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Les meilleurs moments : Émission du mardi 17 novembre 2015


Cinéma

Homeland, Iraq Year Zero, l'invasion de 2003 vue par les Irakiens

Une image tirée du film <i>Homeland : Iraq Year Zero</i>
Une image tirée du film Homeland : Iraq Year Zero     Photo : Abbas Fahdel

Le documentaire du réalisateur irakien Abbas Fahdel raconte en près de six heures le quotidien des Irakiens dans les mois et les semaines qui ont précédé l'invasion américaine de 2003, puis dans les mois qui ont suivi. De passage au Canada, il explique à Catherine Perrin pourquoi il a pris tant de temps à assembler son film. 
 
La dernière séquence du film montre la raison du délai entre le tournage des images et la sortie du film : Haidar, neveu de 11 ans d'Abbas Fahdel, périt après avoir reçu une balle perdue à la tête. « C'était une tragédie pour toute la famille et pour moi. Du coup, je ne pouvais plus regarder ces images, raconte-t-il. J'avais 120 heures de rush, je savais que ces images existaient, qu'elles avaient une importance historique parce que j'ai filmé de la dictature au chaos de l'après-guerre, mais c'était insupportable pour moi de les voir. »  
 
Bande-annonce de Homeland : Iraq Year Zero 
 
 
Le réalisateur s'est ravisé lors du dixième anniversaire de l'invasion de 2003. « J'ai vu le film possible et je me suis dit : "je n'ai pas le droit de ne pas le faire." » 
 
Chercher des traces 
Émigré en France depuis 15 ans au moment de son retour en Irak, en 2002, il dit être rentré à cause de l'imminence de la guerre : « Je voyais l'Irak vraiment rayé de la carte. L'Irak, c'est-à-dire mon pays, ma famille, mes amis, mes souvenirs, l'air, la terre, les bâtiments, tout! Donc, Je voulais être là à ce moment pour le partager avec ma famille et pour garder des traces, parce que lorsqu'on s'éloigne de quelque chose qu'on aime, on commence à chercher des traces, des souvenirs, des photos. Et moi, je n'avais pas de photos de ma famille. C'est une chose à laquelle je n'avais pas pensée quand je suis parti et que j'ai regrettée après. Je me suis dit : "je rentre avec une caméra et je filme tout." » 
 
Homeland : Iraq Year Zero sera présenté en entièreté les 17 et 21 novembre et en deux parties le 19 novembre au Cinéma du Parc, à Montréal, ainsi que le 20 novembre au Pavillon J.A.-De Sève, à Montréal, à l'occasion des Rencontres internationales du documentaire de Montréal.

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Rencontres internationales du documentaire de Montréal sur le web
HYPERLIEN - Abbas Fahdel sur le web

Société

Être père au foyer : plaisir étonnant et anxiété de performance

Vincent Miron, Louis-Philippe Saint-Laurent et Alex MacLean
Vincent Miron, Louis-Philippe Saint-Laurent et Alex MacLean     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Chez les familles canadiennes dont un parent reste à la maison pour s'occuper des enfants, le père est de plus en plus souvent l'heureux élu. Quatre pères à la maison, Alex MacLean, Benoît Thériault, Louis-Philippe Saint-Laurent et Vincent Miron, parlent à Catherine Perrin des concours de circonstances qui les ont menés là, des agréables surprises qu'ils vivent depuis, mais aussi du stress qu'ils ressentent au quotidien.  
 
Une relève pour la mère 
Alex MacLean, 63 ans et père de sept enfants, a perdu son emploi après la naissance de son sixième. Il a décidé de prendre la place de sa conjointe à la maison. « C'était important, dans notre philosophie, qu'il y ait quelqu'un pour accueillir les enfants, pour l'aide aux devoirs et tout cela, dit-il. À l'époque où je l'ai fait, on se faisait juger un peu plus sévèrement. Souvent, on m'a dit : "ce n'est pas un vrai métier, retourne sur le marché du travail!" » 
 
Il estime avoir vécu des moments privilégiés que la plupart des autres pères ni connaîtront pas. « Lorsque les enfants arrivaient, ils cherchaient le père plutôt que la mère pour se faire consoler. » 
 
La force des choses 
Benoît Thériault, 35 ans et père de quatre enfants, a dû laisser son emploi pour suivre sa conjointe qui venait d'en obtenir un à Rimouski. Comme le déménagement concordait avec la naissance de leur 1er enfant, l'ingénieur mécanique a choisi de ne pas retourner travailler. « Avant d'avoir des enfants, je ne me serais pas dit apte à gérer une maison. Je n'avais pas d'aptitude ménagère. Ça vient avec la force des choses », indique-t-il. Affirmant éprouver aujourd'hui beaucoup de plaisir à faire ce travail, il le qualifie tout de même de dur mentalement. « Je vis de l'anxiété de performance d'être un père exemplaire. » 
 
Les contrats attendront 
Louis-Philippe Saint-Laurent, 38 ans et père de deux enfants, a pu faire ce choix parce qu'il est illustrateur, donc travailleur autonome, et que sa conjointe jouit d'un revenu supérieur. « Tous les contrats du monde, toutes les occasions d'emploi du monde vont m'attendre. Les enfants grandissent vite et bientôt, ils ne voudront plus me voir. Je me suis dit : "ça se passe maintenant", souligne-t-il, estimant être vraiment bien à la maison et avoir vécu des moments forts en tant que père à la maison. J'avais une espèce de double soutien puisque ma conjointe était reconnaissante que je fasse ça et mes amis me disaient : "chanceux". » 
 
Trouver la femme en soi 
Vincent Miron, 33 ans et père de deux enfants, a décidé de rester à la maison après quelques mauvaises expériences professionnelles. « J'assume mon côté féminin. On a tous un côté féminin et un côté masculin. Mon côté féminin est peut-être un peu plus développé », déclare-t-il à propos de la connotation traditionnellement féminine du rôle de parent à la maison. « Le gros défi que je vois, c'est de ne pas se sentir à la hauteur. Forcément, à un moment donné, on a une petite bibitte qui nous amène à nous comparer à d'autres parents. [...] J'aimerais tellement leur apprendre tout d'un coup! Mais les enfants ont les capacités de leur âge... »

Société

Récemment : la folie et la délinquance de Serge Bouchard

L'anthropologue et auteur polyvalent Serge Bouchard
L'anthropologue et auteur polyvalent Serge Bouchard     Photo : Radio-Canada/Louis-André Bertrand

Serge Bouchard est anthropologue, auteur, conférencier et animateur, mais il n'a jamais été professeur, malgré la rumeur. Comme « un oiseau qu'on ne peut pas vraiment mettre en cage », il a été pigiste toute sa vie dans une quête de liberté et pour partir à l'aventure. Catherine Perrin revenait avec lui sur sa carrière et son combat pour la défense des droits des Premières Nations le 11 novembre. Réécoutez l'entrevue complète ici

Science et technologie

Les nouvelles traumatiques augmentent le stress des spectateurs

Sonia Lupien
Sonia Lupien     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Lire ou regarder des informations sur des événements dramatiques dans les médias mène à une augmentation significative de la réactivité au stress, particulièrement chez les femmes, selon une étude de la spécialiste en neurosciences Sonia Lupien, publiée aujourd'hui. La fréquence à laquelle les gens consultent les médias lors de tels événements affecte elle aussi ce stress. À l'inverse, les manifestations d'humanité qui se déploient dans de tels moments peuvent le faire diminuer. Sonia Lupien résume à Catherine Perrin les conclusions de son étude.

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Y a-t-il une place pour les bonnes nouvelles? à l''émission de Catherine Perrin du 15 janvier 2015
HYPERLIEN - Les lecteurs de livres de croissance personnelle sont plus déprimés à l''émission de Catherine Perrin du 6 octobre 2015
HYPERLIEN - Sonia Lupien sur le web

Arts et culture

Julie Perreault, ultime vedette de 30 vies

Julie Perreault
Julie Perreault     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

La comédienne prendra la relève de Denis Bouchard dans le rôle principal de 30 vies pour la dernière saison de la série, qui débutera le 4 janvier. Son personnage d'Isabelle Cousineau, qui figure déjà dans la série, acceptera de quitter son poste de conseillère en orientation pour renouer avec l'enseignement. Julie Perreault explique à Catherine Perrin en quoi ce mandat se distingue de ses autres expériences de jeu.

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - 30 vies sur le web

Musique

Des Platters à One Direction : l'histoire des boy bands

One Direction
One Direction     Photo : Getty Images/Stephen Lovekin

Des nouveaux albums du groupe britannique One Direction et du chanteur Justin Bieber sont parus vendredi dernier, à temps pour la frénésie consumériste des Fêtes. Ces artistes sont les derniers représentants d'une longue lignée alliant jolis minois et pop commerciale, qui comprend aussi les Backstreet Boys, ‘N Sync, New Kids on the Block et plusieurs autres avant eux. Le musicologue Danick Trottier et le chroniqueur Mike Gauthier racontent à Catherine Perrin l'histoire de cette force importante en musique populaire. 
 
« La définition que j'ai d'un boy band est celle d'un producteur qui a une quête artistique et qui va retenir les talents de différents artistes par des auditons, comme au cinéma », explique Mike Gauthier, précisant que l'affaire doit être préfabriquée et orientée vers un public adolescent. « Je suis un peu frileux lorsqu'on parle des Beatles comme l'un des premiers boy bands... Ce sont des musiciens qui se sont rencontrés, qui ont travaillé fort pour finalement aboutir avec un contrat de disque. Au Québec, on a souvent défini les BB comme étant un boy band, alors que ce n'est pas le cas du tout. » 
 
Vidéoclip de Perfect, par One Direction 
 
 
Recette éprouvée 
Danick Trottier rappelle que si le terme boy band s'est répandu au cours des années 1990, le mouvement puise ses racines dans le rythm and blues et le doo-wop des années 1950. « Avec un groupe comme les Platters, vous avez les prémisses, explique-t-il. Vous avez quatre beaux garçons auxquels on ajoute une fille. Ensuite, on travaille les harmonies vocales, et il y a toujours de l'alternance entre la belle voix du soliste et des refrains chantés en chœur. [...] Tout est chorégraphié et l'on va beaucoup alimenter le côté audiovisuel de la musique, avec machine promotionnelle et tout. » 
 
Vidéoclip d'Everybody (Backstreet's Back), par les Backstreet Boys 

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Mike Gauthier sur Twitter
HYPERLIEN - Danick Trottier sur le site de l’UQAM

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