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Catherine Perrin

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Société

Plaidoyer pour un meilleur diagnostic de la maladie de Lyme au Canada

Le lundi 10 avril 2017

La maladie de Lyme peut être transmise par une tique.
La maladie de Lyme peut être transmise par une tique.     Photo : iStock

Les personnes aux prises avec la maladie de Lyme au Québec exigent une révision des protocoles québécois et canadien pour la détection de la maladie. Recevoir un diagnostic positif au pays relève du parcours du combattant, ont constaté François Lebrun, Audrey Boisseau et Annie Roussy, qui souffrent de la maladie. Ils ont tous reçu un diagnostic positif en consultant un laboratoire privé aux États-Unis, alors que des tests s'étaient préalablement avérés négatifs au Canada. 
 
« J'ai dû m'expatrier. J'ai dû aller voir un médecin aux États-Unis. Par chance, j'ai eu cette référence-là », raconte François Lebrun, aux prises avec la maladie de Lyme depuis 2007, moment où ses premiers symptômes sont apparus. 
 
Comme Audrey Boisseau, 31 ans, et Annie Roussy, 43 ans, François, 46 ans, a multiplié les visites chez des médecins au Québec lorsqu'il a constaté ses premiers symptômes. Ces nombreuses visites n'ont cependant rien donné. 
 
« À la fin, j'étais anxieux de savoir ce que j'avais. Est-ce que j'avais un cancer? Personne n'était capable de le diagnostiquer, de le trouver. Il y avait quelque chose qui se passait dans mon corps, je le savais, c'était vraiment corporel, et personne n'était capable de me répondre », raconte François Lebrun. 
 
La maladie de Lyme est causée par une bactérie transmise par la piqûre d'une tique infectée. Plusieurs symptômes, dont une éruption rouge circulaire autour de la piqûre, une grande fatigue, de la fièvre, des frissons, ainsi que des douleurs musculaires et articulaires sont associés à la maladie. 
 
François Lebrun, Audrey Boisseau et Annie Roussy sont aujourd'hui traités pour la maladie de Lyme. Certains d'entre eux en sont presque venus à bout. 
 
Annie Roussy, vice-présidente de l'Association québécoise de la maladie de Lyme, plaide en faveur de l'implantation d'un meilleur diagnostic clinique au pays. 
 
Elle fait aussi valoir que les traitements américains semblent être plus efficaces que ceux prodigués au Québec et au Canada. « Actuellement, les traitements qui sont faits aux États-Unis [...] combinent plusieurs antibiotiques à long terme. Ce n'est pas le cas au Québec », dit-elle. 
 
Rappelons que de son côté, l'Institut national de santé publique du Québec croit que les protocoles mis en place pour détecter la maladie de Lyme sont fiables.


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