ICI Radio-Canada Première

Médium large

Médium large rss

En semaine de 9 h à 11 h 30 
(en rediffusion à 22 h)

Catherine Perrin

Médium large

Archives

dim
lun
mar
mer
jeu
ven
sam
 
 
 
123
4
5
678910
11
12
1314151617
18
19
2021
22
2324
25
26
2728
 
 
 
 

Les meilleurs moments : Émission du mercredi 22 février 2017


Société

Ces fiers créationnistes qui voient Dieu dans les trous de la science

Nicolas Lussier, Jean-Sébastien Morin et Solage Lefebvre
Nicolas Lussier, Jean-Sébastien Morin et Solage Lefebvre     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Ils ne trouvent pas les réponses qu'ils cherchent dans les théories scientifiques pour expliquer la vie et tendent à y préférer les enseignements de la Bible. Cela ne veut pas dire qu'ils rejettent pour autant tout ce que la science avance. Selon un récent sondage CROP, 40 % des Canadiens et 36 % des Québécois croient que la terre a été créée en 6 jours. En compagnie de la théologienne Solange Lefebvre, deux d'entre eux, Jean-Sébastien Morin et Nicolas Lussier, expliquent à Catherine Perrin ce qu'être créationniste signifie en 2017. 
 
« Pour qu'il y ait un big bang, il faut quand même qu'il y ait quelque chose pour réagir. La science nous dit : "Ex nihilo nihil fit... De rien, rien ne vient." Donc, même pour avoir un big bang, il faut briser une des règles de base de la science, souligne Jean-Sébastien Morin. Pourquoi y a-t-il quelque chose alors qu'il ne devrait rien y avoir? Je suis ici, mais pourquoi suis-je ici? Ça, on doit y répondre et la science n'a pas la réponse. Elle peut répondre au comment, mais la question de la singularité du big bang, elle n'est pas sûre. » 
 
À la recherche de l'élément déclencheur 
Nicolas Lussier évoque la dissension de certains scientifiques quant à la théorie de l'évolution. « De dire que ce n'est pas discuté, que c'est démontré, ça, c'est faux, déclare-t-il. Je crois vraiment au dessein intelligent. Quand on regarde la cosmologie, les constantes de la nature, même des gens non croyants, des scientifiques athées [concluent] qu'il y a une chance [infinitésimale] pour que la vie existe. Il faut que quelque chose de spécial soit arrivé, et ça, c'est en dehors de ce que la science peut expliquer. » 
 
L'un n'empêche pas l'autre 
Selon Solange Lefebvre, l'énoncé des questions du sondage de CROP était trop flou et elle prend les conclusions avec un grain de sel. Elle estime par ailleurs que les croyances religieuses et la foi peuvent cohabiter, tant que l'un n'essaie pas de répondre aux besoins de l'autre. « Ce sont deux discours distincts, dit-elle. Ils ne parlent pas des mêmes choses. Si des scientifiques nient l'existence de Dieu au nom de la science, ce qui peut arriver, c'est inacceptable, parce qu'ils ne peuvent pas le démontrer; la science est dans "l'expérimental". Du côté des croyants, si l'on regarde les théories scientifiques pour essayer de démontrer qu'il y a un dieu là-dedans, c'est aussi assez critiquable à mon avis. [...] C'est un autre ordre de discours. »

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - ­40 % des Canadiens croient que la vie sur terre a été créée en 6 jours sur le site de CROP
HYPERLIEN - Solange Lefebvre sur le site de la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Montréal

Cinéma

Chez nous : un film adroit sur la montée du Front national

Emilie Dequenne dans <i>Chez nous</i>, de Lucas Belvaux
Emilie Dequenne dans Chez nous, de Lucas Belvaux     Photo : Le Pacte

« Ce n'est pas un grand film, mais c'est un film d'une pertinence assez à propos, aujourd'hui, en France », dit la journaliste Émilie Dubreuil au sujet du long métrage controversé de Lucas Belvaux, qui raconte l'ascension d'une politicienne populiste d'extrême droite dans les régions pauvres de la France. Cette allégorie, qui met en vedette Émilie Duquenne, illustre de façon à peine voilée la carrière de Marine Le Pen et l'évolution du Front national, à quelques mois des élections présidentielles françaises. Émilie Dubreuil explique à Catherine Perrin en quoi le film ressemble à un documentaire. 
 
Bande-annonce de Chez nous 

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Chez nous sur le web
HYPERLIEN - Émilie Dubreuil sur Twitter

Arts et culture

Attentat : un hommage à la poésie, tombé à un drôle de moment

Véronique et Gabrielle Côté
Véronique et Gabrielle Côté     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

« Pour nous, c'est un attentat de lumière, le surgissement de la parole dans l'espace public », dit Gabrielle Côté au sujet de la pièce qu'elle a créée en 2014 avec sa soeur Véronique, d'après 32 textes de poètes, d'auteurs et de dramaturges. La pièce était présentée à Québec le 29 janvier, au moment où est survenue l'attaque contre une mosquée de Sainte-Foy. Le lendemain, les deux créatrices ont ouvert les portes gratuitement au public en guise de soutien. Gabrielle et Véronique Côté expliquent à Catherine Perrin en quoi le contenu de la pièce visait justement à dénoncer la violence. 
 
La pièce Attentat sera présentée au Théâtre du Bic à Rimouski le 25 février et à Montréal à compter du 27 février au Théâtre de Quat'Sous.

Société

L'aérophilie : observer les avions comme on observe les oiseaux

Jean-Claude Trudeau, Julie Sturrock et Jean-Charles Hubert
Jean-Claude Trudeau, Julie Sturrock et Jean-Charles Hubert     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Le souffle des moteurs, la grâce des poids lourds en vol, le plaisir de répertorier les changements d'horaire et leurs mille et une causes... Les aérophiles, mordus d'observation des aéronefs, aménagent leurs heures de lunch, leurs fins de semaine et même leurs voyages en fonction des départs et des arrivées des vols dans les aéroports près d'eux. Trois d'entre eux, Jean-Charles Hubert, Julie Sturrock et Jean-Claude Trudeau, expliquent à Catherine Perrin comment ils ont fait de cette activité leur passion.  
 
« Maintenant, avec les réseaux sociaux, c'est beaucoup le partage de photos [qui motive cette activité], indique Jean-Charles Hubert. Pendant longtemps, les gens qui faisaient de l'observation d'aéronefs apportaient des jumelles, un calepin et allaient à l'aéroport pour identifier les types d'avions. Ils avaient des livres de référence pour identifier les avions par leur forme. [...] Moi, je dis que c'est comme aller à la pêche. » 
 
Préférences multiples
 
« Les observateurs aiment beaucoup voir les gros porteurs décoller, comme Air France ou KLM, les Airbus 330, fait valoir Jean-Claude Trudeau. Certains préfèrent les atterrissages aux décollages. Ma préférence, c'est les décollages. » 
 
Il dit aussi : « La première chose à faire, quand on fait de l'observation d'aéronefs, c'est de voir dans quelle direction va le vent, parce que les avions ne peuvent pas atterrir n'importe quand. » 
 
Pour le plaisir 
Julie Sturrock travaille chez Bombardier, non loin de l'aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau. Elle va voir les avions en action trois ou quatre fois par semaine. « Je fais des promenades près des pistes à la fin de la journée, je vais prendre des photos juste pour le plaisir. Je connais très bien les horaires », indique-t-elle, précisant que les amateurs ont pris l'habitude de s'échanger les informations pertinentes sur les heures d'arrivée et de départ et sur les meilleurs endroits où aller pour faire de l'observation.

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - 55e avenue sur le web
HYPERLIEN - 55e avenue sur Facebook
HYPERLIEN - Les filles découvrent l''aviation à Lachute sur Facebook

Société

L'étonnant parcours d'un chanteur de charme syrien

Matt Mardini
Matt Mardini     Photo : Radio-Canada/Eugénie Lépine-Blondeau

Notre recherchiste Eugénie Lépine-Blondeau sort du studio 18 pour s'entretenir avec des personnages aux métiers les plus inattendus, hors des sentiers battus. Cette semaine, elle s'est attablée avec Matt Mardini, un chanteur syrien qui a fui Damas en 2011 et qui démontre maintenant une maîtrise étonnante du français, après seulement deux ans d'apprentissage. Eugénie Lépine-Blondeau résume sa rencontre au micro de Catherine Perrin.

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Matt Mardini sur le web
HYPERLIEN - Matt Mardini sur Facebook
HYPERLIEN - Eugénie Lépine-Blondeau sur Twitter

International

Turquie : les effets dévastateurs de la purge d'Erdogan

François Audet, Anne Sainte-Marie et Huseyin Akyol
François Audet, Anne Sainte-Marie et Huseyin Akyol     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Pas moins de 45 882 arrestations, de 128 625 pertes d'emploi, de 2099 écoles fermées, de 162 journalistes arrêtés, de 149 organisations médiatiques fermées... Amnistie internationale sonne l'alarme par rapport aux violations des droits de l'homme qui se succèdent en Turquie à l'occasion de la purge enclenchée par le président Recep Tayyip Erdogan. François Audet, directeur de l'Observatoire canadien sur les crises et l'aide humanitaire, Anne Sainte-Marie, d'Amnistie internationale, et l'avocat d'origine kurde Huseyin Akyol expliquent à Catherine Perrin le lien entre les mesures d'Erdogan et l'approche d'un referendum en Turquie en avril prochain. 
 
« La Turquie a monnayé avec l'Union européenne, à coups de milliards d'euros, le fait de recevoir chez elle les personnes qui s'accumulent dans les îles grecques et essaient désespérément d'atteindre l'Europe », souligne Anne Sainte-Marie au sujet des réfugiés syriens, qui sont très nombreux en Turquie, et sont instrumentalisés par le pouvoir. « Mais les enfants de la majorité des réfugiés syriens n'ont pas accès à l'éducation et les adultes n'ont pas accès à l'emploi. Alors, qu'est-ce que ça donne? Beaucoup de criminalité, beaucoup de trafiquants qui profitent de la situation. » 
 
Erdogan solidifié par les réfugiés
 
« Ce qui se passe en Turquie est laissé aller, notamment par l'Europe, souligne François Audet. L'entente que l'Europe a eue sur la question de garder les réfugiés en Turquie donne du pouvoir à Erdogan de faire un peu ce qu'il veut sans être importuné par une Europe qui voit dans sa cour arrière ce qui était une belle démocratie se transformer en dictature. Si on revient tenter de faire pression sur le président pour redonner de la fraîcheur démocratique au pays, Erdogan pourrait la brandir en disant : "Moi, je rouvre mes frontières!" » 
 
Kurdes coincés
 
Huseyin Akyol explique comment les Kurdes subissent particulièrement les dérives du régime. « Il y a un parti kurde en Turquie qui s'appelle le HDP, qui représente la troisième politique, avec six millions d'électeurs. Dix-sept députés kurdes ont été arrêtés dernièrement, dont 13 qui sont toujours détenus. [...] On les accuse tous de "terrorisme" pour museler la question kurde. Dès que les gens commencent à parler de défense des droits des Kurdes en Turquie, on les accuse de terrorisme. On peut les emprisonner, les détenir... L'immunité parlementaire des députés a été enlevée dernièrement. C'était surtout pour cibler les députés kurdes. Les deux coprésidents du parti sont toujours détenus. »

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Une quarantaine de militaires putschistes jugés en Turquie sur ICI Radio-Canada.ca
HYPERLIEN - Amnistie internationale sur le web
HYPERLIEN - François Audet sur Twitter

Société

Elkahna Talbi plonge au coeur des glaciers

Elkahna Talbi
Elkahna Talbi     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

La comédienne et slameuse survole ses lectures d'information du moment. Il est notamment question d'un article de Québec science sur l'étude des carottes glaciaires pour comprendre l'évolution du climat. Elle explique à Catherine Perrin pourquoi l'article vaut le détour. 
 
Il est également question d'articles du New Yorker sur la perte des objets, de la revue À bâbord sur le droit à la déconnexion et de Science et avenir sur les origines de la vie.  

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Festival du Jamais Lu sur le web
HYPERLIEN - Queen Ka sur le web

* Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes


Archives par date ou consultez les archives du site
dim
lun
mar
mer
jeu
ven
sam
 
 
 
123
4
5
678910
11
12
1314151617
18
19
2021
22
2324
25
26
2728
 
 
 
 

Prochainement à l'émission

Consultez le guide horaire

Dernière baladosiffusion disponible

Médium large

Réseaux Sociaux Suivez-nous sur Facebook Suivez-nous sur Twitter
AMS teaserConcours La route des 20 : votez maintenant