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Les meilleurs moments : Émission du mercredi 18 novembre 2015


Société

Procréation assistée : comment la nouvelle loi touche les couples infertiles

Un ovule inséminé artificiellement
Un ovule inséminé artificiellement     Photo : iStock

La loi adoptée la semaine dernière au Québec a mis fin à la gratuité du programme de procréation assistée et prévoit plutôt la mise en place d'un système de crédits d'impôt. Quatre personnes rencontrées en mars dernier dans la foulée des consultations publiques sur ce sujet – Sophie, Élodie, Mathieu et la journaliste Laura-Julie Perreault, qui ont eu ou tentent d'avoir recours à la fécondation in vitro – expliquent à Catherine Perrin en quoi les conditions imposées pour bénéficier du nouveau programme sont injustes à leurs yeux. 
 
En vertu de la nouvelle loi, seuls les couples sans enfant, qui n'ont pas opté pour une stérilisation volontaire, auront accès à ces crédits d'impôt. 
 
Serpent et échelles 
Sophie, 43 ans, est tombée enceinte à la suite d'un troisième cycle de fécondation in vitro. Il était moins une dans tous les sens du terme, mais elle se garde bien de célébrer puisque la procréation assistée est, selon elle, « un immense jeu pas drôle de serpents et échelles » dans lequel « on est toujours menacé de repartir à zéro ». « Toute cette idée de monnayer le désir d'avoir un enfant, de donner une valeur à ce rêve d'avoir une famille, de peupler notre pays, me fait beaucoup de peine et me met en beau fusil, déclare-t-elle. Il n'y a pas d'autre acte médical qu'on cherche à monnayer comme celui-là. L'infertilité est une maladie reconnue par l'Organisation mondiale de la santé depuis 2009 et je ne vois pas pourquoi tout à coup, on s'est mis à discriminer contre cette maladie-là. » 
 
Projet d'investissement 
Mathieu, 37 ans, et sa conjointe n'ont que six mois pour compléter leur troisième cycle de fécondation in vitro. Après cette période, ils ne seront plus admissibles au programme, ce qui signifie que le dépôt d'un ovule déjà congelé leur coûtera 5 000 $, les frais médicaux entourant les autres procédures nécessaires, 25 000 $, et chaque ovule additionnel qu'ils désireront congeler, 5 000 $. « Il faut faire une évaluation financière. C'est un projet d'investissement », dit-il, qualifiant le procédé de parcours du combattant ou de jeu d'échecs impossible à comprendre.  
 
Chaos 
Laura-Julie Perreault, 37 ans, raconte son expérience en clinique de fertilité dans un dossier publié le 8 novembre dans La Presse+. Elle remarque que l'adoption de la loi s'est faite dans le chaos le plus total au ministère de la Santé comme dans les cliniques. « On n'a pas encore le texte de la loi! Et quand on pose la question aux attachés de presse, on nous dit que beaucoup de choses se sont faites sur des bouts de papier, [qu'il faudra du] temps pour colliger les informations, explique-t-elle. [...] Plein de couples étaient prêts à aller en traitement et avaient leur calendrier et, du jour au lendemain, leur monde s'est écroulé. » 
 
La chance d'être arrivé à temps 
Élodie, 34 ans, a eu un premier enfant grâce à la fécondation in vitro et est présentement enceinte de son second après avoir suivi d'autres traitements. « Ça change notre vie complètement, ça la remet sur la bonne ligne, ça permet à notre projet de vie le plus central de se réaliser », dit-elle, déplorant que d'autres n'auront pas la même chance qu'elle et son conjoint. « Je regarde mon enfant qui existe et ma bedaine qui me donne de coups et je me dis : c'est le Québec au complet qui en bénéficie! »

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Procréation assistée : des couples infertiles menacés d??exclusion dénoncent les changements à l??émission de Catherine Perrin du 13 mars 2015
HYPERLIEN - Le bébé de la dernière chance dans La Presse+
HYPERLIEN - Laura-Julie Perreault sur Twitter

Société

La liberté, pierre angulaire du mode de vie à la française

Portion du tableau <i>La liberté guidant le peuple</i> d'Eugène Delacroix (1830)
Portion du tableau La liberté guidant le peuple d'Eugène Delacroix (1830)     Photo : Eugène Delacroix

Si l'attentat contre Charlie Hebdo était une attaque contre la liberté d'expression, les attentats de vendredi dernier à Paris étaient une attaque contre la liberté, point, selon des observateurs. La psychologue Rachida Azdouz, l'historien André Champagne et la sociologue Valérie Harvey en profitent pour analyser les origines historiques, sociales et émotives de cette soif de liberté des Français.

Arts et culture

La littérature gaie en 2015 : des romans pour tous

Samuel Larochelle, Guillaume Lambert et Denis-Martin Chabot
Samuel Larochelle, Guillaume Lambert et Denis-Martin Chabot     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Trois nouveaux romans québécois parus cet automne – Satyriasis, de Guillaume Lambert, Rue Sainte-Catherine Est : métro Beaudry, de Denis-Martin Chabot, et Parce que tout me ramène à toi, de Samuel Larochelle – mettent en scène des héros homosexuels. Les trois romanciers expliquent en quoi écrire sur la réalité homosexuelle leur permet de toucher à des thèmes plus universels.  
 
L'histoire ne fait pas le roman 
Rue Sainte-Catherine Est : métro Beaudry raconte l'apparition du sida dans la communauté gaie des années 1980. « Je refuse de dire que j'ai écrit un roman gai, clame Denis-Martin Chabot. J'ai vraiment écrit un roman contemporain. Oui, ça se passe il y a 20 ans, 30 ans, 40 ans dans certains cas, mais, pour moi, l'idée était de raconter ce moment-là de notre histoire. » Il estime que les maisons d'édition se montrent plus ouvertes aujourd'hui à publier des oeuvres reliées à l'homosexualité. 
 
Humain avant tout 
Dans Parce que tout me ramène à toi, un jeune homme tente d'oublier son idylle étiolée au cours d'un voyage en Asie. « La façon de vivre l'amour, les doutes, les questionnements, l'insécurité, c'est proprement humain, observe Samuel Larochelle. Ce n'est pas une orientation sexuelle. Ça peut toucher n'importe qui. Ça peut rappeler sa jeune vingtaine à un lecteur dans la cinquantaine ou la soixantaine, ou interpeller quelqu'un qui est en plein dans ces doutes-là. » 
 
Regard sur le monde 
Satyriasis est le récit d'une passion avortée à cause de la jalousie à l'ère des réseaux sociaux et de la surveillance facilitée par la technologie. « Je ne peux pas dire qu'en tant que jeune auteur, j'écris sur quelque chose que je ne connais pas, indique Guillaume Lambert. J'avais besoin d'aller très loin dans la description d'une certaine intimité, mais je voulais surtout jeter un regard sur ce que je vois autour de moi dans les relations interpersonnelles, dans la rencontre entre individus et dans la façon dont les gens se consomment et se rejettent. Je pourrais avancer l'hypothèse que puisque les gens ont un mal être avec eux-mêmes, donc avec leur propre intimité, ça fait peut-être des relations à long terme plus ou moins fortes. J'avais besoin de régler ça. »

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Satyriasis sur le web
HYPERLIEN - Rue Sainte-Catherine Est – Métro Beaudry sur le web
HYPERLIEN - Parce que tout me ramène à toi sur le web
HYPERLIEN - Salon du livre de Montréal sur le web
HYPERLIEN - Horaire des signatures d’auteurs au Salon du livre de Montréal

Arts et culture

Récemment à l'émission : l'art de mieux exprimer la sexualité féminine

Sarah Gagnon-Piché, Sara Hébert et Rose-Aimée T. Morin
Sarah Gagnon-Piché, Sara Hébert et Rose-Aimée T. Morin     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Un nouveau recueil de textes intitulé Caresses magiques donne une voix aux femmes pour parler de leur sexualité en marge des clichés de la culture populaire. Il émane d'un blogue du même nom, lui-même né d'une émission de radio. En compagnie de Rose-Aimée T. Morin, auteure d'un texte du recueil, deux des trois codirectrices de l'ouvrage, Sara Hébert et Sarah Gagnon-Piché, expliquent en quoi Caresses magiques est né en réponse à un manque d'éducation sexuelle. Réécoutez l'entrevue complète ici.

Science et technologie

Boire trois à cinq cafés par jour favoriserait la longévité

Une tasse de café
Une tasse de café     Photo : iStock

Cette semaine, au bureau des études, les journalistes scientifiques Raphaëlle Derome et Jean-François Bouthillette nous parlent, entre autres, des effets positifs de la caféine sur la longévité humaine et d'une nouvelle méthode pour administrer les médicaments anticancer. 
 
Références des sujets traités 
 
La consommation quotidienne de café liée à une meilleure longévité – Article sur NPR 
 
Des algues pour aider à administrer des médicaments contre le cancer – Article dans Pacific Standard 
 
Les enfants intimidateurs plus susceptibles de développer des troubles alimentaires – Article dans EurekAlert! 
 
Les excréments humains pourraient être une source d'énergie – Article dans L'Express

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Raphaëlle Derome sur le site de l’AJIQ
HYPERLIEN - Jean-François Bouthillette sur Twitter

Société

Droits animaux : le Québec encore trop négligent

Sophie Gaillard et Michel Seymour
Sophie Gaillard et Michel Seymour     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Le projet de loi 54, déposé cet été par le ministre Pierre Paradis, propose de revoir le statut de l'animal comme être plutôt qu'un bien. Mais pendant que l'État civil progresse sur cette question, les usines à chiots ont encore le droit d'opérer, les refuges euthanasient 500 000 animaux par années et les Québécois ne gardent leur animal de compagnie que 19 mois en moyenne. Sophie Gaillard, avocate à la Société pour la prévention de la cruauté des animaux (SPCA), et le professeur Michel Seymour rendent compte à Catherine Perrin du travail qui reste à faire. 
 
Sophie Gaillard note que la nouvelle disposition de la loi est déclaratoire et symbolique, mais contient un volet dédié au bien-être animal qui possède des implications plus concrètes.  
 
Comportement moral à définir 
Michel Seymour renvoie la balle du changement des mentalités à la population. « On dit que le Code civil était en retard en traitant les animaux comme des biens, mais les gens traitent les animaux comme des biens, déplore-t-il. Il y a toute une sensibilisation à faire sur le comportement moral qu'il faut avoir. Adopter, c'est une responsabilité. [...] La question, au fond, va loin. Si l'animal est un être sensible, si c'est presque une personne animale et qu'il y a un respect, ça soulève des questionnements de fond sur notre alimentation, aussi. » 
 
La SPCA, de son côté, conserve son traditionnel lot de contraintes en ce qui a trait à l'adoption des animaux qu'elle recueille. « On doit se fier à la bonne foi des gens quand ils répondent aux questionnaires, dit Sophie Gaillard. Des fois, il y a des discussions qui doivent avoir lieu avec les évaluateurs canins dans le cas d'un animal particulièrement difficile, mais on n'a pas les ressources à la SPCA pour faire un suivi auprès de tous les adoptants. » 
 
L'avocate déplore notamment qu'aucune réglementation ne limite le nombre d'animaux qu'un éleveur ou un adoptant peut recueillir.  
 
Une journée d'adoption d'animaux de compagnie aura lieu le 22 novembre à Laval, en collaboration avec l'Auberge Zen pour animaux et la SPCA.

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - À la défense des animaux devant la loi à l''émission du Catherine Perrin du 27 janvier 2014
HYPERLIEN - Québec dépose un projet de loi pour mieux protéger les animaux sur ICI Radio-Canada.ca
HYPERLIEN - 12 questions à se poser avant d''adopter sur le site de la SPCA
HYPERLIEN - Journées d''adoption d''animaux de compagnie et micropuçage sur le site de la Ville de Laval

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