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Art de vivre

Le déchétarisme : trouver sa nourriture dans les ordures

Le vendredi 27 mai 2016

Anick-Marie Bouchard, Anaïs Deleuze et Kevin Novakowski
Anick-Marie Bouchard, Anaïs Deleuze et Kevin Novakowski     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Que ce soit par nécessité ou par envie de lutter contre le gaspillage, certains s'efforcent de se procurer leurs aliments dans les déchets d'autrui. Ils font partie d'un réseau qui les informe où et comment trouver des denrées jetées. L'orthophoniste Anaïs Deleuze, la globe-trotter et auteure Anick-Marie Bouchard et le pâtissier et cuisinier Kevin Novakowski expliquent à Catherine Perrin qu'on peut trouver des aliments très frais dans les ordures. 
 
« Je peux passer six mois à me balader d'un endroit à l'autre. Je vis avec entre 3 et 5 dollars par jour en fonction des pays où je suis. En général, pour la nourriture, j'essaie de payer le moins possible, mais d'être quand même généreuse avec ce que j'ai, indique Anick-Marie Bouchard, qui pratique le déchétarisme depuis 2009. C'est une bonne façon, pour moi, d'aller chercher de la nourriture pour des personnes qui m'hébergent, s'ils sont ouverts. » 
 
Le respect avant tout 
« La règle de base, c'est d'être respectueux du lieu où l'on va, de savoir que, quand on ouvre une poubelle et qu'on va chercher de la nourriture dedans, il faudrait la rendre aussi propre après, voire plus », dit Anaïs Deleuze, qui s'est mise à cette pratique il y a un mois, par désir d'une vie plus minimaliste et produisant moins de déchets. « La plupart des commerçants qui mettent des cadenas sur leurs conteneurs ne le font pas parce qu'ils ne veulent pas que les gens prennent la nourriture, c'est parce qu'on leur laisse le lieu dans un état déplorable. » 
 
Précautions nécessaires 
« Dans mon métier, j'ai vu vraiment beaucoup de gaspillage », affirme Kevin Novakowski, qui a pratiqué le déchétarisme dans sa France natale et s'y est remis ici pour aider ses colocataires. « Évidemment, on nettoie tous les fruits et les légumes. Moi, j'évite de manger tout ce qui est cru... Je cuis quasiment tout, comme ça, au moins, je sais que sur le plan des bactéries, on est vraiment tranquilles. Après, il s'agit de prendre des précautions, avec des gants, quand on fouille dans les poubelles. On fait très attention, au cas où il y aurait quelques seringues ou des choses comme ça. Ça peut arriver, malheureusement. »


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