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Les meilleurs moments : �mission du mercredi 25 mars 2015


Société

Pourquoi recenser les itinérants montréalais?

De gauche à droite et de haut en bas : le bénévole Julien Tardif, le codirecteur de Je compte Montréal, James McGregor, la présidente et chef de la direction de Gaz Métro, Sophie Brochu et la bénévole Aliénor Lemieux
De gauche à droite et de haut en bas : le bénévole Julien Tardif, le codirecteur de Je compte Montréal, James McGregor, la présidente et chef de la direction de Gaz Métro, Sophie Brochu et la bénévole Aliénor Lemieux     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Des centaines de bénévoles ont participé hier au grand recensement des itinérants, appelé Je compte Montréal. L'exercice se poursuit aujourd'hui et demain dans les soupes populaires et les centres de jour pour personnes sans domicile fixe, afin de dresser un portrait de l'itinérance à Montréal. Catherine Perrin discute avec deux bénévoles qui ont participé à l'événement, Julien Tardif et Aliénor Lemieux, ainsi qu'avec le codirecteur de Je compte Montréal, James McGregor, et Sophie Brochu, présidente et chef de la direction de Gaz Métro, qui s'implique auprès des femmes itinérantes. 
 
« On fait non seulement un dénombrement, mais également un profil. Qui sont-ils? Quel est leur historique? Pourquoi ça leur est arrivé? », explique James McGregor. « On va avoir des données qu'on n'a pas actuellement. [...] La Ville de Montréal, les organismes, les bailleurs de fonds : ils cherchent des chiffres. Je ferais le pari que ça va mener à plus de financement, pas à moins. » 
 
D'un extrême à l'autre 
Julien Tardif a vu les deux extrêmes en effectuant son recensement : d'anciens itinérants en pleine remontée, résidant en maison de chambres et capables de subvenir à leurs besoins, et des gens refusant toute assistance, quelle qu'elle soit. « J'ai trouvé étonnant de savoir qu'à Montréal, avec le climat qu'on a, une personne peut vivre 365 jours par année dans la rue », dit-il. 
 
Aliénor Lemieux, elle, a eu la surprise de côtoyer des itinérants qui n'avaient pas du tout le physique de l'emploi. « On les aurait croisés dans la rue ou dans un café et on aurait dit que c'était des étudiants de l'UQAM : bien rasés, bien habillés, propres, clairement sobres, super courtois... Quelqu'un peut avoir l'air tout à fait bien dans sa peau et pourtant être dans une situation précaire. » 
 
Les femmes, grandes oubliées 
Sophie Brochu parraine une grande soupe populaire pour les femmes itinérantes qui se tiendra le 27 mars à midi, sur l'esplanade de la Place Ville-Marie, à Montréal. « On estime avant le recensement qu'il y a 6000 femmes itinérantes à Montréal. Il y a 500 lits pour elles. Où sont-elles? », demande-t-elle. « Les femmes en état d'itinérance sont les plus vulnérables des vulnérables. Elles sont plus difficiles à voir, parce qu'elles se cachent. Elles sont honteuses et elles vivent dans un état de dangerosité. [...] L'itinérance est beaucoup plus près de nous qu'on pense. » 

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Arts et culture

Diane Lavallée : une carrière en contrastes

La comédienne Diane Lavallée
La comédienne Diane Lavallée     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Connue pour son personnage de Thérèse dans La petite vie, elle apparaît en ce moment au grand écran sous les traits de soeur Lise dans La passion d'Augustine ainsi que sur les planches dans Tout ce qui n'est pas sec, de Simon Lacroix. Autodidacte, Diane Lavallée carbure aux contrastes et aime sortir de sa zone de confort. Catherine Perrin la reçoit. 
 
« J'ai été acceptée [au Collège Lionel-Groulx], à Sainte-Thérèse, quand j'avais 17 ans. Je n'y suis pas allée. À l'époque, je pensais que tout le monde en sortait comme d'un moule, fabriqué de la même façon. Je me suis dit : non, non, non, je veux faire mon parcours moi-même! Mais ça a été difficile », raconte Diane Lavallée au sujet de son parcours d'autodidacte. « Personne ne me connaissait. Je n'avais pas de cours privés, rien. Les gens ne voulaient pas que je passe des auditions. J'ai passé une audition pour Grand-papa, et Janette Bertrand m'a demandé d'où je venais. J'ai dit : je viens de Laval. » 
 
La pièce Tout ce qui n'est pas sec est présentée jusqu'au 12 avril au Théâtre de Quat'Sous, à Montréal.

EN COMPL�MENTHYPERLIEN - Tout ce qui n'est pas sec sur le site du Théâtre de Quat'Sous

Société

Le saccage du patrimoine, une pratique à la mode

Des djihadistes du groupe armé État islamique détruisent des artéfacts du musée de Mossoul, en Irak.
Des djihadistes du groupe armé État islamique détruisent des artéfacts du musée de Mossoul, en Irak.     Photo : Radio-Canada

En Irak, le groupe armé État islamique s'est attaqué à des sites historiques importants en détruisant des statues à Mossoul et en saccageant les ruines de la cité antique de Nimrud. Au début des années 2000, les talibans avaient fait de même en pulvérisant les statues des bouddhas de Bâmiyan, en Afghanistan. Pourquoi s'attaquer ainsi au patrimoine d'une culture? La psychologue Rachid Azdouz, l'historien André Champagne et le professeur de sociologie Éric Pineault se prononcent. 
 
Éric Pineault définit ainsi la notion de patrimoine : « Le patrimoine est ce qu'on reçoit et qu'on a le devoir de transmettre. C'est aussi une forme de richesse. »  
 
Rachida Azdouz explique pourquoi le patrimoine est important. « Qui dit patrimoine dit filiation, transmission. [...] Quand on s'attaque au patrimoine, on s'attaque au mythe fondateur, à l'identité du groupe », affirme-t-elle. 
 
André Champagne dit pourquoi on s'est attaqué au patrimoine à travers les âges. Il prend l'exemple de la destruction des châteaux et des églises durant la Révolution française. « Ils [les révolutionnaires] avaient une volonté d'éradiquer ce qui, pour eux, incarnait le pari bourgeois », souligne-t-il.  

EN COMPL�MENTHYPERLIEN - Musée virtuel de Mossoul sur le web

Santé

Trouble de l'attention : comment un problème incompris est devenu le mal du siècle

De gauche à droite et de haut en bas : le neuropsychologue Dave Ellemberg, la chercheuse et personne-ressource de l'AQETA Odette Raymond, l'auteur et animateur en participation citoyenne Emmanuel Lauzon et l'humoriste Philippe Laprise
De gauche à droite et de haut en bas : le neuropsychologue Dave Ellemberg, la chercheuse et personne-ressource de l'AQETA Odette Raymond, l'auteur et animateur en participation citoyenne Emmanuel Lauzon et l'humoriste Philippe Laprise     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

On n'a jamais autant entendu parler du trouble de l'apprentissage et de l'hyperactivité (TDAH), qui toucheraient 1 personne sur 20 au Québec. Comment vit-on avec cette affection? Est-elle surdiagnostiquée? Catherine Perrin en discute avec Odette Raymond, chercheuse et personne-ressource de l'Association québécoise des troubles d'apprentissage , Dave Ellemberg, neuropsychologue spécialisé en TDAH, Emmanuel Lauzon, écrivain et animateur en participation citoyenne, Philippe Laprise, humoriste souffrant de TDAH, et Patrick Landman, psychiatre et psychanalyste. 
 
Cartographie améliorée 
« Il n'y a pas un seul trouble de l'attention, il y en a plusieurs. Il n'y a pas un seul circuit neurologique, il y en a plusieurs », souligne Dave Ellemberg, qui explique qu'on diagnostique davantage ces troubles aujourd'hui, puisqu'on en connaît davantage sur leur épidémiologie. « Avant, ce qu'on connaissait, c'était le décrochage scolaire. [...] Depuis les années 1990, l'enfant est au coeur de la famille. On accorde plus de valeur à l'éducation, à la réussite scolaire. »  
 
L'écoute, une clé 
« Ce qui est commun à beaucoup de jeunes que j'ai rencontrés, c'est la très faible estime [qu'ils ont] d'eux-mêmes. [...] Souvent, on ne les écoute pas assez, » affirme Odette Raymond. « Vers 17-18 ans, ils savent où ils sont les plus performants, là où leurs compétences cognitives sont le mieux utilisées. Il faut les écouter et trouver la solution en nous. On fait des choses pour eux qui devraient être faites pour tous les enfants, pour tous les jeunes. » 
 
Des médicaments qui ne règlent pas tout 
Emmanuel Lauzon a reçu son diagnostic à 8 ans. Il prend depuis des médicaments de façon intermittente, en reconnaissant que leurs effets secondaires sont gênants. « Je n'en prends jamais avant de faire de la radio ou des conférences... Je suis déjà stimulé! Par contre, je les prends si j'ai à écrire, à faire beaucoup de travail de bureau, à m'organiser, à planifier des rendez-vous », explique-t-il, ajoutant qu'en prendre trop tard durant le jour peut provoquer de l'insomnie. 
 
L'importance de se prendre en main 
« C'est important de faire une démarche », déclare Philippe Laprise, qui a reçu son diagnostic tard dans la vie, presque en même temps que sa fille. Plus jeune, on lui attribuait simplement des troubles du comportement. « J'ai fini mon secondaire 5 à 20 ans. J'ai doublé trois fois. Je ne veux pas que mon enfant connaisse la même chose. [...] J'ai toujours dit que j'étais un rond entouré de cubes. Encore aujourd'hui, je dois lire mes textes pour la télé 10 fois avant de comprendre le sous-texte. » 
 
Inévitable surdiagnostic 
« C'est un trouble qui a vocation à être surdiagnostiqué, dans la mesure où il est encore essentiellement clinique et les examens ne permettent pas d'établir un diagnostic en tant que tel, prévient Patrick Landman. L'attention, même si on la divise [en catégories], n'est pas quelque chose qui soit encore scientifiquement déterminable. Il y a toujours un biais dans le fait de mesurer des éléments de l'attention. Quand vous regardez la manière dont c'est diagnostiqué, [...] il y a surtout des éléments très subjectifs. On demande si l'enfant a souvent tel ou tel comportement... Le souvent ne permet pas quelque chose d'opérationnel. »

EN COMPL�MENTHYPERLIEN - L'Association québécoise des troubles d'apprentissage sur le web
HYPERLIEN - La Clinique d'évaluation neuropsychologique et des troubles d'apprentissage de Montréal sur le web
HYPERLIEN - Fiche du livre Tous hyperactifs? sur le site des éditions Albin Michel
HYPERLIEN - Emmanuel Lauzon sur Facebook

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