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Société

Masculinisme : un nouveau souffle pour les antiféministes québécois

Le jeudi 4 juin 2015

Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri
Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Le mouvement masculiniste au Québec, un ouvrage paru en 2008 sous la direction de la sociologue Mélissa Blais et du professeur en sciences politiques Francis Dupuis-Déri, vient d'être réédité en version augmentée. Cette mise à jour s'intéresse au nouveau souffle de ce courant antiféministe, axé sur les réseaux sociaux et sur une prise en charge des institutions. Catherine Perrin reçoit les deux auteurs. 
 
Après les gestes d'éclat, l'intrusion 
« Ce qui a changé, c'est l'anonymat que permettent les espaces comme Facebook, Twitter, et les stratégies de traque », explique Mélissa Blais, chargée de cours à l'Institut de recherches et d'études féministes (IREF) de l'UQAM. « Les réseaux sociaux permettent d'être assez intrusif. [...] Ça fait des charges beaucoup plus violentes vis-à-vis des femmes qui prennent la parole. »  
 
Selon elle, les antiféministes ont dépassé le stade d'accrocher des bannières aux ponts et intègrent maintenant les groupes de recherches et les ministères. Ce mouvement se résume, selon elle, au désir de maintenir des privilèges masculins. 
 
Pas une réponse légitime 
Les deux auteurs rejettent l'idée du masculinisme en tant que réponse légitime à une crise de la masculinité. D'abord parce qu'il n'existe aucun indicateur social, économique ou autre d'un tel phénomène. « Ce n'est pas un équivalent dans la mesure où la situation des hommes et des femmes n'est pas la même », souligne Francis Dupuis-Déri, professeur en sciences politiques à l'UQAM et responsable du Groupe interdisciplinaire de recherche sur l'antiféminisme (GIRAF) de l'IREF.  
 
Il explique que l'idée d'une crise de la masculinité avait cours dans la Rome antique et au Moyen-Âge. « Qui a plus d'argent? Qui a peur d'être violenté? Qui a peur de marcher le soir? Tendanciellement, ce sont les femmes qui sont désavantagées par rapport aux hommes. »


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