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Les incontournables : portraits d'auteurs

Les incontournables : portraits d'auteurs

Du 22 au 26 août 2016 de 14 h à 15 h

Marie-Louise Arsenault

Les incontournables : portraits d
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Livres

Gabriel Nadeau-Dubois : le militant inspiré

Le mardi 23 août 2016

Marie-Louise Arsenault reçoit Gabriel Nadeau-Dubois pour la série <I>Les incontournables, portraits d'auteurs</I> (2016)
Marie-Louise Arsenault reçoit Gabriel Nadeau-Dubois pour la série Les incontournables, portraits d'auteurs (2016)     Photo : Bibliothèque Marc-Favreau

Gabriel Nadeau-Dubois a fait une entrée fracassante dans la sphère publique en 2012 en se retrouvant au coeur de la plus grande révolte étudiante que le Québec ait jamais connue. Il en a tiré un essai, Tenir tête (Lux éditeur), qui lui a valu le Prix littéraire du gouverneur général en 2014 et qui figure sur la liste des incontournables 2016, les 100 livres d'ici qui racontent le mieux le monde d'aujourd'hui. Marie-Louise Arsenault a rencontré en public ce passionné d'écriture polémique.  
 
« L'enfant d'une grève » 
Gabriel Nadeau-Dubois est né en 1990 à Montréal. Ses parents se sont rencontrés dans le mouvement étudiant, ce qui lui fait dire en riant qu'il est littéralement « l'enfant d'une grève ».  
Enfant heureux, « assez sage globalement », bon élève, même s'il avait la fâcheuse habitude de « beaucoup trop parler en classe », il passait ses journées pédagogiques à la CSN, le syndicat pour lequel travaillait son père, et collectionnait les pamphlets syndicaux même s'il n'y comprenait « strictement rien » à l'époque. 
 
Premières lectures 
Gabriel Nadeau-Dubois a grandi entouré de livres. Le premier roman qui l'a véritablement passionné, c'est Le comte de Monte Cristo, d'Alexandre Dumas, une histoire de vengeance teintée de politique, dont le protagoniste a la capacité de jouer trois ou quatre coups d'avance sur ses adversaires. 
 
La naissance d'une plume 
Passionné d'écriture polémique dès le cégep, il rédige lui-même ses discours pendant la grève étudiante de 2012. Après 2012, il décide de dresser un bilan de ce qui s'est passé et entreprend la rédaction de Tenir tête, « essentiellement pour des raisons de santé mentale ». 
 
L'heure du bilan 
Gabriel Nadeau-Dubois voit 2012 comme une victoire, ne serait-ce qu'au niveau des droits de scolarité. Mais pour lui, « la politique n'est pas une game de hockey. Il n'y a jamais de victoire totale. » L'important, c'est surtout l'héritage laissé par la grève : la politisation d'une génération.  


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