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Société

Pourquoi les Français n'arrivent pas à imiter l'accent québécois

Le mardi 21 février 2017

Marie Lavallée, Marie-Ève Perron et Adrien Bletton
Marie Lavallée, Marie-Ève Perron et Adrien Bletton     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Le français québécois comprend davantage de sonorités que le français de France. Les Québécois sont aussi exposés à plus d'accents. C'est, entre autres, ce qui explique pourquoi les tentatives des Français d'imiter l'accent québécois peuvent sembler infructueuses. Les comédiens Marie-Ève Perron et Adrien Bletton, ainsi que la professeure de voix Marie Lavallée analysent les subtilités du parler québécois au micro de Catherine Perrin. 
 
Marie Lavallée rappelle qu'en France, beaucoup de sonorités ont disparu. Pour imiter la langue d'ici, les Français doivent d'abord reconquérir ces sonorités. « Ils ont un peu éliminé le "è". Ils disent beaucoup "é" : "Tu veux du lé?" souligne-t-elle. Il n'y a plus de "un". Ils font "an" : "landi" (lundi), "bran" (brun)... Ils ont un peu gommé la différence entre le "à" et le "a"... La patte et la pâte... En France, on mange des "pattes". »  
 
Question de « trapèze vocalique » 
« Concrètement, il y a ce qu'on appelle le trapèze vocalique, qui est la forme de l'intérieur de notre bouche [lorsqu'on] place toutes les voyelles qui créent les sons », fait remarquer Adrien Bletton, qui a dû apprivoiser le français québécois pour pouvoir exercer son métier ici. « Le québécois, à travers les années, s'est mélangé ou a été influencé par la langue anglaise et la langue nord-américaine. C'est une culture différente. »  
 
 
 
Apprivoiser le rythme 
Marie-Ève Perron, elle, a vécu la situation inverse : elle est une Québécoise qui a dû apprendre l'accent français pour pouvoir travailler dans l'Hexagone. Elle considère avoir eu la tâche plus facile qu'Adrien : « Dans les écoles de théâtre, on travaille tellement fort sur notre accent, on a des cours de diction toutes les semaines pendant trois ans, où on [répète] : "Les crevettes sont-elles prêtes?" [...] Une fois qu'on arrive de l'autre côté, je pense que c'est une chose qui est accessible pour n'importe quel acteur québécois, de prendre le rythme [du français de France]. [...] Les Français parlent plus vite que nous. C'est avec cela qu'il faut joueur. »


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