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Catherine Perrin

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Économie et affaires

L'épargne pour nos vieux jours devrait-elle être obligatoire?

Le lundi 22 février 2016

Une épargne de 50 dollars
Une épargne de 50 dollars     Photo : iStock

À un moment où la population est vieillissante, souvent endettée, et les revenus, de plus en plus précaires, l'épargne devient une question d'importance capitale. Les trois invités de Catherine Perrin, l'économiste Ianik Marcil, la comédienne Salomé Corbo et le président de l'entreprise CREDO, Christian Bélair, trouvent mauvaise l'idée de rendre l'épargne obligatoire pour tous les citoyens, mais proposent d'augmenter l'épargne obligatoire ou volontaire des salariés. 
 
Une bonne habitude à prendre 
Comme nous vivons plus longtemps, il faut, selon Christian Bélair, épargner davantage. « Cette épargne obligatoire forcerait les gens à mettre de l'argent de côté. Après avoir terminé des études ou avoir eu des enfants, l'achat d'une auto et d'une maison repousse souvent l'épargne aux environs de 40 ans. À cet âge, les montants nécessaires à l'épargne sont beaucoup plus grands, puisqu'ils n'ont pas profité des revenus d'intérêts. » 
 
L'économiste Ianik Marcil, la comédienne Salomé Corbo et l'entrepreneur Christian Bélair L'économiste Ianik Marcil, la comédienne Salomé Corbo et l'entrepreneur Christian Bélair Photo : Radio-Canada/Mathieu Arsenault 
 
Des programmes publics d'épargne efficaces 
Depuis juillet 2015, au Québec, le Régime volontaire d'épargne retraite (RVER) oblige les petites entreprises à donner un régime de pension facultatif à leurs employés. Selon Ianik Marcil, il s'agit d'un pas dans la bonne direction. L'économiste fait l'éloge de la Régie des rentes du Québec (RRQ), mais trouve que les montants qu'y cotisent les salariés pourraient être bonifiés afin de leur donner un meilleur coussin financier à leur retraite. 
 
Éviter la surconsommation et prévoir travailler plus longtemps 
Salomé Corbo pense qu'une éducation en ce qui concerne les dangers de la surconsommation permettrait de prévenir l'endettement. Elle avoue toutefois prioriser elle-même certaines dépenses, comme des voyages, plutôt que d'investir son argent pour sa retraite. «  Je suis épicurienne. Je privilégie toujours mon bonheur avant de penser à ce qui va m'arriver dans 35 ans, affirme la comédienne. » 
 
MISE À JOUR 
L'Union des artistes aimerait apporter deux précisions au sujet de son régime de retraite : celui-ci comporte une déduction des cachets du membre à la hauteur de 2 %, somme à laquelle est ajoutée une contribution de l'employeur à la hauteur de 6 % du cachet généralement. C'est donc 8 % des revenus d'un membre qui sont versés dans le régime au total. L'association affirme également que, contrairement à ce qu'a affirmé Mme Corbo, il est bel et bien possible de retirer les sommes accumulées après l'âge de 65 ans.


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