ICI Radio-Canada Première

Ma grand-mère disait...

Ma grand-mère disait...

Série des Fêtes 2014-2015 (rediffusion)

Boucar Diouf

Ma grand-mère disait...

Archives

dim
lun
mar
mer
jeu
ven
sam
 
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31
 
 
 

Les meilleurs moments : Émission du samedi 20 décembre 2014


Arts et culture

La richesse venue de l'étranger

Pierre Gauthier que Boucar Diouf remercie pour tout ce qu'il a fait pour lui et pour beaucoup d’autres, à qui il a ouvert sa porte pendant les Fêtes.
Pierre Gauthier que Boucar Diouf remercie pour tout ce qu'il a fait pour lui et pour beaucoup d’autres, à qui il a ouvert sa porte pendant les Fêtes.     Photo : Radio-Canada/Michel Harvey

Boucar Diouf est arrivé au Québec il y a 24 ans pour faire des études supérieures en biologie à l'Université du Québec à Rimouski. En tant que Sénégalais, il a vécu un choc culturel important. C'est toutefois l'hiver qui lui a causé le plus de difficultés, et il s'est dit : « Si tu veux avoir un avenir ici, change le boubou pour les combines! »  
 
Son corps s'est habitué, mais pour se réchauffer le coeur, surtout lors de ses premiers Noëls, il lui a fallu une bonne dose de chaleur humaine. Il a eu la chance de rencontrer Pierre. « Cet ami m'a tiré une bûche sous son sapin et m'a accueilli dans son foyer même si j'étais déjà noir comme le poêle. Il a su raviver en moi la flamme et remettre des étincelles dans mes yeux éteints. Maintenant, les Fêtes ici, ça m'allume. » 
 
Dans cette émission, Boucar Diouf raconte un peu son histoire, celle d'un Africain d'origine, francophone, parfaitement intégré dans une société qui, bien que francophone, est aux antipodes de ses origines. À ce sujet, il dit : « L'intégration est un phénomène actif dont le moteur principal est la communication. Parfois, les accents francophones se côtoient sans se comprendre. Au Québec, la langue parlée peut être un obstacle de taille, même pour celui qui vient d'un pays francophone. » 
 
Son histoire est aussi celle d'un succès. Tout le Québec aime Boucar Diouf. Sa sagesse, son humour, son intelligence ne laissent personne indifférent. Il est particulièrement bien placé pour parler de l'étranger, celui qu'il a été et celui qu'il nous invite à accueillir. « Entre celui qui arrive et ceux qui le reçoivent, l'apprivoisement nécessite un rapprochement mutuel. » 
 
« Ma grand-mère disait que le cercle familial doit être ouvert pour permettre aux membres d'en sortir et aux étrangers d'y entrer. C'est pour ça que, lorsque venait le temps de se reproduire, la grande majorité des sociétés humaines préférait l'exogamie. Il fallait trouver un étranger comme partenaire pour éviter la consanguinité, car la diversité génétique est un indice de richesse d'une population. La nature aime la diversité des formes et la diversité des couleurs. C'est pour ça qu'elle a créé l'ours noir, l'ours brun et l'ours blanc. Le plus gentil des trois, c'est l'ours noir. » 
 
Au cours de cette émission, vous entendrez : 
- Un extrait la chanson L'étranger, de Pauline Julien 
- Un extrait du film Le survenant, réalisé par Éric Canuel, de 2005 
- Un extrait d'une émission de la série Le survenant, avec Jean Coutu et Béatrice Picard, diffusée en 1957 à la télévision de Radio-Canada 
- L'horticulteur Ronald Leduc à Des kiwis et des hommes, du 22 mai 2012  
- Des extraits de la chanson Né quelque part, de Maxime Le Forestier 
- Un extrait de L'histoire des quêteux des campagnes du Québec, de Métiers et traditions populaires du Canada, avec Henri Bergeron, du 3 juin 1968 
 
Avec la participation de Marcel Sabourin

* Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes


Archives par date ou consultez les archives du site
dim
lun
mar
mer
jeu
ven
sam
 
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31
 
 
 

Teaser decembre 2014La nature selon Boucar