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Catherine Perrin

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Santé

Être enceinte sans le savoir, c'est possible

Le mercredi 11 mars 2015

La sage-femme et auteure Isabelle Brabant et Marie-Ève Goupil, cette femme qui a passé presque neuf mois enceinte sans le savoir
La sage-femme et auteure Isabelle Brabant et Marie-Ève Goupil, cette femme qui a passé presque neuf mois enceinte sans le savoir     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Marie-Ève Goupil a accouché le 1er février de Sofia, son troisième enfant, six jours après avoir appris qu'elle était enceinte. Mme Goupil avait passé deux tests de grossesse négatifs avant d'avoir le verdict. Elle pensait à ce moment être enceinte de deux ou trois mois seulement. Comment une telle chose est-elle possible? Catherine Perrin en discute avec la principale intéressée, Marie-Ève Goupil, ainsi qu'avec la psychiatre Marie-Josée Poulin et la sage-femme et auteure Isabelle Brabant. 
 
Mme Goupil continuait d'avoir ses règles et avait engraissé d'environ deux kilos, tout au plus. Sur les conseils de sa mère, qui faisait remarquer qu'elle avait quelque chose de changé, elle a passé un troisième test, cette fois positif.  
 
Un choc après l'autre 
Croyant alors être enceinte de deux ou trois mois seulement, Mme Goupil a tenté de joindre sans succès sa gynécologue. Quelques jours plus tard, le bébé est arrivé. « C'était un choc, un peu, parce que je n'étais pas nécessairement prête pour un troisième bébé, mais j'ai accueilli ça comme une bonne nouvelle », raconte-t-elle. Elle évoque un second choc à l'arrivée de l'enfant. « J'avais le regret de ne pas l'avoir senti bouger en moi. [...] Je me suis dit : mon Dieu, j'ai raté ma grossesse! » 
 
Isabelle Brabant suppose que le cas de Mme Goupil relève d'une conjonction de causes : position du bébé, présence des règles, etc. « Il y a sans doute des petits signes qui sont là, mais on les interprète différemment puisqu'on a mis une croix sur la grossesse. » 
 
Déni possible? 
Marie-Josée Poulin suppose qu'il peut aussi s'agir de déni partiel de grossesse. « Selon l'école psychanalytique, il y a un phénomène de dissociation. La dame est enceinte, mais la réalité de la grossesse a quelque chose de stressant ou d'extrêmement stressant, qui fait en sorte que l'esprit n'interprète plus tout à fait les signaux d'une grossesse comme étant une grossesse, indique la psychiatre. C'est comme s'il y avait une hypnose utérine. »


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