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Chaque semaine, la chroniqueuse Barbara-Judith Caron présente sa sélection des meilleures émissions en baladodiffusion de la semaine. Voici ces trois suggestions de la semaine :

Titre du balado : Les mutations de la lecture
Produit par : Place de la toile
Date : 17 octobre
Type : Entrevue
Durée : 15 minutes
Pour s’abonner : http://radiofrance-podcast.net/podcast09/rss_10465.xml

Titre de la balado : La douleur
Produit par : Priorité santé – RFI
Date : 21 octobre
Type : Entrevue
Durée : 2 fois 20 minutes
Pour s’abonner : http://www.rfi.fr/radiofr/podcast/Podcast_SANTE.asp

Titre du balado : Patient in utero
Produit par : Sur les docks – France Culture
Date : 11 octobre
Type : Documentaire
Durée : 1 heure
Pour s'abonner : http://radiofrance-podcast.net/podcast09/rss_10177.xml
Catégorie : Balados
Barbara-Judith Caron

Chaque semaine, la chroniqueuse Barbara-Judith Caron propose trois émissions en baladodiffusion à découvrir. Voici ses trois suggestions de la semaine :

Titre de la balado : The Dr Pepper Experiment
Produit par : Car Talk - NPR
Date : 2 octobre
Type : Ligne ouverte
Durée : 1 heure
Pour s’abonner : www.cartalk.com

Titre du balado : Le Pérou parie sur un débouché industriel de la coca légale
Produit par : Les grands reportages – Radio France Internationale
Date : 20 septembre
Type : Reportage
Durée : 20 minutes
Pour s’abonner : http://www.rfi.fr/radiofr/podcast/Podcast_REPOR.asp

Titre du balado : L’histoire du pétrole (2 épisodes)
- Épisode 1 
- Épisode 2
Produit par : 2000 ans d’histoire – France Inter
Date : 27-28 septembre
Type : Longue entrevue
Durée : 2 fois 30 minutes
Pour s’abonner : http://radiofrance-podcast.net/podcast09/rss_14864.xml
Catégorie : Balados

L’ordinateur : éteignez-le!

Publié le 21 octobre 2010, 10h0

Une petite vidéo circule en ce moment sur Internet. La vidéo Turn it off, ou Éteignez-le, en français, souligne que de récentes statistiques démontrent que près de la moitié des travailleurs laissent leur ordinateur de bureau allumé le soir et la fin de semaine.

En effet, selon une étude réalisée en 2008, 80 % de la population active des pays industrialisés utilisent un ordinateur de bureau. De ce 80 %, 44 % laissent leur ordinateur ouvert ou en mode veille le soir et la fin de semaine!

En Allemagne seulement, nous dit l’auteur, cela représente 14 millions de personnes, et l’énergie de près de 1000 éoliennes pendant un an. C’est énorme! Surtout pour faire fonctionner des ordinateurs qui ne servent à rien, la nuit! C’est aussi absurde que de laisser l’eau couler pour rien, que de laisser sa voiture tourner sans raison ou que de carrément brûler l’argent de son employeur pour le plaisir. Comprenez bien que le fameux ordinateur reste donc plus longtemps allumé le soir et la nuit (16 h) que le jour (8 h).



Au risque de passer pour un moraliste fini, je vous suggère d’éteindre votre ordinateur. Lui aussi a besoin de dormir. Et ça permet aussi de faire les mises à jour de logiciels. Votre ordinateur vous en remerciera... Bon peut-être pas. Mais votre patron, lui, peut-être.

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Catégorie : Environnement

Les voitures du futur de Google

Publié le 20 octobre 2010, 17h0
Voiture

Depuis longtemps, les scientifiques, urbanistes, psychologues du comportement et mathématiciens ont statué que les embouteillages urbains, les longues attentes sur les ponts et les autoroutes qui se transforment en stationnement étaient dus principalement à une chose : les conducteurs.

Ce n’est pas vraiment de leur faute. Mathématiquement parlant, le conducteur est très peu efficace. Il ne sait pas ce qui l’attend, il ne sait pas combien de véhicules sont sur la route et à quelle distance ils sont de lui. Bref, il s’agit d’un système dont toutes les cellules sont en compétition, et prennent des décisions (vitesse, arrêt, ralentissement, route, etc.) qui semblent logiques et sensées séparément, mais qui sont la plupart du temps nuisibles pour le bon fonctionnement du système routier. Résultat : les autoroutes ressemblent à des stationnements.

La solution, vous l’aurez deviné, serait qu’il existe des voitures qui se conduisent elles-mêmes.

Et qui pourrait nous construire ça? General Motors? Le Choix du Président? Le capitaine Cosmos? Eh non! C’est Google, qui annonçait d’ailleurs récemment des profits en hausse de 32 %, avec un chiffre d’affaires de plus de 7 milliards de dollars.

Google a choisi la Toyata Prius pour exécuter ses tests de voitures intelligentes qui se conduisent toutes seules. Avec Google Map, qui déjà surveille la circulation, et des algorithmes de décision et de navigation, les 7 prototypes ont parcouru plus de 1000 miles sans l’intervention d’humain et 14 000 miles avec des interventions occasionnelles, peut-on lire dans un article du New York Time.

L’entreprise rapporte un seul incident. Un des véhicules a été embouti, un automobiliste distrait l’ayant heurté de plein fouet alors que la voiture prototype était arrêtée à une lumière rouge.

Les robots ne peuvent pas s’endormir au volant, ont une vision à 360 degrés, et peuvent réduire leur consommation d’essence et choisir leur chemin en fonction de toutes les autres voitures sur la route en temps réel.

Bref, si les voitures intelligentes de Google deviennent une réalité, cela nous donnera plus de temps pour faire des recherches sur... Google? Et puis tant pis pour Nez Rouge.

À lire :
Google cars drive themselves, in traffic
Catégories : Société, Consommation

Le choc du futur célèbre ses 40 ans

Publié le 19 octobre 2010, 10h0
choc

L’ouvrage Le choc du futur, publié en 1970 par Alvin Toffler et coécrit avec sa femme Heidi, célèbre cette année ses 40 ans. Vendu à plus de 5 millions d’exemplaires aux États-Unis et à plusieurs millions d’exemplaires supplémentaires partout dans le monde, particulièrement en Asie, ce livre a marqué son époque, annonçant les bases de la société à venir avec acuité.

Cette semaine, Alvin Toffler, ce futurologue, pour ne pas dire LE futurologue du 20e siècle, a été honoré lors d’une cérémonie à Washington devant les grands dignitaires du milieu économique, politique et militaire. Depuis son succès, inattendu au dire même de l’auteur, Toffler a publié plusieurs essais, dont La troisième vague (1980), Créer une nouvelle civilisation : la politique de la Troisième Vague (1995) et La richesse révolutionnaire (2007).

Au départ, en 1970, voici comment Alvin Toffler décrivait le coeur de son ouvrage :
« Le choc du futur, c’est le stress et la désorientation provoqués chez les individus auxquels on fait vivre trop de changements dans un trop petit intervalle de temps. »

En 1988, Jacques Languirand reprenait ces propos dans une série d’émissions, introduisant son intérêt pour l’ouvrage de la manière suivante :
« Je veux parler de notre lassitude devant la situation où nous sommes dans un monde en mutation rapide, et de l’épuisement de nos facultés de réflexion... Tel est sans doute le coeur du problème. »

Quarante belles années d’évolution sociale et technologique plus tard, la société fait face à des écueils du même acabit. On parle toujours aujourd’hui d’« infobésité » par exemple, terme introduit d’abord par Toffler en 1970, qui le premier parle de l’information overload, que l’on traduit aujourd’hui couramment par « surdose d’informations ».

Plusieurs des prédictions récentes de Toffler ne sont pas très joyeuses, particulièrement lorsqu’il annonce une guerre des civilisations inévitable pour la conquête des ressources naturelles. Mais il continue également d’être à l’avant-garde de plusieurs des tendances observées en nouvelles technologies. En voici quelques-unes.

L’auteur parle, entre autres, de la montée du crowdsourcing, traduit dans la francophonie de manière un peu maladroite par « approvisionnement par la foule » ou « impartition à grande échelle ». On peut voir cette tendance en nouvelles technologies, mais aussi dans plusieurs secteurs des affaires, ainsi que dans les arts, les médias, la culture, l’activisme, l’environnement, la santé, etc. Wikipédia en est un exemple patent.

L’auteur annonce également la montée en force des philantrocapitalistes. Ces Bill Gates, Richard Branson, Al Gore et autres Leonardo DiCaprio, aujourd’hui plus puissants et plus influents que bien des ONG ou même des gouvernements, en ce qui a trait à la lutte contre certaines maladies, à la lutte contre la pauvreté, à la lutte environnementale ou à la promotion de l’éducation. Bien entendu, l’envers de la médaille, c’est que ce sont eux, et non plus la démocratie, qui dictent l’agenda.

Finalement, et c’est à mon humble avis le néologisme le plus révélateur, Alvin Toffler introduit désormais les concepts « cyberdust » et « obsoledge ». On traduira ici par « poussière cybernétique », que c’est poétique n’est-ce pas? Ou encore d’« information obsolète ». Infobsolète?

Le problème, c’est ce monde boulimique d’information, en surdose, qui n’arrive plus à discerner le grain de l’ivraie. L’information « périmée », ou existante mais introuvable, devient dangereuse par son obsolescence, dans un monde où les décisions sont basées sur l’information. Ça devient même difficile de savoir ce que l’on sait et ce que l’on ne sait pas devant tant d’abondance d’information. Il devient parfois difficile de simplement identifier les bonnes questions à poser. Il prédit ainsi une croissance importante de l’industrie de l’analyse de données.

Pour finir sur un ton anecdotique, dans une entrevue accordée au réseau NPR, alors qu’on célébrait l’anniversaire du fameux livre, on soulignait que pour le 60e anniversaire de mariage d’Alvin et d’Heidi, on leur avait offert un iPad. Il dort toujours dans son emballage d’origine.

À lire :
Futurist 40 years later : possibilities, not predictions
Future shock at 40 : the Tofflers stir up "cyberdust" with new scenarios
Catégorie : Société

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