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Les meilleurs moments : Émission du mercredi 25 novembre 2015


Société

Étiquette de la rupture : l'art de bien laisser tomber

Louise Deschâtelets, Florence Marcil-Denault et Jean-Philippe Baril-Guérard
Louise Deschâtelets, Florence Marcil-Denault et Jean-Philippe Baril-Guérard     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Un nouveau site canadien, The Breakup Shop, offre de rompre à votre place avec votre conjoint par texto, courriel, courrier ou même paquet-cadeau. Le site arrive à une époque où les utilisateurs d'applications et de sites de rencontres rompent de plus en plus en disparaissant sans donner signe de vie. La chroniqueuse Louise Deschâtelets, l'auteur Jean-Philippe Baril-Guérard et la psychologue Florence Marcil-Denault discutent avec Catherine Perrin de la bonne manière de quitter quelqu'un. 
 
Contourner la rencontre 
« Les grands utilisateurs de téléphone intelligent ont une tendance lourde et forte à utiliser ce bidule pour évacuer et contourner la rencontre, la vraie, celle où on se regarde et on s'explique ce qui s'est passé », souligne Florence Marcil-Denault, selon qui ce problème ne touche pas que les jeunes. « Dans la rupture, c'est une étape essentielle pour les deux côtés. La personne a besoin de comprendre pourquoi elle se fait laisser. C'est ce qui va lui permettre de vivre des émotions appropriées et de faire le deuil. » 
 
Contrat social 
Pour Jean-Philippe Baril-Guérard, la rupture par disparition est envisageable lorsque la relation a été de courte durée. « Ça finit par faire partie du vocabulaire des rencontres sur Internet, indique-t-il. Je ne trouve pas ça si triste si c'est un contrat social auquel les gens adhèrent. En rencontrant des gens sur Internet, on adhère d'une certaine façon à cette culture-là. On finit par l'accepter. » 
 
Les émotions, non merci 
Louise Deschâtelets croit que la tendance des parents à surprotéger leurs enfants durant leur éducation, depuis quelques décennies, a produit des adultes handicapés sur le plan relationnel. « Globalement, dans la société, on a de plus en plus de mal avec les émotions affectives fortes, fait-elle remarquer. Même dans le secteur du travail, il n'y a plus de patrons qui congédient des employés aujourd'hui, parce qu'ils ont du mal avec ça. [...] Ce qui est grave, c'est qu'elle est rendue dans le secteur affectif, cette façon de faire qui évacue ce pourquoi on est ensemble. »

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - The Breakup Shop
HYPERLIEN - Florence Marcil-Denault sur Psycho-Med
HYPERLIEN - Louise Deschâtelets dans le Journal de Montréal
HYPERLIEN - Jean-Philippe Baril-Guérard sur Twitter

Société

L'amour au temps du numérique : la quête sentimentale des jeunes

Sophie Lambert
Sophie Lambert     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Le nouveau documentaire de Sophie Lambert suit pendant 8 mois six jeunes célibataires de 19 à 24 ans dans la construction de leur vie amoureuse. Elle a constaté que leur réalité est toute autre que celle qu'elle a vécue à cause des téléphones intelligents et des applications de discussion. La réalisatrice explique à Catherine Perrin pourquoi elle a l'impression de voir toute une génération se construire une carapace. La chroniqueuse Louise Deschâtelets, l'auteur Jean-Philippe Baril-Guérard et la psychologue Florence Marcil-Denault donnent leurs impressions. 
 
Sophie Lambert précise avoir passé beaucoup de temps à créer un lien de confiance avec ses sujets. « Il y a une espèce de révolution par rapport au relationnel, en ce moment. Ils y vont à tâtons, ils se frappent contre des murs, fait-elle valoir au sujet des moins de 25 ans. Ce que j'y vois, finalement, c'est beaucoup de solitude. Tu te fais dire non. Tu rentres le soir, tu es tout seul... C'est toute ta personne qui est remise en question! [...] Qu'est-ce que ça va donner, cette génération qui se construit des carapaces à la suite d'un rejet? On est loin de l'empathie. On est loin d'entrer en contact avec l'autre, d'essayer de comprendre l'autre et de prendre le temps, à travers les écueils, de réellement se connaître. » 
 
Bande-annonce de L'amour au temps du numérique 
 
 
Stéréotypes 
Louise Deschâtelets réagit à un extrait qui expose que les hommes bénéficient d'une plus grande tolérance sociale à l'endroit de leur promiscuité sexuelle que les femmes : « Les stéréotypes d'avant sont toujours là, même si la technologie est entrée dans la vie des jeunes! » Elle se dit peu surprise que les 19-25 ans se construisent une carapace, puisque leurs parents les ont trop protégés des désagréments lorsqu'ils étaient jeunes.  
 
Un monde nouveau 
« L'absence de repères, l'inconnu, ça offre aussi des possibilités, observe Jean-Philippe Baril-Guérard. Peut-être que ces nouvelles façons de construire des relations sont une occasion de réinventer ce qu'on considérait comme le couple. [...] J'ai plutôt l'impression qu'on a très vite constaté que ces choses-là ne pouvaient pas durer et qu'on s'appuie sur autre chose. »  
 
Le rêve contre la réalité 
Florence Marcil-Denault estime que ce choc des générations se résume à une dichotomie entre les modèles relationnels. « Il y a le modèle que ces jeunes ont eu et le modèle qui est encore fantasmé, explique-t-elle. Ils ont de la difficulté à faire correspondre les deux et, donc, la conceptualisation du modèle fantasmé n'est pas très réaliste, parce qu'elle ne se base pas sur quelque chose de concret. »

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - L''amour au temps du numérique sur le web
HYPERLIEN - Florence Marcil-Denault sur Psycho-Med
HYPERLIEN - Jean-Philippe Baril-Guérard sur Twitter
HYPERLIEN - Louise Deschâtelers dans le Journal de Montréal

Science et technologie

Des moustiques génétiquement modifiés pour combattre la malaria

Un moustique
Un moustique     Photo : iStock

Cette semaine, au bureau des études, les journalistes scientifiques Raphaëlle Derome et Jean-François Bouthillette nous parlent, entre autres, d'un plan pour combattre la malaria au moyen de moustiques génétiquement modifiés et d'une nouvelle espèce de tiques qui favoriserait l'expansion géographique de la maladie de Lyme. 
 
Références des sujets traités 
 
Des moustiques génétiquement modifiés pourraient aider à la lutte contre la malaria – Article dans Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America 
 
Une nouvelle tique favoriserait l'expansion géographique de la maladie de Lyme – Article dans Nature 
 
Le déficit d'attention observable dans le cerveau – Article dans NPR 
 
Un programme de textos interactifs se montre efficace pour prévenir les excès d'alcool chez les jeunes – Article dans EurekAlert!

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Raphaëlle Derome sur le site de l’AJIQ
HYPERLIEN - Jean-François Bouthillette sur Twitter

Société

L'immersion française victime de son succès en Ontario

Tableau dans une classe de français
Tableau dans une classe de français     Photo : iStock

Les commissions scolaires ontariennes peinent à répondre à la demande pour les cours d'immersion française, si bien que certaines doivent maintenant imposer des quotas, au grand déplaisir des parents. Catherine Lafrance, chef d'antenne du Téléjournal Ontario, et l'ex-journaliste Mathieu Chantelois expliquent le dilemme dans lequel cette situation place le gouvernement ontarien.

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - French Immersion growth causing pain for Ontario boards dans le Toronto Star
HYPERLIEN - Catherine Lafrance sur Twitter
HYPERLIEN - Mathieu Chantelois sur Twitter

Arts et culture

Peggy Guggenheim, dépisteuse d'art

Peggy Guggenheim
Peggy Guggenheim     Photo : peggyguggenheimfilm.com

Le documentaire Peggy Guggenheim : Art Addict, de Lisa Immordino, raconte la vie et l'héritage de la mécène américaine, dont l'influence a été déterminante sur l'art contemporain. Nièce de Solomon Guggenheim, fondateur du musée new-yorkais du même nom, elle a été proche de Max Ernst, Marcel Duchamp et Jean Cocteau, et a consacré sa vie à la promotion de l'art marginal. La comédienne Geneviève Rioux et Jean-François Belisle, le directeur général du centre d'art L'Arsenal, expliquent pourquoi le film fait honneur à l'avant-gardisme du personnage.  
 
Bande-annonce de Peggy Guggenheim : Art Addict 
 
 
Le documentaire Peggy Guggenheim : Art Addict est à l'affiche jusqu'au 26 novembre au Cinéma du Parc, à Montréal. Il est également présenté ce soir à la Canadian Art Foundation de Toronto. Il prendra l'affiche à Vancouver le 18 décembre.

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Peggy Guggenheim : Art Addict sur le web
HYPERLIEN - Peggy Guggenheim : Art Addict sur Facebook

International

Récemment à l'émission : l'invasion de 2003 vue par les Irakiens

Une image tirée du film <i>Homeland : Iraq Year Zero</i>
Une image tirée du film Homeland : Iraq Year Zero     Photo : Abbas Fahdel

Homeland : Iraq Year Zero, le documentaire du réalisateur irakien Abbas Fahdel, raconte en près de six heures le quotidien des Irakiens dans les mois et les semaines qui ont précédé l'invasion américaine de 2003, puis dans les mois qui l'ont suivie. De passage au Canada, il expliquait le 17 novembre à Catherine Perrin pourquoi il a pris tant de temps à assembler son film. Réécoutez l'entrevue complète ici

Société

Jean-Martin Aussant : l'art de combiner ses passions

Jean-Martin Aussant
Jean-Martin Aussant     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

L'ancien chef d'Option nationale vient d'être nommé au conseil d'administration du Studio de musique ancienne de Montréal. Exilé à Londres de 2013 jusqu'à cette année, il occupe depuis son retour le poste de directeur du Chantier de l'économie sociale du Québec. Jean-Martin Aussant explique à Catherine Perrin en quoi ses intérêts pour la politique, la finance et la musique sont complémentaires selon lui. 
 
Musicien de longue date, il regrette aujourd'hui de ne pas avoir poursuivi ses études dans ce domaine, décision qu'il attribue à un manque de courage et de confiance. Il se promet néanmoins de lancer un jour la soixantaine de compositions qu'il a accumulées en environ 30 ans.  
 
Un fil conducteur, trois piliers 
De la finance à l'économie sociale en passant par la musique, son parcours peut sembler échevelé, mais le principal intéressé estime qu'il présente un fil conducteur. « Dans une société, il y a trois piliers : il y a le privé, qu'on connaît bien, il y a le gouvernemental, qu'on connaît assez bien aussi, et il y a le pilier collectif, qui est moins bien connu. J'ai travaillé plusieurs années dans le pilier privé, en finance traditionnelle, j'ai tâté du gouvernemental dans mes cinq ans en politique active et, maintenant, je suis dans le pilier collectif pour faire le tour de tout ça, explique-t-il. La contribution potentielle du pilier collectif est absolument phénoménale et insoupçonnée. C'est déjà immense au Québec : 40 milliards de notre économie qui proviennent de l'économie sociale. C'est gigantesque! Le Québec est un précurseur dans le monde. » 
 
Il explique que l'économie sociale inclut toute entreprise basée sur le modèle coopératif, des centres de la petite enfance (CPE) à Desjardins en passant par les festivals culturels. Selon lui, il s'agit d'un modèle d'avenir. « On crée beaucoup de richesse, mais on la distribue en chemin », dit-il pour en résumer le fonctionnement.  
 
Un concert-bénéfice pour le Studio de musique ancienne de Montréal, fait d'un programme d'oeuvres de Bach et de Haendel, aura lieu le vendredi 27 novembre à la Maison symphonique de Montréal.

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Studio de musique ancienne de Montréal sur le web
HYPERLIEN - Chantier de l’économie sociale du Québec sur le web
HYPERLIEN - Jean-Martin Aussant sur Twitter

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