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Science et technologie

Les origines de la conscience écologique

Le mercredi 2 décembre 2015

Un homme et son enfant constatent les effets dévastateurs de l'homme sur la nature.
Un homme et son enfant constatent les effets dévastateurs de l'homme sur la nature.     Photo : iStock

La planète a les yeux tournés vers la conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques, où les États tentent de résoudre nos problèmes écologiques. Le monde n'a pas toujours eu une telle conscience environnementale. La psychologue Rachida Azdouz, l'historien André Champagne et la sociologue Valérie Harvey tentent, avec Catherine Perrin, de retracer cette prise de conscience, de ses balbutiements aux moments où elle s'est traduite par des gestes concrets. 
 
Rachida Azdouz rappelle que chaque grand mouvement de libération ou d'émancipation du 20e siècle cherchait aussi le bien-être physique et psychique de ses protagonistes, de la génération beat à Mai 68. « Tout ça a favorisé l'émergence du sujet », dit-elle. 
 
Des présidents lucides 
André Champagne s'intéresse aux premiers penseurs de l'écologie. Il parle notamment d'Henry David Thoreau et de son roman Walden (1854); du président américain Thomas Jefferson, qui a pris conscience des méfaits de la concentration de la population lors d'un voyage en Europe; et surtout d'un autre président, Theodore Roosevelt, qui a été le premier à sensibiliser le peuple américain à la question environnementale. « Il se rendait bien compte que la forêt américaine était en train de disparaître, souligne-t-il. Dès 1900, il ne restait qu'un quart de la forêt que les premiers découvreurs avaient vue. [...] Ce qu'il déplorait également, c'était les méfaits de l'industrie minière américaine, qui s'appropriait d'immenses espaces du territoire américain et qui, pour exploiter le minerai, causait un tort considérable à la nature. » 
 
La mondialisation et non la surpopulation 
Valérie Harvey rappelle que les années 1960 ont marqué un tournant dans la prise de conscience du problème environnemental. L'ouvrage La bombe P (1968), de Paul et Anne Ehrlich, supposait que celui-ci était causé par la surpopulation, mais les décennies suivantes ont eu raison de cette théorie. « Le problème de la natalité se règle de lui-même dès qu'on instaure des mesures qui amènent l'égalité entre hommes et femmes et donnent un accès égal à l'éducation, fait-elle remarquer. Sur une planète capable de nourrir neuf milliards d'habitants, le problème n'est pas la capacité de la planète Terre, le problème est que les ressources sont mal réparties. »  
 
Le sociologue Anthony Giddens a eu, selon elle, une meilleure interprétation en blâmant la mondialisation, qu'il a comparée à un camion fou furieux.


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