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Le blogue-notes

Nouveauté - Le Conseil des Y

Publié le 31 janvier 2011, 10h30


Utopistes, paresseux, égocentriques, ou pragmatiques? Bien des clichés sont accolés à ces individus, nés entre la fin des années 1970 et 1995, qui forment tout sauf une masse uniforme de valeurs et d’ambitions.

Quel regard porte les individus de cette génération sur leur place dans une société vieillissante, sur les défis à venir et sur les solutions envisageables? C’est ce que le Conseil des Y pourra explorer en votre compagnie chaque semaine, sans idées préconçues, et, du moins l’espère-t-on, avec vos questions, commentaires et suggestions.

Il s’agit simplement de nous écrire par courriel à partir de notre page web, avec comme sujet « ConseilY », ou joignez-vous à la discussion en temps réel sur Facebook twitter @ampconseil ou encore par texto au 51010, ajoutez le mot « conseil » dans le corps du texte.

Voici les quatre membres permanents du Conseil des Y.
Vous pourrez les entendre tous les lundis, dès 13 h.

Carla Beauvais

Carla Beauvais, 32 ans
Après des études en communications et après avoir travaillé près de trois ans à titre de recherchiste à Radio-Canada, Carla Beauvais fonde le Groupe Style Communications, une agence de relations publiques spécialisée dans le domaine culturel. Diplômée de l’UQAM en communications, elle s’est fait connaître en prêtant sa plume à plusieurs magazines montréalais.

Twitter : @CarlaBeauvais
Profil Linkedin


Alexandre Forest

Alexandre Forest, 24 ans
Alexandre Forest vient tout juste de terminer des baccalauréats en droit civil et en common law à l'Université McGill et complète sa formation à l'école du Barreau. Au cours de son parcours, il s'est toujours impliqué en politique, au départ en politique étudiante, puis au provincial, devenant membre de l'ADQ et jouant une part active dans la Commission Jeunesse du parti. C'est d'ailleurs au sein de cette même Commission qu'il a été nommé directeur des affaires politiques, supervisant à ce titre l'élaboration du contenu de deux congrès jeunesse de l'ADQ.

Émile Proulx-Cloutier

Émile Proulx-Cloutier, 28 ans
Émile Proulx-Cloutier est un homme-orchestre. À 28 ans, il a été tour à tour acteur, réalisateur, scénariste, directeur de la photographie, monteur et compositeur. Il tient en ce moment le rôle de Maxime Cadieux dans la série Toute la vérité, au réseau TVA. Impliqué dans la société, près des causes sociales, il a coécrit et coréalisé avec Anaïs Barbeau-Lavalette le documentaire Les petits géants, un film qui s’intéresse à la situation des jeunes défavorisés.


Mélanie Joly

Mélanie Joly, 32 ans
Mélanie Joly est directrice associée chez Cohn & Wolfe à Montréal. Avant de rejoindre l’agence de relations publiques, elle a pratiqué le droit en litige commercial. La jeune entrepreneure est très impliquée dans plusieurs organismes sans but lucratif, parmi lesquels figurent le conseil d'administration du Musée d'art contemporain de Montréal et le conseil d'administration des Jeunes Canadiens en finance. Elle est également cofondatrice de Génération d'idées, un groupe de réflexion politique. Diplômée en droit européen et comparatif de l'Université d'Oxford, Mélanie Joly a été reconnue comme femme de l'année, en 2008, par le magazine Elle Québec, et comme l'« une des 15 femmes qui feront bouger le Québec » par le journal Les Affaires en 2009.

- Génération d’idées : les solutions issues du sommet 2010
- Profil Linkedin
- Fiche personnelle chez Cohn & Wolfe

Erratum : Dans la vidéo, je lance 1980, comme année de référence. Plusieurs vont jusqu'à 1975, comme année de séparation entre la génération X et la génération Y, comme en témoigne l'âge de nos intervenants.
Catégories : Société, Internet

Readability - Installation Video for Firefox, Safari & Chrome from Arc90 on Vimeo.


Readability, c’est un projet simple et efficace qui vous permet de lire mieux et davantage sur Internet. Oui, oui, « lire ».

L’application a d’ailleurs été carrément intégrée au navigateur Internet d’Apple, Safari.

On choisit le type de typographie, la couleur des lettres que l’on préfère, blanc sur fond brun, par exemple, et lorsque l’on veut lire un plus long texte, l’outil présente à l’écran le texte seulement, dépouillé de tout ce qui l’entoure, ce qui favorise fortement la concentration.

C’est une merveilleuse façon de renouer avec la lecture sur Internet, avec la concentration aussi. Je l’utilise maintenant lors de ma navigation quotidienne à la recherche de nouvelles pour L’après-midi porte conseil.

L’importance de cet outil m’a été rappelée par Nicholas Carr, dans une entrevue accordée au portail Big think. Il s’agit de l’auteur des livres The big awitch : rewiring the world, from Edison to Google et The shallows : what the Internet is doing to our brain.

Lors de l'entrevue : « From papyrus to iPad: the evolution of reading », il explique qu’au départ, sur les papyrus, il n’y avait pas d’espace entre les mots écrits. Ce qui ressemblait davantage au langage parlé, mais qui était difficile à lire. Cette technique obligeait en fait à lire à voix haute.

Après l'intégration de la ponctuation, on a réussi à retirer du «bruit», ce qui a permis la lecture sans vocalisation. Beaucoup plus pratique.

Pour lui, c’est la même chose avec Internet. Il faut arriver à retirer le bruit pour penser, réfléchir et lire « bien ».

Avec tous les liens, catégories, boutons, publicités qui entourent souvent les textes sur Internet, il faut constamment prendre des microsecondes de pause, des distractions, pour évaluer la pertinence des ces liens.

Readability évacue tout ça.

C’est également une réflexion qui va dans le même sens que fait l’éditeur du magazine américain Wired, Chris Anderson, qui souligne l’importance du retour à un certain équilibre dans l’écologie de la lecture et du retour des textes approfondis, dans son éditorial : Clive Thompson on How Tweets and Texts Nurture In-Depth Analysis.



Allô? Prof?

Publié le 25 janvier 2011, 16h0
Allô prof

Équation logarithmique, cas de congruence des triangles, diagramme de Venn. Non, ce n’est pas de la physique quantique, ce sont simplement les intitulés des nouveaux vidéos d’apprentissage du site Internet Allô prof destinées aux étudiants du secondaire.

Depuis plusieurs années, Allô prof, un organisme de bienfaisance soutenu par plusieurs partenaires, dont le ministère de l’Éducation et Rio Tinto Alcan, offre des services d’aide aux devoirs afin de favoriser la persévérance scolaire.

Sur le site revampé de l’organisme, on trouve des cyberclasses, des services d’aide téléphoniques, des bibliothèques virtuelles ainsi que des jeux et des exercices pour parfaire l’acquisition des connaissances des étudiants.

Une vidéo a attiré mon attention : « Résolution de problème : les probabilités ». Des notions que les amateurs de loteries auraient avantage à réviser.

Pratique et efficace pour les parents, élèves et enseignants.

Lien :
Allô prof.qc.ca
Catégorie : Internet

Défi de Catherine - Jardiner en hiver

Publié le 24 janvier 2011, 16h39


En manchettes cette semaine : « Comme un pied de nez à l'hiver », « L’AeroGarden et moi » et « Je suis une patate, non ce n'est pas ça! »

Comme un pied de nez à l'hiver :
Mon nouveau défi, jardiner en hiver grâce à l’AeroGarden, est comme une belle grimace bien envoyée à l'hiver. Non pas que je n'aime pas la neige, mais je n'aime pas que rien ne pousse. Comme vous, je crois que là où il y a de la vie, il y a de l'espoir. Voilà pourquoi c'est un défi utopiste : et si on pouvait manger frais même en hiver? Cela apporterait assurément une dimension positive supplémentaire aux longs mois de janvier et de février. Sans compter que ça nous occupe, cette petite machine! Même si elle requiert un minimum d'effort, regarder les petits plants germer est une activité que je revendique! C'est vrai, quoi : c'est un peu plus exotique que de regarder la déneigeuse!

L’AeroGarden et moi :
Pour l'instant, l’AeroGarden et moi filons le parfait bonheur. Je viens tout juste de terminer l'installation, qui s'est déroulée sans aucune anicroche, et les petits alvéoles remplis de belles promesses vertes sont sous la lampe à se faire dorer la germination. On me dit que la germination des pousses de laitues romaines doit se faire d'ici un à trois jours. Ensuite, je devrai laisser les feuilles pousser un peu avant d'enlever le petit dôme protecteur sous lequel les petits alvéoles reposent. Voilà qui devrait occuper ma prochaine semaine. Sans oublier la lecture du Guide pour les soins et la récolte de ma belle laitue romaine. Si vous êtes curieux de voir la bête : jetez un petit coup d'oeil aux photos que j'ai prises lors de l'installation; c'est simple comme bonjour!

Je suis une patate, non ce n'est pas ça! :
Hier lors de ma chronique, j'ai affirmé qu'il était impossible de faire pousser des pommes de terre à la maison. Que nenni! Un auditeur curieux et allumé m'a envoyé un lien vers une page web qui explique la « culture en tour », cette méthode utilisée pour cultiver des patates hors du jardin. Je vous annonce aussi que grâce à une autre auditrice, je vais également tenter l'expérience de la germination, c'est-à-dire faire pousser des pousses de tournesol, de moutarde, de haricot, etc. que l'on peut récolter aisément par la suite. Je vous transmets les liens utiles si les patates ou les pousses vous intéressent.

N'oubliez pas mes commentaires sur Twitter @testacath. N'hésitez pas à me faire part de vos découvertes, nous serons bientôt une grande communauté de jardiniers hivernaux. En attendant, je retourne à mon AeroGarden; les plantes, c'est comme les enfants : avec beaucoup d'attention, on obtient des résultats incroyables... paraît-il.

Liens :
- Lien pour les pommes de terre
- Lien pour la germination : Dyane Courchesne, qui a élaboré un germoir très facile d'utilisation
- Édith Bergeron, qui donne des cours sur la germination en terreau au Club organic, rue Frontenac à Montréal : 514 523-0223.
Catégorie : Environnement

Courir en réseaux

Publié le 21 janvier 2011, 11h30
DailyMile

Voici un réseau que la chroniqueuse de sport en résidence Nathalie Lambert approuverait sûrement. Dailymile s’adresse à tous les sportifs qui s’intéressent aux sports d’endurance.

Pour les coureurs, il y a Gmap Pedometer, basé sur les cartes Google, il y a Running Map, il y a Run Keeper (une suggestion de Claude Quenneville de l’émission Culture physique, mais j’ai rarement vu aussi complet que DailyMile, qui vise tous ceux qui pratiquent des sports. Point.

Véritable réseau social, DailyMile porte une attention particulière à la présentation graphique. À chaque entrée, des graphiques de couleurs affichent le total de kilomètres parcourus à la course, à la marche, à la nage ou à vélo.

On peut aussi ajouter des entraînements ou des activités comme l’escalade, la rame, la randonnée pédestre, la musculation, le cardiovélo (spinning), le yoga, l’elliptique ou le ski de fond.

Les options de « réseaux sociaux » sont bien intégrées. On peut se brancher grâce à Facebook Connect. Il y a aussi la possibilité de mettre des photos, pour ceux qui ont accès à la nature. Et la fonction des cartes (ou routes) est bien pensée.

Il semble y avoir une communauté très active! Dès le départ, Brodie, un coureur de Baltimore, m’a félicité pour m’être inscrit au site. Mais Brodie parcourt 91km par semaine! À moins que ce soit une fonction automatisée du site... Bien possible, mais toujours sympathique.

Le site nous offre aussi un calcul intéressant de nos performances. Par exemple, le nombre de fois qu’on a fait le tour de la terre. J’en suis encore à 0.00. Le nombre livres (kilos) brûlées, l’équivalent d’essence économisée ou encore le nombre de calories dépensées en termes de nombre de beignes.

Dans mon cas, cette semaine, je peux en manger deux, tout en maintenant mon poids. Merci DailyMile!

Le site est compatible avec les propriétaires d’appareils d’entraînement Nike+ et Garmin.

Comme c’est trop souvent le cas dans ce type de nouveaux sites gratuits, l’interface est offerte en anglais seulement. Mais gageons qu’un nombre suffisant d’utilisateurs francophones pourrait convaincre les propriétaires du site de faire un pas vers la francisation.

Bon entraînement!

Site Internet :
- DailyMile.com
Catégories : Sports, Mobile, Internet

Application : Musées de Montréal

Publié le 21 janvier 2011, 7h0
musees


La Société des directeurs des musées montréalais a lancé une application Touch afin de faire la promotion de l’offre muséale à Montréal.

Destinée aux propriétaires d’iPhone et d’iPod touch – désolé encore une fois, propriétaires d’Android –, l’application donne accès aux heures d’ouverture, à la liste des expositions et aux images de quelques oeuvres exposées dans les 35 institutions participantes.

La fonction de géolocalisation permet de trouver le musée le plus prêt. Pour les fois où vous serez en manque urgent de culture et d’histoire, et que vous aurez besoin de votre dose.

Une belle idée pour les touristes comme pour les Montréalais.



Lien :
- Société des directeurs de musées montréalais
Catégorie : Société

Réseaux sociaux : seul ensemble

Publié le 20 janvier 2011, 16h30
Alone Together

Si vous n’avez pas encore vu le film The social network, lauréat du prix Golden Globe du meilleur film de l’année, je vous le recommande fortement. Même si n’utilisez aucun réseau, vous comprendrez mieux la révolution numérique en cours. Une révolution, car c’en est une, qui annonce une quantité de changements encore à venir et qui laisse sur son passage beaucoup de questions quant à nos usages des technologies et nos rapports sociaux.

C’est à cet aspect que s’intéresse la professeure du MIT, Sherry Turkle, dans son ouvrage Alone together : why we expect more from technology and less from each other, que l’on pourrait traduire librement par Seul ensemble ou comment nous attendons davantage de la technologie que des autres.

L’auteure, qui se définit tout de même comme une enthousiaste des nouvelles technologies, souligne que nos communications constantes, nos connexions permanentes nous empêchent parfois de consacrer du temps à des rapprochements plus significatifs.

Une question qui intéresse le milieu des affaires et de la gestion. Car à force d’utiliser des outils qui encouragent les réponses directes et courtes, on finit par privilégier les questions qui appellent une réponse directe et courte. C’est comme une drogue, et ce n’est pas nécessairement dans notre intérêt primordial ni dans celui des organisations novatrices.

Un changement annoncé des rapports sociaux aussi, pour les grands utilisateurs, comme les petits, constamment dans l’attente d’un prochain message, à la recherche d’une approbation ou d’une validation. Elle dira dans une entrevue donnée au magazine Fast Company :

« If you don’t learn how to be alone, you’ll always be lonely, that loneliness is failed solitude. »

Cette attente, c’est en quelque sorte une solitude ratée. Une solitude qui nous empêche d’atteindre ces moments d’autonomie intellectuelle et émotionnelle.

Le « Je pense, donc je suis » transformé en « Je partage, donc je suis. »

Un discours funeste, qui peut sembler moralisateur, mais qui ne pourrait être plus actuel. Un livre qui sera sur ma table de chevet d’un jour à l’autre.

À lire :
- Alone together : why we expect more from technology and less from each other, Sherry Turkle (Amazon.ca)
- Alone Together (Fast company)
Catégories : Société, Internet

Le génie est-il génétique?

Publié le 18 janvier 2011, 10h30
Cerveau

« Je n’ai pas la bosse des maths », « La chimie, je n’y ai jamais rien compris », « Je ne suis pas doué pour la musique »… Attention, toutes ces excuses pourraient ne plus tenir, alors que la science révise sa position du « tout génétique ».

À la suite des recherches sur le génome humain, tout est devenu « génétique ». Les athlètes, les artistes, les génies musicaux... Tout ça, leur succès, leur talent, ça devait être dû à leurs gènes. L’auteur David Shenk déboulonne le mythe et redonne à l’environnement de vie, à l’éducation et à la persévérance ses lettres de noblesse.

Dans un article du BBC News Magazine, intitulé « Y a-t-il un génie dans chacun de nous », on explique que l’influence de la génétique sur le quotient intellectuel serait moins importante que prévu.

D’ailleurs, notre capacité cognitive, sa malléabilité et sa vivacité pourraient être bichonnées, travaillées et renforcées, comme la plupart des habiletés. C’est une nouvelle façon de voir les choses, alors que, selon la croyance populaire et les théories de l’intelligence qui prévalent depuis une centaine d’années, on naîtrait plus ou moins avec une capacité intellectuelle prédéterminée, le quotient intellectuel, une « quantité d’intelligence » avec laquelle il faut composer.

Comme le souligne l’auteur, ce serait de la folie de croire que l’on peut à tout moment devenir un génie dans le domaine que l’on veut.

Mais la nouvelle idée rejoint celle démontrée par Malcom Gladwell dans l’ouvrage Outliers : the story of success. Selon lui, les génies, les grands, les performants, ont tous la même caractéristique : ils ont pratiqué leur métier, leur sport ou leur talent respectif au moins 10 000 heures avant de devenir excellent. Ce qui prend à peu près 10 ans, à raison de quatre heures par jour.

Évidemment, cette nouvelle position sur la malléabilité de l’intelligence et l’évolution des capacités intellectuelles humaines est à double tranchant.

Le côté négatif, si on n’est pas très bon, c’est qu’on n’a fait pas grand-chose pour le devenir. Dur pour l’ego. Et du côté positif, si on veut, on peut...

Tiens, j’ai déjà entendu ça quelque part.

À lire :
« Is there a genius in all of us? », BBC News Magazine
Catégorie : Société

L’exhibition de la consommation

Publié le 17 janvier 2011, 16h20
Foxy

Photo : ImogenFoxyLocks

Il y a des modes que l’on comprend, et d’autres que l’on n’arrive pas à saisir tout à fait. Des modes qui sont d’une autre génération, d’un autre temps. Quand Facebook a explosé, ce genre de sites était dans l’air. Frienster existait depuis 2002, mais était excessivement lent, MySpace était à son apogée en 2005, et était généralement laid. Puis, Facebook est arrivé fort en 2006. C’était un coup de génie, mais je comprenais. Là, je ne comprends pas. À 31 ans, je suis vieux.

Il y a cette mode. De jeunes adolescentes exhibent devant leur webcam le contenu de leur virée magasinage. En anglais, les Américains ont décidé de nommer cette mode le « hauling », de haul qui signifie butin.

Quand, à propos de Facebook, on dénonce le narcissisme éhonté et naïf des jeunes, je m’oppose. Le fameux stéréotype de l’oncle qui, au tournant des années 80, prend en otage et ennui ses invités avec une séance de diapositives interminable de son voyage en Floride, n’était-il pas aussi, sinon plus imbu de son importance qu’un jeune qui partage, à qui voudra bien y consacrer du temps et quand il le voudra bien, ses photos de voyage, afin de lui permettre de rêver un peu?

Mais autre temps, autres moeurs. Ici, ce n’est pas d’un partage altruiste de beaux souvenirs d’évasion qu’il s’agit. C’est purement mercantile. La psychologue de la consommation Kit Arrow, dans l’article de Rue 89, appelle ça « l’expression moderne de la volonté intemporelle de faire partager la joie d’une trouvaille». Elle est l’auteure de l'ouvrage Genbuy pour «Génération Achat». On aura compris.

Bref, l’Américaine JuicyStar07 - et quelques centaines de ses contemporaines - magasinent et parlent de leurs superbes trouvailles sur YouTube. Elles accumulent les adeptes et, pour les plus populaires d’entre elles, l’argent, puisque avec ce nouveau « métier » de magasineuse en ligne vient le partage des revenus des publicités de YouTube, et les commandites de vêtements et de produits cosmétiques. Bref, de la relation publique 2.0 spontanée. Les marques en raffolent. Les jeunes filles aussi.

Voilà, je suis largué.

Avant, on voulait éviter les publicités, le racolage et la promotion, maintenant, on en fait, pour le plaisir.

À lire :
- « Hier j'ai acheté ça : les ados déballent leur sac sur YouTube » (mis à jour)
- Vider son sac en ligne (Le Devoir)
Catégories : Consommation, Internet
Bibliothèques virtuelles

La journaliste Natasha Singer retrace l’histoire des bibliothèques aux États-Unis et souligne que ce pays prend du retard du côté numérique.

En 2005, la Norvège a lancé un vaste projet de numérisation de ses livres et de sa culture. Les Pays-Bas ont fait de même. On parle de centaines de milliers d’heures de radio publique, de livres, de journaux et de photographies mises à la disposition du public.

En Europe, il existe de grands projets de mise en commun de l’information avec des sites comme theeuropeanlibrary.org.

La commission européenne, quant à elle, subventionne le projet Europeana , où, en plus des livres, on trouve les copies de films sur l’art et des reproductions d’art visuel. Il y aurait plus de 15 millions de fiches dans cette bibliothèque numérique.

Du côté américain, il y a bien le projet de Google, un projet énorme, mais mené par une entreprise privée. Google tente d’ailleurs de s’entendre avec les autorités pour pouvoir fermer les portes virtuelles de son Google Books et charger des frais aux universités américaines et étrangères pour la consultation, et ce, même pour les livres libres de droits, qu’elle a d’ailleurs numérisés à partir des bibliothèques des universités américaines elles-mêmes.

Ainsi, les États-Unis en sont à leur premier balbutiement de projets public, essentiellement mené par Harvard et quelques autres universités.

La Grande Bibliothèque offre plusieurs ressources en ligne, mais aucun projet aux États-Unis, au Canada ou au Québec ne semble aussi fédérateur et ambitieux que ceux lancés en Europe.

À lire :
- Playing catch-up in a digital library race »
Catégorie : Internet
Livres photos

Avec l’avènement de la photo numérique, plusieurs d’entre nous sont aux prises avec des centaines, voire des milliers de photos qui croupissent seules dans les limbes numériques poussiéreux de leur disque dur. Afin que l’on puisse pleinement apprécier ces souvenirs impérissables, Internet offre maintenant un service qui s’avère peu coûteux : l’impression du livre de photos sur mesure.

Le magazine télévisé sur la consommation Légitime dépense, diffusé sur Tou.tv et Télé-Québec, propose ce mois-ci un reportage sur la popularité des albums de photos numériques personnalisés, qui ressemblent davantage aux livres d’art de type « table à café », qu’aux bons vieux albums photos traditionnels.

Il est maintenant possible d’obtenir un service en français, de fournisseurs québécois. Ce qui n’était pas le cas il y n’y pas si longtemps.

Qu’est-ce qu’on nous offre? Des livres à couverture rigide ou souple. Des couvertures ou des jaquettes personnalisées, papier mat ou photo glacé, pour un prix équivalant à un album qu’on fait soi-même à partir d’impressions, soit une quarantaine de dollars. Que ce soit pour des formats allant des 6X6 aux très grands 12x12, les sites tels que Blurb (américain), livrephoto.ca et Lozeau (Québec) et les fameux services d’Apple et sa suite iPhoto vous offrent des logiciels pour créer ces albums en un rien de temps.

Une belle façon de mettre l’information au service de ses souvenirs pour les rendre bien tangibles et les faire sortir du virtuel et de l’écran.

Liens :
- L’émission Légitime dépense sur Tou.TV
- Reportage écrit
- Vidéos

Quelques sites :
- Blurb
- Créer votre propre livre : livre photo.ca (Entreprise du Québec)
Catégories : Consommation, Voyage, Internet

L’utopie du bungalow, la suite...

Publié le 11 janvier 2011, 12h53
Prevel


Tout comme la voiture était autrefois une icône de la liberté, le bungalow, lui, était synonyme de confort et de cocooning. Mais il a perdu des plumes au cours des dernières années. Dans une série de reportages, Isabelle Craig propose un regard neuf sur la cohabitation, qui fait chaque année plus d’adeptes.

L'habitat groupé pour personnes âgées
Isabelle Craig s’est d’abord rendu dans le Nord de l’Ontario dans son reportage La vie après le bungalow : l'habitat groupé, pour rencontrer un groupe de personnes âgées qui, plutôt que de viser la maison de retraite, ont décidé de mettre leurs ressources en commun. Avec des hypothèques séparées, ils sont propriétaires de leur portion de maison et engagent de façon commune une aide soignante et une aide de maison. Il y a bien sûr l’aspect communautaire qui entre en ligne de compte. L’esprit de communauté se forme rapidement.

Habitation : la mise en commun, sans la commune
Que l’on parle d’habitation fusion ou simplement de cohabitation, les familles ont trouvé de nouvelles manières de cohabiter depuis les années 1970. Outre les coopératives d’habitation, où l’on retrouve souvent de véritables communautés familiales, les cohabitats nouveau genre ne boudent pas l’accès à la propriété : ils l’encouragent. Dans son reportage La mise en commun, sans la commune, la reporter a rencontré plusieurs familles qui se sont jointes à des projets de cohabitation où les salles communes sont multiples, les chambres d’amis sont à louer et les outils partagés. Il est facile de trouver une gardienne et les enfants peuvent jouer en toute quiétude, sous surveillance de la communauté. Mais, contrairement aux années 1970, chacun demeure propriétaire de sa demeure. Un exemple qui fera des petits?

L'écocommunauté
Plus près des idéaux hippies des années 1960, le concept d’écocommunauté reprend l’idée d’un certain retour à la terre et de l’autosuffisance alimentaire.

Il n’y cependant là rien de soixante-huitard ou de l’idéologie communiste. Ici, on revisite le concept de la commune avec des idéaux écologiques, de véritables titres de propriété et plusieurs hectares de terre.

Isabelle Craig s’est rendue en Ontario, dans le petit village de l’écocommunauté de Caledon.

L’avenir de la cohabitation
Notre réflexion sur la nouvelle cohabitation se termine cette semaine avec une table ronde en compagnie de Michel Desgagnés, initiateur du projet Cohabitat Québec, Jacques Vincent, coprésident du groupe Prével, et Gérard Beaudet, urbaniste. La question qu’on leur pose : les villes du 21e siècle sont-elles le départ d’une mutation vers de nouveaux modes de cohabitation qui sont là pour durer?

Ils semblent tous le penser, bien que la réaction des baby-boomers, à l’aube de leur retraite, soit bien difficile à prédire.

Mais pour les jeunes, la création d’espaces communs (terrasses, salles d’entraînement, piscines et BBQ) semble faire partie de la nouvelle donne. Des centaines d’entre eux ont fait le sacrifice du pied carré, de la cour arrière et de la clôture blanche. Ils vivent parfois dans un logement de moins de 600 pieds carrés, bien emménagé. En contrepartie : ils s'offrent l’accès à des espaces communs et au centre-ville. Le succès des constructions Prével en témoigne.

Une réflexion fort intéressante sur le futur de l’habitation, qui sera peut-être moins individualiste qu’on l’aurait anticipé.

À écoutez :
Table ronde - L'habitation du futur : la cohabitation?
L'Habitat groupé : la maison de retraite réinventée
Le Co-habitat Prairie Sky à Calgary
Les Éco-villages : l'exemple de Whole village près de Toronto

Liens :
Site du Groupe Prével
Site de Cohabitat Québec
Magazine Esquisse de l’Ordre des architectes du Québec portant sur l’Écoconstruction

Les tendances en alimentation pour 2011

Publié le 7 janvier 2011, 10h10
Groupon.ca

La chroniqueuse et vice-présidente de la section montréalaise du mouvement Slow Food, Katerine-Lune Rollet, est passée à l’émission pour nous faire part de ses prédictions 2011 dans le domaine de l’alimentation. Tartes, groupons, légumes racines et fermiers vedettes sont à l’honneur!

Tout d’abord, l’aventurière de la table nous soulage lorsqu’elle nous apprend que certaines modes devraient enfin passer ou du moins mettre fin à leur hégémonie gastronomique. Un exemple : les cupcakes, ces petits gâteaux bien jolis, mais qui sont souvent limités en matière alimentaire et gustative. Fini l’éloge des petites perles de sucres, les crémages roses et autres retours en enfance.

D’autre seront heureux d’apprendre qu’on en a soupé des chefs cuisiniers vedettes, et que 2011 devrait connaître une accalmie du côté des livres de recettes dégoulinants de visages extasiés de bons vivants rayonnant d’un bonheur communicatif, mais authentique et proche des gens, devant un pâté de pintade à l’huile de truffe blanche. Bon, ça, c’est de moi, mais vous comprenez le propos.

Comme une mode en chasse toujours une autre, les tartes sophistiquées et les fermiers vedettes devraient prendre leur place, dans un paysage bucolique de cuisine locale où les légumes racines retrouvent leurs lettres de noblesse. L’année 2011 devrait être succulente et accessible.

Pour écouter la chronique de Katerine-Lune Rollet
Les tendances 2011 en alimentation


Alimentation, achats groupés et autres bons de réduction

Autre tendance incontournable, la croissance des sites d’achats groupés en restauration et le retour en force des bons de réduction grâce à Internet.

Tout d’abord, voici quelques sites d’achats de groupe qui offrent parfois des rabais dans les restaurants, si suffisamment d’internautes décident d’acheter. Avec l’offre de 6 milliards de dollars que Groupon a refusée, c’est une tendance qui devrait être là pour de bon. Cela dit, la barrière à l’entrée étant très faible, on pourrait voir apparaître encore beaucoup d’autres joueurs avant que la bataille ne soit terminée.

Site d'achats de groupe pour la région de Montréal :
- Vie urbaine
- Promo du jour
- Teambuy
- Tuango
- Groupon

Crise économique, diminution du pouvoir d’achat, précarité des emplois, inflation et augmentation du prix des denrées, toujours est-il que les bons de réduction en ligne et les circulaires en ligne ont la cote. Voici quelques sites qui pourraient vous faire économiser gros au bout de l’année.

- Save.ca
- Websaver.ca
- Go coupons.ca
- Couponclick.ca (en anglais seulement)
- Brand saver

Seulement à Montréal, le Guide conscience verte : http://conscienceverte.ca/fr/accueil propose également des rabais en restauration et chez les marchés locaux.

J’ajouterais aussi pour les prédictions 2011 une croissance limitée, mais notable du recours aux épiceries en ligne et aux traiteurs sur demande. En voici quelques-uns :

- Épicerie Direct
- Les Jardins urbains
- Marchands Québec
- Terroirs Québec
- O Gourmet

Traiteur pour le quotidien - 21st Century Food

Écoutez aussi : Émission Légitime dépense - Épicerie en ligne

D’autres suggestions?

Les régimes amaigrissants : tous mauvais?

Publié le 4 janvier 2011, 16h25
Régimes


L’Agence nationale de sécurité sanitaire de France a publié l’an dernier un rapport portant sur les régimes amaigrissants. Ses conclusions sont sans équivoque, les régimes amaigrissants sont mauvais pour la santé.

« Pour plus de 80 % des régimes, les apports en protéines sont supérieurs aux apports nutritionnels conseillés », rapporte Le Monde.fr

Tous les régimes testés, dont les régimes Atkins, californien, citron détox, chrononutrition, Cohen, Dukan, Fricker, Mayo, Montignac, de la soupe au chou et Weight Watchers, entraînent des déséquilibres en macro-nutriments (lipides, glucides, protéines), en vitamines et en minéraux.

Vous pouvez lire ce rapport fort intéressant quoique plutôt spécialisé, et écouter notre débat de début d’année : Pour ou contre les régimes? avec Guylaine Guèvremont, diététiste à Muula et partisante d’une approche personnalisée, et Nur Akalin, directrice de la division québécoise dededede Weight Watchers Québec, une société internationale fondée aux États-Unis en 1963.

Et si comme 27 % des répondants au sondagesur l’obésité vous ne mangez pas assez bien, par manque de temps ou par absence d’information, pourquoi ne pas essayer le menu Maigrir du site SOS Cuisine?

Ce n’est pas un régime, et le plus que vous risquez, c’est d’apprendre une ou deux nouvelles recettes.

Bon appétit!


À lire :
- Les régimes amaigrissants sont mauvais pour la santé (Le monde.fr)
- Rapport : Évaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d'amaigrissement

Écoutez le débat :
Pour ou contre les régimes? avec Guylaine Guevremont, diététiste à Muula, et Nur Akalin, directrice de la division québécoise de Weight Watchers.
Catégorie : Santé

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