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Économie et affaires

Phénix : les ratés d'un système de paie pas très payant

Le mardi 31 janvier 2017

Simon Richard et Diane Richer
Simon Richard et Diane Richer     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Salaires non versés, trop-payés compliquant les déclarations de revenus, attentes déraisonnables... Voilà ce que plus de 80 000 fonctionnaires fédéraux vivent depuis l'implantation du système de paie Phénix, au début de l'année 2016. La situation de 10 000 employés n'est toujours pas réglée. Trois d'entre eux, Diane Richer, Simon Richard et une étudiante prénommée Andréanne, expliquent à Catherine Perrin en quoi l'absence de service et d'informations de la part de leur employeur complique ce quiproquo de plus belle.  
 
Privée de la moitié de sa paie 
Andréanne, étudiante à temps plein, a occupé un emploi d'été au gouvernement fédéral. « On m'a avertie dès le départ qu'il y aurait probablement des problèmes avec ma paie, parce que c'était le cas pour l'ensemble des étudiants qui arrivaient en même temps que moi, raconte-t-elle. J'ai passé mon premier mois et demi sans avoir une seule paye, et puis quand j'ai finalement reçu ma première, il manquait 500 $. » Le même montant a été déduit de toutes ses paies subséquentes. « Je n'ai jamais été remboursée. C'est à peu près la moitié de ma paie qui manque toujours, et ce, après cinq plaintes! » 
 
Des trop-payés difficiles à gérer 
Diane Richer a pris sa retraite d'Industrie Canada en septembre. Contrairement à Andréanne, elle a reçu un trop-payé. « J'ai continué à recevoir mes paies jusqu'au 30 novembre. [...] Je reçois mon chèque de pension en même temps, donc c'est beaucoup d'argent, indique-t-elle, avouant craindre le moment de produire sa déclaration de revenus. « Chaque fois qu'on communique avec le centre d'appel, on doit toujours recommencer notre histoire. Même si on donne notre numéro d'identification, on n'est pas sur la liste ; on ne sait pas trop, il faut recommencer. » 
 
Devoir appeler 200 fois, attendre 1 h 30 
Simon Richard, employé à la Défense nationale, a éprouvé des problèmes lorsqu'il a voulu prendre un congé parental, en février 2016. « Il y a eu au moins un mois de retard pour recevoir mon relevé d'emploi pour les prestations du Régime québécois d'assurance parentale (RQAP), dit-il. J'avais des appels du RQAP pour me dire : "Vous risquez de ne pas recevoir vos prestations provinciales si vous ne nous envoyez pas votre relevé d'emploi." Ça prenait chaque fois des heures pour contacter le centre de paie. [...] Il y a eu des journées ou j'ai dû appeler plus de 200 fois pour avoir une ligne. Il m'est arrivé de me faire mettre en attente pendant 1 h 30! »


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