivité, oui, il y en a eu beaucoup. » 
 
Apprivoiser le déclin 
Pierre Gauthier a perdu sa femme, Line, à cause de l'alzheimer, il y a trois ans. « Je l'ai gardée avec moi le plus longtemps possible, à la maison. On faisait quand même des activités. Lors d'un dernier voyage, c'est là que j'ai compris que c'était fini les voyages, les sorties, raconte-t-il. À maison, elle me demandait où elle était. Je lui faisais visiter sa propre maison, sa chambre, son bureau... Au CHSLD, lorsqu'elle a été placée, je pense qu'elle reconnaissait ma voix, mon visage, elle tendait les mains vers moi lorsque je me présentais [...], mais à la fin, elle m'appelait madame au lieu de monsieur. Est-ce qu'elle me reconnaissait vraiment? C'est difficile à dire. Les dernières semaines, les derniers mois, je pense que non. » 
 
Apaiser à tout prix 
« Ce que j'ai trouvé difficile, au début, c'est d'être obligée d'embarquer dans ses délires, de lui mentir », confie Myriam Fehmiu. Son père, l'historien Paul Fehmiu, est atteint de cette maladie depuis près d'une décennie. « Par exemple, une fois, j'arrive à l'hôpital et il est sur le pas de la porte de sa chambre. Il a enfilé sa couverture comme un manteau, il a un sac à la main et il attend le train. Personne ne veut lui dire quand va arriver le train! Je sais qu'il est inquiet, qu'il est troublé parce que personne ne veut lui répondre. Pour le calmer, j'ai été obligée de lui dire : "Viens, on va aller s'asseoir. On va attendre le train." » 
 
Constante adaptation 
« Certains aspects sombres de la personnalité sont exacerbés », révèle Alain Brunet, dont la mère souffre d'alzheimer depuis bientôt 10 ans, elle aussi. « Ma mère avait quand même un caractère. Elle pouvait se fâcher, mais [depuis l'alzheimer], c'était devenu parfois injustifié, subit... Un événement complètement anodin déclenchait des colères incompréhensibles. C'est très surprenant, dans les premières phases de la maladie. À un stade avancé, ces choses-là se produisent, mais [elles sont] presque "naturelles" pour les aidants. Il faut s'adapter rapidement à tout. On s'adapte, mais [...] les premières expériences sont difficiles à gérer. » 
 
Ligne Info-Aidant : 1-855-852-7784

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - L’alzheimer, la mystérieuse sur Première PLUS
HYPERLIEN - L''Appui pour les proches aidants d''aînés sur le web
HYPERLIEN - Alain Brunet dans La Presse
HYPERLIEN - Myriam Fehmiu sur Twitter

Arts et culture

Marie-Josée Bastien, ou les joies d'enseigner le théâtre

Marie-Josée Bastien
Marie-Josée Bastien     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Comédienne, metteure en scène et auteure, elle enseigne également le jeu théâtral depuis 20 ans au Conservatoire de musique et d'art dramatique du Québec. Elle dit adorer cette facette inattendue de son métier, qui lui a permis de saisir l'instant présent au lieu d'attendre les rôles de rêve. Catherine Perrin reçoit Marie-Josée Bastien à l'occasion de la présentation d'une pièce dont elle cosigne le texte et la mise en scène, Act of God. 
 
Bande-annonce de la pièce Act of God 
 
 
La pièce Act of God est présentée jusqu'au 11 février au théâtre Prospero, à Montréal.

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Act of God sur le web

Société

Albert Elbilia, passionné de la confection du pain

Albert Elbilia
Albert Elbilia     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Jadis photographe-designer, il est devenu boulanger par simple intérêt pour le pain. D'un livre de photos de la boulangerie, Albert Elbilia est allé jusqu'à ouvrir sa propre boulangerie à Prévost, dans les Laurentides. Son pain a très bonne presse et attire les amateurs de plusieurs kilomètres à la ronde. Albert Elbilia explique à Catherine Perrin en quoi le pain demande une présence totale, de corps et d'âme.

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Boulangerie Merci la vie sur le web
HYPERLIEN - Boulangerie Merci la vie sur Facebook

Art de vivre

La recette du succès d'un restaurant

Des clients attablés dans un restaurant
Des clients attablés dans un restaurant     Photo : iStock

Talent du chef, saine gestion, originalité du concept, charisme des propriétaires... Voilà quelques éléments qui permettent à un restaurant de s'imposer et de survivre, selon Lesley Chesterman. La critique gastronomique réagit à un article du magazine Voir qui prétend que la réussite d'un établissement gastronomique tient du mystère. Elle explique à Catherine Perrin pourquoi elle est en désaccord avec cette affirmation et propose quelques pistes pour garantir la santé d'un restaurant.  
 
« C'est très bien d'ouvrir un restaurant, mais il faut attirer des gens qui travailleront pour vous, et il faut les payer... de plus en plus cher, souligne Lesley Chesterman. Sur 100 restaurants [qui ouvrent] au Québec, seulement 15 seront encore ouverts dans 10 ans. Au Canada, la restauration est le domaine où il y a le taux de faillite le plus élevé, et le Québec est au premier rang [de cette tendance]. » 
 
Se réinventer au lieu de disparaître 
« Je pense que de plus en plus, des restaurants vont fermer avant de perdre leur clientèle, pour se réinventer, dit-elle également. Ce n'était pas du tout le cas avant. En fermant tout, en changeant le concept, en ouvrant dans une autre partie de la ville, ça peut bien marcher. » 
 
Il est également question de l'installation de caméras dans les abattoirs.

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - « Jeune, chef et proprio » dans Voir
HYPERLIEN - Lesley Chesterman dans Montreal Gazette
HYPERLIEN - Lesley Chesterman sur Twitter

Santé

Les virus parlent leur propre langage

Le virus de l'influenza vu au microscope
Le virus de l'influenza vu au microscope     Photo : iStock

Des chercheurs ont constaté que les virus pouvaient communiquer entre eux. Ils émettent des signaux qui peuvent avoir une influence sur le comportement des autres virus. En plus d'ouvrir un nouvel horizon en virologie, cette découverte pourrait permettre de traiter plusieurs maladies. Renaud Manuguerra-Gagné, journaliste scientifique, rend compte de cette découverte, rapportée dans le magazine Nature. 
 
Il est également question de synesthésie et de la mort d'une Américaine à cause d'une résistance à tous les antibiotiques connus.  
 
Test pour évaluer la synesthésie 

Santé

Les effets pervers de la surmédiatisation des catastrophes

Des gens fuient l'attaque contre l'aéroport de Fort Lauderdale, le 6 janvier 2017 en Floride.
Des gens fuient l'attaque contre l'aéroport de Fort Lauderdale, le 6 janvier 2017 en Floride.     Photo : Getty/Joe Raedle

Les fusillades, les attentats à répétition, l'élection de Donald Trump... Les reportages diffusés en boucle sur les chaînes d'information continue auraient des effets sur la santé mentale du public, selon la psychologue Florence Marcil-Denault. Celle-ci fait état d'une augmentation notée des troubles de santé mentale à la suite des attentats du 11 septembre 2001. Elle explique à Catherine Perrin que les images diffusées en boucle poussent les gens à s'inquiéter davantage et fait monter le niveau de colère ambiant.  
 
Il est également question du livre Le terrorisme expliqué à nos enfants, de Tahar Ben Jelloun.

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Le terrorisme expliqué à nos enfants sur le web
HYPERLIEN - Florence Marcil-Denault sur Psycho-Med

Santé

Une « dame caca » qui étudie le microbiome des Inuits

Catherine Girard, alias « dame caca »
Catherine Girard, alias « dame caca »     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Au Nunavut, Catherine Girard est surnommée « dame caca ». Depuis 2010, elle visite régulièrement les gens d'une petite communauté au nord de la baie Resolute pour étudier leur microbiome à travers des échantillons de selles. D'abord préoccupée par la quantité de mercure dans la nourriture locale, elle s'est intéressée au microbiome à la demande des habitants du coin. Catherine Girard explique à Catherine Perrin pourquoi, à sa grande surprise, le microbiome des Inuits diffère assez peu de celui des Montréalais.  
 
« Dans la plupart des études qui ont été faites sur le microbiome dans le monde, on a trouvé que des populations dites traditionnelles ont un microbiome plus diversifié, donc ont plus d'espèces bactériennes, indique Catherine Girard. C'est quelque chose qu'on s'attendait à voir dans nos travaux. Par contre, ça n'a pas été le cas. On a trouvé que le microbiome des Inuits était très similaire à celui des Montréalais. C'est assez étonnant. Plusieurs hypothèses pourraient expliquer cette conclusion, notamment que l'alimentation inuite moderne n'est plus celle d'il y a 100 ans : elle a été modernisée. »

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Une première description du microbiome des Inuits sur ICI Radio-Canada.ca

Politique

L'arène politique est-elle trop agressive?

Le premier ministre Philippe Couillard parle lors de la période des questions à l'Assemblée nationale.
Le premier ministre Philippe Couillard parle lors de la période des questions à l'Assemblée nationale.     Photo : PC/Jacques Boissinot

La forme du gouvernement, les personnes présentes en chambre, mais aussi l'évolution de certaines traditions politiques font que l'atmosphère, à l'Assemblée nationale, est plus agressive à certains moments que d'autres. C'est le constat que posent les anciens députés Yves-François Blanchette, Yvon Godin et Marguerite Blais, ainsi que la journaliste Emmanuelle Latraverse. Ils expliquent à Catherine Perrin que les députés agissent parfois ainsi pour maximiser leurs chances de diffuser leurs propos dans les médias.

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Marguerite Blais sur Twitter
HYPERLIEN - Yvon Godin sur Twitter
HYPERLIEN - Emmanuelle Latraverse sur ICI Radio-Canada.ca

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