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Les meilleurs moments : Émission du mercredi 9 décembre 2015


Santé

Génération sans sommeil : les écrans tiennent nos jeunes éveillés

Julie Carrier, Marie-Ève Tremblay et Vincent Paris
Julie Carrier, Marie-Ève Tremblay et Vincent Paris     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Les moins de 30 ans ne sauraient plus dormir. Accros aux jeux vidéo, aux réseaux sociaux ou à leur travail, ils auraient perdu près d'une heure de sommeil par nuit depuis 10 ans. Catherine Perrin en discute avec la chercheuse spécialisée en sommeil Julie Carrier, l'auteur et professeur de sociologie Vincent Paris et la reporter Marie-Ève Tremblay. 
 
Julie Carrier, qui a commencé sa carrière en étudiant le sommeil des personnes âgées, constate que les adolescents et les jeunes adultes forment désormais le groupe le plus somnolent, ce qui est anormal puisque c'est à cet âge que le sommeil est de meilleure qualité. Selon elle, quelqu'un qui dort six heures par nuit ou moins pendant trois ou quatre jours a les facultés aussi affaiblies que quelqu'un qui aurait trop bu. Le manque de sommeil augmenterait par ailleurs le taux d'hormones reliées au stress, affaiblirait le système immunitaire, augmenterait la pression sanguine, déréglerait les taux de glucose et aurait des répercussions durables sur la santé. 
 
Des répercussions à long terme 
« Le sommeil est un domaine de recherche relativement jeune, mais on commence à voir des données longitudinales qui montrent que le comportement à 20 ans, à 30 ans, va se répercuter aussi sur notre santé à 50 ou à 60 ans, et ça, tant sur le plan cognitif [...] que sur notre santé physique, dit-elle. Mon grand vœu, en fait, serait de trouver la façon de convaincre les jeunes que dormir, c'est extrêmement productif. » 
 
Interruption constante 
Marie-Ève Tremblay est l'une de ces jeunes. Elle dort en moyenne six heures par nuit et son téléphone est toujours à proximité. Elle explique comment l'appareil écourte son sommeil : « Je ne dirais pas que c'est l'idée même de le consulter qui me réveille, mais je me retourne, je me réveille un peu, je regarde l'heure, si j'ai une notification, une alerte Facebook ou de Radio-Canada... Si je vois qu'une nouvelle intéressante est sortie, je vais peut-être regarder en détail ce qui se passe. » Elle se dit consciente de ne pas dormir suffisamment et qu'elle ne pourra pas maintenir ce rythme à long terme, mais estime qu'il lui sied pour l'instant.  
 
Tyrannie des interactions 
Vincent Paris a remarqué un changement dans l'attitude de ses étudiants depuis l'arrivée des téléphones intelligents. Lors des cours matinaux, 80 % d'entre eux lui avouent avoir mal dormi à cause du temps passé sur les réseaux sociaux ou devant les jeux vidéo. « J'ai l'impression que oui, ils ont des problèmes de sommeil, mais dans une société qui, elle, ne dort pas non plus. La société souffre d'insomnie aussi. Elle est constamment prête à perturber les individus, observe-t-il. Je leur dis souvent ceci : apprenez à refuser la société. Apprenez à dire non. Apprenez à ne pas interagir. La tyrannie des interactions, c'est constant. C'est comme si la règle était devenue : pas de nouvelles, mauvaises nouvelles. Il faut constamment donner des nouvelles aux autres et en recevoir. »

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Julie Carrier sur le site du Centre d''études avancées en médecine du sommeil
HYPERLIEN - Marie-Ève Tremblay sur Twitter
HYPERLIEN - Patrouille de nuit à Laval : entre crime organisé, vols et combats de chiens sur ICI Radio-Canada.ca

Arts et culture

Louis T. : des capsules qui font rire et réfléchir

Louis T.
Louis T.     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Le chroniqueur de l'émission Bazzo.tv s'est fait remarquer jeudi dernier avec une capsule sur le terrorisme en Occident republiée plus de 2 millions de fois. Cette capsule fait partie de la série C'est quoi le problème, présentée à l'émission. Louis T. explique à Catherine Perrin comment la popularité de sa dernière capsule l'a pris par surprise.  
 
« J'ai été surpris du succès [de ma capsule sur le terrorisme] d'autant plus que j'ai fait exprès pour ne pas être trop près des événements, affirme le chroniqueur. J'avais déjà dans les plans d'écrire une capsule sur le terrorisme et avec les événements de Paris, le 13 novembre, j'ai décalé. Je ne voulais pas avoir l'air de récupérer. Donc, j'ai attendu trois semaines avant de la sortir. Semble-t-il que le sujet est encore chaud, ou du moins, c'est peut-être [ce délai] qui a créé le meilleur timing. » 
 
C'est quoi le problème : « Le terrorisme en Occident » 
 
 
L'émission Bazzo.tv est diffusée le jeudi à 21 h sur Télé-Québec.

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Louis T sur le web
HYPERLIEN - Bazzo.tv sur le web
HYPERLIEN - Bazzo.tv sur Facebook

Santé

Sur les traces du docteur Julien : les bienfaits de la pédiatrie sociale

Claire Lamarche et Gilles Julien
Claire Lamarche et Gilles Julien     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Un documentaire produit par Claire Lamarche décrit et salue l'oeuvre du pédiatre social Gilles Julien, qui a consacré sa carrière à aider les enfants issus de milieux défavorisés à s'épanouir. Sur les traces du docteur Julien sera diffusé à la veille de la Guignolée du Dr Julien, qui aura lieu le 12 décembre pour la 13e année. Gilles Julien et Claire Lamarche expliquent à Catherine Perrin en quoi les effets de la pédiatrie sociale peuvent se faire sentir sur plusieurs générations. 
 
Le documentaire Sur les traces du Dr Julien sera diffusé le 11 décembre (première partie) et le 18 décembre (deuxième partie) à 21 h sur ICI Radio-Canada Télé.

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Sur les traces du docteur Julien sur le web
HYPERLIEN - Fondation Dr Julien sur Twitter
HYPERLIEN - La Fondation Dr Julien sur Twitter

International

Burundi : une crise politique sur fond de tensions ethniques

Amilcar Ryumeko et Katrin Wittig
Amilcar Ryumeko et Katrin Wittig     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Ce pays voisin du Rwanda est secoué par des manifestations et des assassinats politiques depuis le printemps. Des allusions au génocide de part et d'autre échauffent les esprits. L'auteure Pascasie Minani, la chercheuse Katrin Wittig et le ressortissant d'origine burundaise Amilcar Ryumeko expliquent à Catherine Perrin les enjeux d'une crise politique en voie de déraper. 
 
La crise a débuté lors de l'annonce du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat, alors que la constitution du Burundi interdit qu'un dirigeant en exerce plus de deux. Il a été réélu en juillet, mais la crise se poursuit. On dénombre plus de 200 morts et 200 000 exilés. 
 
Frustrations accumulées 
« La crise est fondamentalement politique », précise Katrin Wittig. Doctorante en sciences politiques à l'Université de Montréal, elle étudie les questions liées aux processus de paix et à la promotion du développement et de la démocratie dans les pays affectés par la guerre. « On a vraiment vu dans les rues les Hutus, les Tutsis et les Batwas manifester ensemble. J'ai eu la chance de discuter avec ces manifestants et j'ai été impressionnée par le fait que le troisième mandat était un prétexte pour les manifestants. Leurs revendications allaient beaucoup plus loin. Il s'agit de frustrations accumulées pendant 10 ans de régime. Ils ont cité des scandales de corruption, des exécutions extrajudiciaires... On voit que les deux camps, que ce soit l'opposition ou le gouvernement, essaient d'instrumentaliser la question ethnique, qui reste très sensible dans cette région et dans ce pays. » 
 
Risquer le pire 
Selon Amilcar Ryumeko, le respect absolu de la constitution est crucial, puisque garant de démocratie dans ce pays qui porte encore les marques de la guerre civile. Il s'inquiète des avertissements formulés par des hauts fonctionnaires des Nations unies suite à des propos du président du sénat burundais, lesquels évoquaient le génocide de 1994 : « Pas plus tard qu'hier, le conseiller spécial pour la prévention du génocide des Nations unies [Adam Dieng] a mentionné que si on ne fait pas attention à ce qui se passe au Burundi, on risque le pire. Le 9 novembre dernier, ce même conseiller, ainsi que le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme [Zeid Ra'ad Zeid Al-Hussein] et le secrétaire général adjoint aux affaires politiques [Jeffrey D. Feltman] ont tous déclaré que si on ne fait pas attention, le Burundi est en train de tomber dans l'abîme. » 
 
Références inappropriées 
Doctorante en sciences politiques à l'Université d'Ottawa et auteure du livre Femmes en politique au Burundi : leur nombre, leur influence, Pascasie Minani estime que la constitution burundaise permettait tout à fait au résident Nkurunziza de briguer un troisième mandat. Elle dénonce par ailleurs les mises en garde contre un éventuel génocide. « Ces gens sont sous l'influence de la Belgique et de la France, et ces deux pays ont leurs intérêts économiques à défendre au Burundi », affirme-t-elle, ajoutant que les parts égales de Hutus et de Tutsis dans l'armée et dans la police protègent le Burundi contre les dérives. « On peut choisir de traduire ou d'interpréter un mot prononcé par une autorité parce qu'on est contre, pour diaboliser cette autorité, mais je ne comprends pas comment quelqu'un qui est éduqué peut utiliser le mot « génocide » dans un contexte burundais. »

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Faut-il craindre un bain de sang au Burundi? sur ICI Radio-Canada.ca
HYPERLIEN - Katrin Wittig sur Twitter
HYPERLIEN - Amilcar Ryumeko sur Twitter

Arts et culture

La LNI s'attaque aux classiques : les chefs-d'oeuvre improvisés

Réal Bossé et Anne-Élisabeth Bossé
Réal Bossé et Anne-Élisabeth Bossé     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Trois improvisateurs de la Ligue nationale d'improvisation (LNI) laisseront de côté les conventions des matchs habituels pour improviser sur les thèmes de la tragédie grecque, du théâtre absurde, du théâtre romantique ainsi que des grands dramaturges comme Shakespeare, Molière et Tremblay. Les comédiens Anne-Élisabeth Bossé et Réal Bossé expliquent à Catherine Perrin pourquoi cet événement ne s'adresse pas forcément aux adeptes des thèmes abordés. 
 
Bande-annonce de La LNI s'attaque aux classiques 
 
 
L'événement La LNI s'attaque aux classiques sera présentée du 10 au 19 décembre à l'Espace libre, à Montréal.

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - La LNI s’attaque aux classiques sur le web
HYPERLIEN - Anne-Élisabeth Bossé sur Facebook

Science et technologie

La qualité de l'air affecte les capacités intellectuelles des travailleurs

Une femme portant un masque sanitaire
Une femme portant un masque sanitaire     Photo : iStock

Cette semaine, au bureau des études, les journalistes scientifiques Jean-François Bouthillette et Marianne Desautels nous parlent, entre autres, du lien entre la qualité de l'air des bureaux et les capacités mentales des employés, et de l'effet bénéfique sur l'esprit d'équipe des repas entre collègues. 
 
Références des sujets traités 
 
La qualité de l'air des bureaux influence fortement les capacités intellectuelles des travailleurs – Article dans The Washington Post 
 
Casser la croûte avec des collègues permettrait de mieux travailler en équipe – Article dans Taylor and Francis Online 
 
Les patients sont moins satisfaits d'un médecin de famille qui prescrit moins d'antibiotiques – Article dans British Journal of General Practice 
 
Les riches moins généreux que les pauvres dans les sociétés inégalitaires – Article dans Pacific Standard

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Raphaëlle Derome sur le site de l’AJIQ

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