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Jacques Bertrand

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Les meilleurs moments : Émission du samedi 26 avril 2014


Arts et culture

Van Gogh et le phénomène du succès posthume

Un timbre à l'effigie de Vincent Van Gogh
Un timbre à l'effigie de Vincent Van Gogh     Photo : iStock

Le thème de l'émission étant le succès posthume, l'équipe de La tête ailleurs s'intéresse aujourd'hui au peintre Vincent Van Gogh, l'un des premiers à qui l'on pense lorsque vient le temps d'aborder le thème de la gloire posthume. Pour discuter de Van Gogh, puis du phénomène de la célébrité posthume, Stéphane Garneau s'entretient avec la sociologue française Nathalie Heinich, auteure du livre La gloire de Van Gogh. 
 
La mort prématurée 
Plusieurs facteurs favorisent le succès posthume. La mort prématurée en est un d'importance. Quand un artiste meurt de façon prématurée, les admirateurs doivent vivre avec le regret de n'avoir pas reçu tout ce que l'artiste avait à donner. Ils restent avec l'impression d'un manque. Ce manque, d'après Nathalie Heinich, contribue à augmenter l'intensité des admirateurs envers l'artiste disparu. 
 
Vincent Van Gogh s'est enlevé la vie à 33 ans. Selon la sociologue, si l'artiste-peintre ne s'était pas suicidé, il n'aurait pas connu la gloire posthume, mais la gloire tout court. Seul son suicide l'a empêché de connaître le succès de son vivant. 
 
Reconnaissance : rapidité des spécialistes versus lenteur du grand public 
Pour que le phénomène de la glorification posthume voie le jour, il est essentiel que, très rapidement après le décès de l'artiste, des spécialistes reconnaissent son oeuvre. À l'inverse, il faut souvent attendre une génération avant que les amateurs d'art s'intéressent à l'artiste. Ensuite, il faut attendre deux générations, voire davantage, avant que le grand public reconnaisse, à son tour, la valeur de l'oeuvre de l'artiste. 
 
Tel a été le cas de Van Gogh. Tout de suite après sa mort, son oeuvre a été identifiée comme intéressante par des critiques spécialistes de l'avant-garde. La 1re rétrospective de l'oeuvre de Van Gogh, qui marque le début de sa gloire, a été présentée en 1901, 11 ans après sa mort. Une gloire qui s'est d'abord répandue aux amateurs d'art moderne, ensuite, peu à peu, au grand public, puis finalement, au monde entier.  
 
« Il y a une immédiateté de la reconnaissance par les spécialistes et, au contraire, une lenteur constitutive de la reconnaissance par le grand public », observe Nathalie Heinich. 
 
 
Ouvrages mentionnés lors de l'entrevue 
 
- Le paradigme de l'art contemporain : structures d'une révolution artistique, de Nathalie Heinich, Gallimard, 2014. 
 
- La gloire de Van Gogh : essai d'anthropologie de l'admiration, de Nathalie Heinich, Éditions de Minuit, 1992. 
 

Arts et culture

Campagne publicitaire de Guess : un pari réussi

Photos de Claudia Schiffer pour la compagnie Guess (1989 et 2012)
Photos de Claudia Schiffer pour la compagnie Guess (1989 et 2012)     Photo : Ellen Von Unwerth

À la chronique « Derrière l'image » de Martine Doucet, il est question de cette photo portrait, prise par Ellen Von Unwerth, en 1989, il y a 25 ans. Cette désormais célèbre photo allait lancer la carrière de la jeune photographe allemande, propulser dans l'univers de la mode la marque de jeans Guess, jusqu'alors peu connue, et marquer le début de la fulgurante lancée d'une jeune inconnue de 19 ans, qui allait devenir l'une des plus célèbres mannequins du monde : Claudia Schiffer. 
 
Sur cette photo, avec sa bouche pulpeuse et son trait d'eye-liner bien défini, elle nous fait irrésistiblement penser à l'une des plus belles femmes du monde  : Brigitte Bardot. C'est d'ailleurs cette ressemblance avec la star française qui a instantanément attiré l'attention et fait de cette campagne publicitaire de la compagnie Guess l'une des plus populaires de l'histoire. 
 
Claudia Schiffer et Von Ellen Unwerth sont restées de grandes amies. La photographe considère sa compatriote comme l'une des mannequins les plus faciles à photographier. Elles ont fait ensemble plusieurs autres séances de photos, dont une en 2012, pour souligner les 30 ans de Guess. Claudia Schiffer a repris, pour l'occasion, son « rôle » de Bardot, à 42 ans, avec autant de grâce et de dynamisme, mais peut-être avec un peu plus de retouches Photoshop! 

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Compte Vimeo d'Ellen Von Unwerth

Livres

Moi et les autres, d'Albert Jacquard : la référence de Martin Carli

Le généticien Albert Jacquard en 2012
Le généticien Albert Jacquard en 2012     Photo : Getty/AFP/Joël Saget

Martin Carli, vulgarisateur scientifique et coanimateur de l'émission Génial!, diffusée à Télé-Québec, est un grand admirateur de l'oeuvre du généticien, humaniste et philosophe Albert Jacquard. À la rubrique « Quelles sont vos références », il explique l'intérêt de son livre Moi et les autres : initiation à la génétique. 
 
Avec Moi et les autres, publié en 1983, Albert Jacquard a offert une version épurée et plus accessible de son ouvrage phare Éloge de la différence (1978). Martin Carli apprécie la façon dont « il nous aide à comprendre ce qu'est la génétique : d'où on vient, comment on est fait, ce qui nous vient de notre père, de notre mère. » 
 
Albert Jacquard propose une explication encore plus simple de la génétique dans Moi, je viens d'où? (1988), où il répond aux questions des enfants sur la procréation. 

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Génial! – Télé-Québec
HYPERLIEN - Le généticien Albert Jacquard est mort – septembre 2013
HYPERLIEN - Albert Jacquard et la démographie – Archives de Radio-Canada

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