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Catherine Perrin

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Société

Première étude sur les agressions sexuelles dans les universités du Québec

Le mercredi 2 mars 2016

Sandrine Ricci et Nicolas Lavallée
Sandrine Ricci et Nicolas Lavallée     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Une équipe indépendante de chercheuses tente de dresser le portrait d'un problème sur lequel il n'existe aucune donnée à l'échelle québécoise : celui des agressions sexuelles en milieu universitaire. En compagnie de Nicolas Lavallée, de la Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal (FAÉCUM), deux d'entre elles, Sandrine Ricci et Geneviève Paquette, expliquent à Patrick Masbourian qu'il s'agit de fournir un socle aux interventions futures en cette matière. 
 
Inventaire nécessaire 
« L'objectif est d'interroger tout le monde, incluant des personnes qui n'auraient pas été témoins ou qui n'auraient pas vécu d'agression à caractère sexuel, pour recueillir leurs perceptions sur ce phénomène, et aussi pour savoir ce que ces personnes pensent des structures et de services qu'on devrait mettre en place », indique Sandrine Ricci.  
 
« Je pense qu'on a, à tort peut-être, pensé que les campus étaient des lieux sécuritaires, affirme Geneviève Paquette. On voulait s'intéresser aux situations vécues par les étudiants et les étudiantes, mais aussi par le personnel de l'université. Des étudiants sont déjà venus nous dire qu'il y a des situations de victimisation dans d'autres lieux, mais qui impliquent des membres de la communauté universitaire. » 
 
Changer les mentalités, un comportement à la fois 
Parallèlement, l'Université de Montréal, le Bureau d'intervention en matière de harcèlement (BIMH) et la FAÉCUM mènent, depuis 2014, la campagne « Sans oui, c'est non! » visant à sensibiliser leurs communautés au consentement. L'Université Laval a emboîté le pas en février.  
 
L'UdeM a rapporté 23 plaintes pour agression sexuelle en 2009-2010 et 29 en 2011-2012. « C'est la pointe de l'iceberg. Ce ne sont jamais des données exactes, dit Nicolas Lavallée. Ce sont des domaines où tout n'est pas connu. Une fois qu'on a dit ça, sur une communauté d'à peu près 60 000 étudiants et étudiantes, ça demeure beaucoup. C'est toujours trop. [...] On va régler ce problème-là en changeant les mentalités et en visant les comportements, que ce soit celui de l'agresseur ou du témoin. Il faut s'assurer que le témoin est actif. »


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