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Les meilleurs moments : Émission du lundi 16 novembre 2015


Société

L'agenda de la semaine : contrecoups des attentats de Paris

Des fleurs, des chandelles et des messages de solidarité s'amoncellent sur la Place de la République, à Paris, à la suite des attaques terroristes.
Des fleurs, des chandelles et des messages de solidarité s'amoncellent sur la Place de la République, à Paris, à la suite des attaques terroristes.     Photo : Reuters/Christian Hartmann

Trois observateurs de l'actualité politique et culturelle, les journalistes Daniel Lessard, David Desjardins et Stéphane Leclair, passent en revue les événements à surveiller cette semaine. 
 
Daniel Lessard s'intéresse aux conséquences politiques des attentats de Paris, notamment sur le sommet sur le climat qui se déroulera dans la capitale; aux répercussions des événements sur la politique extérieure canadienne, ainsi qu'aux suites que le gouvernement Trudeau compte donner à la décision de la Cour suprême dans l'affaire du niqab.  
 
David Desjardins parle des effets des mêmes attentats sur la politique intérieure française, du projet de taxis électriques de l'homme d'affaires Alexandre Taillefer ainsi que du congrès annuel de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec. 
 
Stéphane Leclair traite de la sortie repoussée du film Made in France, de la reprise des événements culturels à Paris ainsi que des manifestations de solidarité du milieu culturel envers la France.

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Daniel Lessard sur le web
HYPERLIEN - David Desjardins dans Le Devoir
HYPERLIEN - David Desjardins sur Twitter
HYPERLIEN - Stéphane Leclair sur Twitter

Société

Terrorisme : des solutions de rechange à la peur

Pascale Brillon, Stéphane Berthomet, Jean-René Milot et Lamine Foura
Pascale Brillon, Stéphane Berthomet, Jean-René Milot et Lamine Foura     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Même si des voix s'élèvent pour dire non à la peur, l'inquiétude est palpable depuis les attentats qui ont frappé Paris vendredi soir. Lamine Foura, du Congrès maghrébin au Québec, l'islamologue Jean-René Milot, l'anthropologue Dounia Bouzar, la psychologue Pascale Brillon et l'analyste en affaires policières Stéphane Berthomet indiquent à Catherine Perrin en quoi la peur est un piège auquel on peut substituer d'autres sentiments. 
 
Avoir la foi 
Dounia Bouzar est fondatrice du Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l'islam, en France. Elle reconnaît que la course contre la radicalisation est difficile, mais rappelle qu'il faut avoir foi en les efforts de prévention. « Ceux qui passent à l'acte sont quand même de l'ancienne génération, souligne-t-elle. Toute la jeune génération qui est en voie de radicalisation, qui est en train d'incuber cet embrigadement et qui n'est pas encore passée à l'acte, c'est d'elle qu'on s'occupe. Demain, elle pourrait passer à l'acte, mais on se raccroche comme on peut et on se dit que ceux qu'on a récupérés par la prévention ne sont pas encore passés à la déshumanisation. » 
 
Blâme 
Stéphane Berthomet est codirecteur de l'Observatoire sur la radicalisation et l'extrémisme violent, et auteur du livre La fabrique du djihad. Il blâme les dirigeants et les autorités policières de France, qui ont selon lui négligé d'endiguer le désœuvrement dans les banlieues vulnérables, et qui savaient que des terroristes visaient des salles de concert. « On a laissé la France, à la fois sur le plan international et sur le plan national, dériver complètement, dénonce-t-il. On a laissé ces banlieues aller aux mains d'abord de la criminalité organisée, ensuite de l'intégrisme, et aujourd'hui, on s'étonne qu'il y ait des gens qui soient volontaires pour le djihad partout en France. Il est là, le scandale. » 
 
Agir aujourd'hui 
Lamine Foura est secrétaire général du Congrès maghrébin au Québec (CMQ). Selon lui, la peur est légitime, mais ne doit pas servir de base à des mesures irréfléchies, ce qui est exactement ce que Daesh cherche. Il reconnaît la nécessité de réformer l'islam, mais estime une telle réforme inutile si les pays occidentaux ne revoient pas leurs politiques étrangères ni leurs politiques d'intégration. « Au Québec, on est loin de cette situation, mais il faudra qu'on agisse aujourd'hui au niveau social. Si on ne le fait pas, on sera dans la même situation que la France dans 50 ans », prévient-il, soulignant également le caractère loufoque de demander aux musulmans de prendre position contre le terrorisme. « Ces musulmans ne sont pas musulmans à temps plein. » 
 
L'islam, cet inconnu qui évolue 
Jean-René Milot est professeur associé au Département de sciences de la religion de l'UQAM. Il souligne le peu d'intérêt des médias et de la population à l'égard de l'islam en dehors des moments de crise et estime que ce manque de connaissance contribue à la peur. Selon lui, la réforme de l'islam existe dans les chaumières des immigrants. « L'espèce d'accommodement par rapport à la modernité se fait dans le vécu avant de se faire dans la pensée, explique-t-il, citant des recherches menées sur le terrain. Très souvent, la pensée va tout simplement rationaliser des choses qui ont déjà été vécues dans un processus d'adaptation. En ce sens, je pense que dans les pays occidentaux, on a des minorités musulmanes qui vivent l'islam et qui font peu de choses de ce qu'ils faisaient auparavant, parce qu'ils ont trouvé un mode d'adaptation. »  
 
Inquiétude normale 
Pascale Brillon se spécialise dans le stress et le deuil post-traumatiques. Elle rappelle que la peur est un sentiment normal à l'égard du terrorisme. « Le discours [des terroristes] est extrêmement dichotomisé, comme délirant. Si on avait quelqu'un qui se présentait ainsi dans une urgence psychiatrique, on le considérerait comme complètement paranoïaque et délirant et on n'utiliserait pas des stratégies ordinaires, dit-elle. Donc, une des choses qui confrontent énormément l'Occidental, c'est de penser : "j'ai devant moi un ennemi que je ne vois pas, avec lequel je ne peux pas utiliser d'arme de négociation que j'utilise habituellement." » Elle estime également que les autorités gagneraient à mettre la population en garde lorsqu'un danger est imminent : « Ça maximise la vigilance et la résilience. »

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - La fabrique du djihad : radicalisation et terrorisme au Canada sur le site des éditions Édito
HYPERLIEN - Congrès Maghrébin au Québec sur le web

Société

Le recyclage au Québec à la croisée des chemins

Dany Michaud
Dany Michaud     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Implanter la récupération des matières organiques, moderniser la récupération du verre et empêcher qu'une part du bac à recyclage se retrouve aux déchets... Voilà les défis que doit relever Recyc-Québec, l'organisme public qui coordonne la récupération au Québec depuis 25 ans. Danny Michaud, son nouveau président, explique à Catherine Perrin en quoi la solution se trouve aussi au début de la chaîne de consommation. 
 
« Il faut parler aux gens, indique Danny Michaud. C'est certain qu'il faut trouver les meilleurs débouchés possible pour la matière, mais, au départ, si l'on consomme intelligemment, des changements peuvent être apportés. Un saumon qu'on achète à l'épicerie et qui, pour toutes sortes de raisons, n'est pas cuisiné le soir même, est envoyé aux résidus organiques ou tout simplement jeté. Si les gens savaient dès le départ qu'en le cuisant tout de suite, on rallonge sa durée de vie de cinq jours... On peut changer les comportements. Ce réflexe-là n'est pas encore acquis. On pense beaucoup à ce qu'on doit acheter, peu à ce qu'on va faire après, alors que c'est hyper important! » 
 
Vidéo commémoratif des 25 ans de Recyc-Québec 

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Recyc-Québec sur le web
HYPERLIEN - Le compostage à San Francisco à Désaultels le dimanche, émission du 8 novembre
HYPERLIEN - Site Quoi récupérer?

Arts et culture

Un essai pour repenser la virilité

Steve Gagnon
Steve Gagnon     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Je serai un territoire fier et tu déposeras tes meubles, le nouvel essai du comédien, auteur et metteur en scène Steve Gagnon, réfléchit à une nouvelle définition de la virilité. Il estime dangereuse notre conception actuelle des rôles de l'homme et de la femme, puisqu'elle amène des générations d'adolescents à abandonner l'espoir d'accéder à une certaine grandeur d'âme. L'auteur explique à Catherine Perrin en quoi les stéréotypes sexuels sont incompatibles avec de véritables qualités humaines.

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Je serai un territoire fier et tu déposeras tes meubles sur le site de Nouveau projet

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