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Catherine Perrin

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Société

Zoos : entre mauvais traitements et protection des animaux

Le mardi 31 mai 2016

Valéry Giroux et David Rodrigue
Valéry Giroux et David Rodrigue     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Même si de nombreux jardins zoologiques sont aujourd'hui tournés vers la conservation animale et le maintien d'un lien entre l'homme et la nature, leur vocation de divertissement maintient leurs pensionnaires dans un état d'emprisonnement. Dans la foulée de l'incident qui a coûté la vie à un gorille dans un zoo de Cincinnati, Christine Gagnon, du Zoo de Saint-Félicien, David Rodrigue, du Zoo Ecomuseum de Sainte-Anne-de-Bellevue, et Valéry Giroux, du Centre de recherche en éthique de l'Université de Montréal, débattent du bien-fondé des zoos au micro de Catherine Perrin. 
 
Christine Gagnon et David Rodrigue garantissent que les animaux sont bien traités dans leurs établissements respectifs, qu'ils jugent essentiels au développement d'une « connexion émotive » entre leurs visiteurs et la nature.  
 
Ambassadeurs 
« Je crois fermement et sincèrement que ces animaux-là sont des ambassadeurs de leur espèce et qu'ils ont un effet important auprès du public pour qu'on puisse passer notre message de conservation, indique Christine Gagnon. Ce n'est pas que virtuel : [les visiteurs] voient des comportements naturels, ils sont impressionnés, touchés. [...] Oui, on sait qu'ils sont un peu sacrifiés. Il y a un certain prix à payer. Ils perdent leur liberté. Par contre, ils ont des soins de santé, ils ne souffrent pas et on s'en occupe avec des spécialistes. » 
 
Déconnexion 
« Je pense que la pire erreur que l'humanité peut faire, [...] c'est de maintenir cette déconnexion qui se passe actuellement, affirme David Rodrigue. Il y a un problème de surpopulation humaine, les gens se déconnectent de la nature, ils pensent qu'aujourd'hui, on peut vivre dans nos villes, dans nos maisons, grâce à de l'air magiquement formé dans un milieu naturel qui ne dépend pas de la faune qui forme l'écosystème avec les plantes. Cette déconnexion, qui est très électronique, fait qu'à la base, les gens ne se considèrent même plus comme des animaux, ce que nous sommes. » 
 
Moralement incorrect 
« On peut exploiter gentiment sans que ça soit correct moralement, souligne Valéry Giroux. Les animaux qu'on enferme dans les zoos, comme ça, qui occupent des espaces de 60 à 100 fois plus petits que les plus petits territoires qu'ils occuperaient naturellement en viennent souvent à développer des signes d'aliénation mentale, des problèmes de santé mentale, des problèmes de comportement. Quand on pense éduquer des enfants au respect de la nature, ce qu'on leur apprend, en fait, c'est que des animaux sauvages, ça devrait être enfermé et qu'ils sont là pour notre simple divertissement. »


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