ICI Radio-Canada Première

Médium large

Médium large rss

En semaine de 9 h à 11 h 30 
(en rediffusion à 22 h)

Catherine Perrin

Médium large
Logo Radio-Canada

Science et technologie

Un S.O.S. pour sauver les grands mammifères

Le mercredi 10 août 2016

Un gorille
Un gorille     Photo : iStock/Frederic Grosse

Près de 60 % des grands mammifères, des éléphants aux lynx en passant par les girafes et les loups, sont menacés d'extinction en raison de l'activité humaine. Quarante-cinq chercheurs européens ont signé un article appelant la communauté internationale à se mobiliser pour les sauver. Guillaume Chapron, cosignataire de l'article, et Jean Lemire, biologiste et cinéaste, expliquent à Isabelle Craig pourquoi il revient aux citoyens d'exiger des changements. 
 
Guillaume Chapron croit que les enfants qui naîtront dans 50 ans ne verront jamais de gorille, ni de tigre, et que le siècle prochain, l'éléphant sera considéré comme un souvenir, au même titre que le mammouth. « Les menaces auxquelles sont confrontées ces espèces sont systémiques et sont dues en particulier à la surpopulation humaine et à la surconsommation, souligne-t-il. Quand nous achetons un nouvel iPad ou un nouvel iPhone, [nous oublions que] pour construire ces appareils, il a fallu des métaux, il a fallu de l'énergie. Ces métaux et cette énergie, on les trouve dans des endroits où pouvaient vivre des girafes, des éléphants, des gorilles. Finalement, cette surconsommation, cette surexploitation se traduit concrètement par un appauvrissement de la biodiversité. »  
 
Le pouvoir du consommateur 
M. Chapron suggère également que les pays développés demandent de l'aide à des pays ayant davantage d'expérience avec les grands mammifères, comme l'Inde. Il insiste sur le rôle du consommateur dans le choix de produits moins destructeurs : « Quand vous utilisez de l'huile de palme, vous tuez des orangs-outangs. » 
 
« Ce n'est pas dans les priorités gouvernementales. Ça devrait l'être », déplore Jean Lemire, qui souligne également le rôle que les médias devraient jouer dans ce combat. « Il faut rappeler que [le secrétariat de] la Convention sur la biodiversité de l'ONU est ici, à Montréal. On en entend très, très peu parler. [...]Si on mettait les fonds nécessaires, si on faisait de vraies campagnes, je pense qu'on arriverait à [changer les choses], mais il faut agir maintenant. »


Cr�er un compte

* Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes

Chroniques récentes

4 avril 2017

Comment la respiration agit sur nos humeurs

28 mars 2017

Ces oiseaux qui tambourinent pour se faire respecter

28 mars 2017

Du venin d'araignée pour soigner les AVC

22 mars 2017

Les bienfaits d'enseigner le codage

21 mars 2017

Les fourmis font de la chimie

21 mars 2017

L'orchidée : mode d'emploi de la plante en pot la plus vendue