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Catherine Perrin

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Arts et culture

Comment faire la différence entre plaisir coupable et mauvais goût

Le mardi 26 mai 2015

Georges Privet, Claudia Larochelle et André Péloquin
Georges Privet, Claudia Larochelle et André Péloquin     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Les plaisirs inavouables font partie de la culture. À partir de quand doit-on cesser de parler de plaisir coupable et commencer à parler de mauvais goût? Isabelle Craig en discute avec l'animatrice Claudia Larochelle, le critique de cinéma Georges Privet, la professeure de philosophie Mélissa Thériault et le journaliste André Péloquin. 
 
Sus à l'orthodoxie 
Georges Privet croit peu en la notion de plaisir coupable. « J'ai l'impression que notre rapport au plaisir coupable dépend de notre rapport à l'orthodoxie, dit-il. Je me méfie beaucoup du consensus. Un film qui fait l'unanimité, ça m'emmerde. Il y a quelque chose de suspect là-dedans. Ce que je trouve révélateur, c'est l'aberration, le film qu'on est le seul à aimer. »  
 
Mélissa Thériault s'apprête à prononcer une conférence sur ce thème à l'occasion du Congrès de l'Association francophone pour le savoir (ACFAS). « Souvent, ce sont les institutions qui sont porteuses d'une certaine orthodoxie. Il y a toujours un point de référence qui va établir ce qui serait la norme, mais, en même temps, cette norme-là est toujours contestable, explique-t-elle. En ce sens-là, les plaisirs coupables sont révélateurs et font ressortir une part d'authenticité qu'on ne verrait pas autrement. » 
 
Un concept subjectif 
Claudia Larochelle admet que la notion de bon ou de mauvais goût est éminemment subjective et donc difficile à trancher. Elle souligne néanmoins qu'il y a un minimum de qualité à respecter. « Quand on reçoit un livre qui est vraiment mal écrit, là, je peux dire : on rit du lecteur, on le méprise. Et, ça, dans ma tête à moi, c'est du mauvais goût, vraiment. » 
 
« Le ABBA de quelqu'un est le Arcade Fire de quelqu'un d'autre », ajoute André Péloquin, qui rappelle que tout un microcosme, allant de MC Gilles au collectif de diffusion de films Douteux, se nourrit d'une certaine vision du mauvais goût, ce qui en fait un courant distinct.  
 
La conférence Entre plaisirs coupables et mauvais goût : où tracer la ligne? aura lieu le 27 mai à 11 h 30 à l'Université du Québec à Rimouski.


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