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Catherine Perrin

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Société

L'école à la maison, une pratique mal encadrée

Le mardi 16 août 2016

Environ 1300 enfants Québécois ont reçu des leçons chez leurs parents en 2014-2015, contre près de la moitié moins en 2007-2008.
Environ 1300 enfants Québécois ont reçu des leçons chez leurs parents en 2014-2015, contre près de la moitié moins en 2007-2008.     Photo : iStock/UberImages

Le phénomène de la scolarisation à la maison devient plus important chaque année. En 2014-2015, 1275 petits Québécois ont reçu des leçons chez leurs parents, contre 688 en 2007-2008. Bon nombre d'élèves continuent cependant d'échapper au contrôle du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur. La journaliste Émilie Dubreuil et Sylvain Bourdon, du Centre d'études et de recherches sur les transitions et l'apprentissage, expliquent à Isabelle Craig pourquoi l'augmentation du budget octroyé aux commissions scolaires pour l'enseignement à la maison est une mesure insuffisante pour normaliser cette part du monde de l'éducation. 
 
« On est obligé [d'informer le gouvernement qu'un enfant est scolarisé à la maison et d'être encadré par une commission scolaire], mais comme pour beaucoup de pratiques, les gens ne le font tout simplement pas, indique Sylvain Bourdon. Il n'y a pas de conciliation, non plus, au ministère de l'Éducation ou un gouvernement du Québec, entre, par exemple, les registres des naissances et les matricules d'étudiants. » 
 
M. Bourdon souligne que les familles québécoises ont recours à l'enseignement à la maison pour des raisons différentes qu'au Canada anglais ou qu'aux États-Unis. « Ce qu'on remarque, c'est qu'il y a presque trois fois moins de parents au Québec qui considèrent comme "très importants" les motifs religieux », dit-il au sujet d'une étude qu'il a menée sur ce sujet. « Il y en a seulement 14 % [au Québec], alors qu'il y en a 30 % dans le reste du Canada, et plus que ça aux États-Unis. » 
 
Des communautés qui se dérobent 
Émilie Dubreuil, qui prépare un documentaire sur l'enseignement dans les communautés religieuses, signale que le gouvernement est loin d'avoir trouvé une solution pour régler le dossier des écoles illégales. « Je pense par exemple au groupe Loubavich, qui est le plus populeux à Montréal : l'école des garçons n'a pas de permis du ministère de l'Éducation, indique-t-elle. Et, que je sache [...], il n'y a pas de négociations pour permettre une scolarisation à la maison. »  
 
Elle cite également le cas du groupe Kiryas Tosh, de Boisbriand, où filles et garçons échappent au regard du ministère de l'Éducation. « Alors, quand on dit qu'on a peut-être trouvé la solution [pour contrer les] écoles illégales, on est loin du compte. »


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