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Économie et affaires

Prendre sa retraite à 40 ans : un choix contraignant, mais possible

Le lundi 23 janvier 2017

De gauche à droite et de haut en bas : Simon Diotte, Van-Anh Hoang, Jean-Sébastien Pilotte et Maryse Charbonneau
De gauche à droite et de haut en bas : Simon Diotte, Van-Anh Hoang, Jean-Sébastien Pilotte et Maryse Charbonneau     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Un plan précis, un mode de vie simple, un salaire substantiel, le refus des excès... Voilà ce qu'il faut pour pouvoir prendre sa retraite à 40 ans, voire avant, selon Van-Anh Hoang, 36 ans, Jean-Sébastien Pilote, 38 ans, et Maryse Charbonneau, 33 ans. En compagnie de Simon Diotte, journaliste en finances personnelles, ils expliquent à Catherine Perrin comment atteindre l'indépendance financière sans se priver.  
 
« Ça prend un salaire moyen, c'est sûr. Avec 20 000 $ par année, c'est très difficile. Ça prendrait des dépenses vraiment minimes, indique Jean-Sébastien Pilote. Mais je fais vraiment un salaire moyen. Honnêtement, je n'ai jamais fait au-dessus de 100 000 $ dans ma carrière, et ma moyenne est bien en deçà. » 
 
Couper le superflu 
« On a beaucoup baissé le niveau de nos dépenses, mais il reste qu'on fait vraiment ce qui nous apporte du bonheur, dit-il également. On voyage, on va au restaurant, on sort avec nos amis, mais on a coupé dans tout ce qui est superflu pour nous, par exemple une voiture neuve. C'est, à mon avis, la pire des dépenses. Ça peut coûter de 8000 à 10 000 $ par année, mais avec le coût d'opportunité, ça monte à 1 ou 2 millions sur une vie active. Ma voiture a 19 ou 20 ans. »  
 
Avec de la modestie, pas de souci! 
« La plupart des gens vont dire qu'il faut faire des sacrifices financiers, mais pour les gens qui ont un plan précis, il ne s'agit pas de sacrifices », indique Simon Diotte, qui a signé un dossier sur les jeunes retraités dans Les Affaires en 2015.  
 
Il y citait en exemple la ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, qui a atteint l'indépendance financière jeune, après quelques années en relations publiques. « Normalement, les gens qui gagnent beaucoup d'argent achètent une plus grosse maison, de grosses voitures, de gros voyages... Elle a fait le contraire : elle a décidé de réduire son train de vie, de rouler en voiture usagée, de redevenir locataire. Le but, en ayant un train de vie plus modeste, était de faire ce qu'elle voulait dans la vie, et dans son cas, c'était de faire de la politique. » 
 
Faire d'une pierre deux coups 
« Il s'agit de faire des choix au quotidien, de se demander, un peu comme Pierre-Yves McSween : "En as-tu vraiment besoin?" affirme Maryse Charbonneau. On remet en cause chaque dépense. Ensuite, quand on fait un choix de consommation, il s'agit toujours d'essayer de faire d'une pierre deux coups : si on va au restaurant, on va dans un restaurant d'école de métiers professionnels pour les encourager, avec un couple d'amis, parce que ça fait une rencontre en même temps. Il s'agit de toujours tout optimiser. [...] On a fait des choix pour nos enfants aussi, pour nous permettre de respecter nos [objectifs de] dépenses. On savait qu'une activité de sport d'équipe, comme le hockey, amenait beaucoup de dépenses d'équipements, de sorties en tournoi... On a privilégié des activités en solitaire. »


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