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Société

Attaques anti-embourgeoisement : les leçons à tirer d'un message mal envoyé

Le mercredi 1 juin 2016

Antoine Ross Trempe, Jonathan Roberge et Aurélie Lanctôt
Antoine Ross Trempe, Jonathan Roberge et Aurélie Lanctôt     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

L'attaque contre une épicerie fine du quartier Saint-Henri pour dénoncer l'embourgeoisement, survenue la fin de semaine dernière, relève de la maladresse, mais elle passe un message sur l'exclusion sociale que les médias peinent à transmettre. L'humoriste Jonathan Roberge, l'auteur Antoine Ross Trempe et l'essayiste et militante Aurélie Lanctôt débattent avec Catherine Perrin de la manière dont les institutions peuvent remédier à l'exclusion sociale. 
 
« Autant la méthode de l'action directe dans un commerce peut être problématique, autant il faut souligner que quand les groupes communautaires lancent un appel à parler d'embourgeoisement, les médias ne sont pas là, souligne Aurélie Lanctôt. C'est quand même déplorable que ça prenne des actions comme celles-là, que ça prenne une situation aussi désagréable pour certains commerçants bien intentionnés – bien qu'on pourrait discuter de leur modèle [d'affaires] – pour illustrer un désarroi qui, à mon avis, est réel. » 
 
Gestes stupides 
Il faut en discuter, mais ce qui nous amène à en parler, ce sont des gestes stupides, affirme Jonathan Roberge. Je comprends le point de vue [des militants], mais ce n'est pas comme cela qu'ils arriveront à faire entendre leurs idées, et je ne suis pas certain que les groupes communautaires soient d'accord non plus avec cette façon d'essayer de faire passer leur message. 
 
L'urgence qui fait déraper 
« Il faut se demander si la fin justifie les moyens, dit Antoine Ross Trempe. Quand le militantisme politique prend ce visage, je me pose des questions sur les intentions de ces – appelons-les comme on veut, militants ou vandales. [...] Il y a un sentiment d'urgence et dans l'urgence, on ne prend pas toujours de bonnes décisions. Je pense que c'est un geste qui est contraire aux objectifs [des militants]. Oui, on en parle, mais majoritairement pour dénoncer la violence et l'absurdité des gestes. »


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