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Catherine Perrin

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Arts et culture

La littérature gaie en 2015 : des romans pour tous

Le mercredi 18 novembre 2015

Samuel Larochelle, Guillaume Lambert et Denis-Martin Chabot
Samuel Larochelle, Guillaume Lambert et Denis-Martin Chabot     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Trois nouveaux romans québécois parus cet automne – Satyriasis, de Guillaume Lambert, Rue Sainte-Catherine Est : métro Beaudry, de Denis-Martin Chabot, et Parce que tout me ramène à toi, de Samuel Larochelle – mettent en scène des héros homosexuels. Les trois romanciers expliquent en quoi écrire sur la réalité homosexuelle leur permet de toucher à des thèmes plus universels.  
 
L'histoire ne fait pas le roman 
Rue Sainte-Catherine Est : métro Beaudry raconte l'apparition du sida dans la communauté gaie des années 1980. « Je refuse de dire que j'ai écrit un roman gai, clame Denis-Martin Chabot. J'ai vraiment écrit un roman contemporain. Oui, ça se passe il y a 20 ans, 30 ans, 40 ans dans certains cas, mais, pour moi, l'idée était de raconter ce moment-là de notre histoire. » Il estime que les maisons d'édition se montrent plus ouvertes aujourd'hui à publier des oeuvres reliées à l'homosexualité. 
 
Humain avant tout 
Dans Parce que tout me ramène à toi, un jeune homme tente d'oublier son idylle étiolée au cours d'un voyage en Asie. « La façon de vivre l'amour, les doutes, les questionnements, l'insécurité, c'est proprement humain, observe Samuel Larochelle. Ce n'est pas une orientation sexuelle. Ça peut toucher n'importe qui. Ça peut rappeler sa jeune vingtaine à un lecteur dans la cinquantaine ou la soixantaine, ou interpeller quelqu'un qui est en plein dans ces doutes-là. » 
 
Regard sur le monde 
Satyriasis est le récit d'une passion avortée à cause de la jalousie à l'ère des réseaux sociaux et de la surveillance facilitée par la technologie. « Je ne peux pas dire qu'en tant que jeune auteur, j'écris sur quelque chose que je ne connais pas, indique Guillaume Lambert. J'avais besoin d'aller très loin dans la description d'une certaine intimité, mais je voulais surtout jeter un regard sur ce que je vois autour de moi dans les relations interpersonnelles, dans la rencontre entre individus et dans la façon dont les gens se consomment et se rejettent. Je pourrais avancer l'hypothèse que puisque les gens ont un mal être avec eux-mêmes, donc avec leur propre intimité, ça fait peut-être des relations à long terme plus ou moins fortes. J'avais besoin de régler ça. »


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