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Société

Pitbulls : des propriétaires à la défense de leur animal

Le mardi 14 juin 2016

Camille Robert, Sébastien Larabée et Sophie Bienvenu
Camille Robert, Sébastien Larabée et Sophie Bienvenu     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

La surreprésentation des pitbulls dans les accidents impliquant des morsures de chien est due aux mauvaises intentions des propriétaires et à l'origine discutable des animaux en question. C'est ce que pensent l'éducateur canin Sébastien Larabée, l'auteure Sophie Bienvenu et l'étudiante Camille Robert, tous trois propriétaires de pitbulls. Ils expliquent à Catherine Perrin pourquoi une interdiction de cette race au Québec ne réglerait pas le problème des attaques de chiens. 
 
Sébastien Larabée rappelle que le pitbull n'est pas une race, mais bien un ensemble de caractéristiques morphologiques qui peut provenir du croisement de nombreuses races. Selon lui, il est faux de croire que leur mâchoire est nécessairement plus puissante que celle des autres chiens.  
 
Question de lignée 
« Si je croise un chien [dont le caractère est problématique] avec un autre chien légèrement timide, pendant quelques générations, et qu'on "garroche" deux ou trois autres chiens tout croches là-dedans, on va se ramasser avec des animaux qui ont un handicap en partant, qui sont socialement désadaptés, souligne Sébastien Larrabée. Si l'on met un chien qui vient d'une lignée génétique chambranlante entre les mains d'une personne sans connaissances, qui ne prend pas de cours avec son chien; que cette personne maltraite son animal ou aime qu'il fasse peur aux gens, [...] on vient de mettre tous les facteurs ensemble pour qu'un accident horrible arrive. C'est là-dessus qu'il faut légiférer. » 
 
La faute aux usines à chiots 
Camille Robert rappelle qu'il n'existe que deux éleveurs de pitbulls certifiés au Québec. Les chiens de toute autre provenance ne présentent aucune garantie de bonne santé ou de bon comportement. « Parfois, ils peuvent venir de bonnes familles, mais très souvent, ils proviennent d'usines à chiots, dit-elle. Ce sont souvent des chiens reproduits pour faire de l'argent, pour que les propriétaires s'enrichissent sans se soucier de produire des chiens stables. On va les sevrer parfois très jeunes pour les vendre le plus rapidement possible. »


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