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Catherine Perrin

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Santé

L'hépatite C, une maladie silencieuse et mal connue

Le jeudi 28 juillet 2016

Laurence Mersillian et Patrick Dockrill
Laurence Mersillian et Patrick Dockrill     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Souvent sans symptômes apparents, l'hépatite C peut miner la vie de ceux qui en souffrent, des années durant avant d'être détectée. C'est ce qui est arrivé à l'ébéniste Patrick Dockrill, qui sort tout juste d'un enfer de 5 ans au cours duquel il a tout perdu. En compagnie de Laurence Mersillian, du Centre associatif polyvalent d'aide hépatite C, il parle à Isabelle Craig des nouveaux traitements qui sont source d'espoir pour ceux qui souffrent de cette maladie.  
 
Patrick Dockrill a décidé de consulter parce qu'il souffrait de problèmes gastriques importants. Il a fallu trois ans de visites auprès de divers spécialistes avant qu'on détecte sa maladie et qu'on le dirige vers des ressources pouvant l'aider. « Le pire, et on n'en parle pas beaucoup dans le public ni même dans la communauté de l'hépatite C, c'est qu'il y a une fatigue rattachée à ça, qui est incompréhensible. Il faut vraiment l'avoir vécu pour comprendre. Au début, on se dit : "Je vais donner un petit coup, ça va passer" », raconte-t-il.  
 
Aujourd'hui, il se sent renaître, mais déplore les insinuations voulant qu'il ait contracté l'hépatite C par sa faute, de même que le peu de connaissances de la communauté médicale sur ce sujet. « Il n'y avait aucune information! J'étais vraiment laissé à moi-même! » Il croit qu'il a pu contracter la maladie en recevant un tatouage ou dans le cadre de son travail.  
 
Nouvelles avenues, nouveaux vecteurs de transmission 
« Ça se transmet essentiellement par le sang, explique Laurence Mersilian. La transmission sexuelle était très rare, mais malheureusement, aujourd'hui, ça commence à devenir beaucoup plus commun, surtout chez une certaine population d'hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes, et qui sont aussi atteints du VIH. Chez eux, c'est passé de 5 % à 18 % à cause de l'utilisation des drogues de synthèse. » 
 
Elle souligne qu'au cours des dernières années, la recherche pharmaceutique a été très productive et a produit des traitements courts, sans effets secondaires, avec des taux de réussite avoisinant les 100 %.


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