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Femmes voilées : les Québécois ont des perceptions erronées

Le jeudi 16 février 2017

Kenza Bennis
Kenza Bennis     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Femmes contraintes de porter le voile, l'islam en tant que religion autoritaire et monolithique... Ce sont là des croyances que les Québécois entretiennent à propos de l'islam, selon Kenza Bennis, une journaliste d'origine marocaine. Son essai intitulé Les monologues du voile répertorie ces conceptions et tente de les défaire à travers une enquête menée auprès de musulmanes voilées, de musulmanes non voilées et de non-musulmanes. Kenza Bennis explique à Catherine Perrin pourquoi il faut cesser de dire qu'il n'existe qu'une seule communauté musulmane. 
 
« Il y a une grande différence de perceptions entre les femmes qui n'ont jamais adressé la parole à une femme voilée – et ça, c'est normal, parce que les Québécois musulmans sont une petite minorité : c'est 300 000 personnes ou 3,5 % de la population, concentrée dans le Grand Montréal [...] – et les femmes qui les côtoient d'une façon ou d'une autre, souligne Kenza Bennis. Bangladesh, Sénégal, Mali, Maroc, Iran... Ce sont des réalités différentes. Les femmes ont des parcours différents, et individuellement, elles ont aussi des rapports différents à la religion. Il y a des femmes agnostiques, des femmes athées, des femmes qui se foutent complètement de la religion. Après ça, il y a des pratiquantes, et parmi les pratiquantes, il y a toute une gamme [d'opinions différentes]. Et les femmes voilées ne se ressemblent pas toutes. » 
 
L'islam n'est pas le catholicisme 
« On ne peut pas faire un parallèle entre la tradition catholique et la tradition musulmane, déclare également la journaliste. Chez les sunnites, qui forment 85 % des musulmans, il n'y a pas de clergé. Il y a une espèce d'obligation religieuse, mais les gens font bien ce qu'ils veulent [...] Chacun interprète. Après ça, il y a les autorités religieuses, et il y a ce que les gens font avec leur message. Soixante pour cent des Québécois musulmans ne mettent jamais les pieds à la mosquée. On s'entend que le pouvoir des imams est surestimé dans l'imaginaire collectif. »


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