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Jacques Bertrand

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Les meilleurs moments : Émission du samedi 1 février 2014


Arts et culture

Quand Picasso dessine avec de la lumière

<em>Picasso draw a centaur</em>
Picasso draw a centaur     Photo : Life/Gjon Mili, 1949

En 1949, l'Américain Gjon Mili prend une photo spectaculaire de Picasso pour le magazine Life. Dans sa chronique « Derrière l'image », Martine Doucet raconte la collaboration de ces deux grands artistes du 20e siècle, l'un étant le peintre le plus photographié au monde, et l'autre un précurseur de la technique photographique du light painting. 
 
Avant d'être photographe, Gjon Mili a été ingénieur. Pendant plusieurs années, il a perfectionné ses techniques de photographie de façon autodidacte, puis a été engagé par Life en 1939. Dix ans plus tard, lorsqu'il se rend dans le sud de la France, il a l'intention de faire un portrait de Pablo Picasso à l'oeuvre. 
 
Capter le mouvement en photo 
Intrigué par la méthode originale de Mili, Picasso lui donne rendez-vous dans son atelier de poterie à Vallauris, lui accordant 15 minutes pour réaliser sa photo. Sur place, Mili ferme portes et fenêtres pour créer de l'obscurité. Et là, le maître se met à dessiner un centaure. Le photographe va capter le trait en laissant son obturateur ouvert, et figer l'image de Picasso en donnant un coup de flash final. 
 
Grâce à Gjon Mili, Pablo Picasso a réussi à créer une oeuvre simultanément volatile et persistante. Son dessin lumineux porte son trait si caractéristique sans autre support que l'air qui l'entoure. En voyant le résultat, Picasso sera complètement emballé. Les deux hommes feront ainsi cinq séances supplémentaires, pour un total de 30 images, où Picasso dessine centaures, taureaux, profils grecs et même sa propre signature. 

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Jammin' the blues, le court-métrage de Gjon Mili (1944) - YouTube
HYPERLIEN - « Behind the pictures : Picasso draw with light » - Life

Société

Masques, scarification et tatouages en Océanie

Un tatoueur en plein travail à Taputapuatea, en Polynésie
Un tatoueur en plein travail à Taputapuatea, en Polynésie     Photo : AFP/Valérie Macon

Répandus en Polynésie, aux Marquises et en Mélanésie, les masques, les tatouages et la scarification, soit des incisions dans la peau, servent à marquer l'identité. L'anthropologue Pierre Maranda, professeur retraité de l'Université Laval, nous parle du sens donné à ces traditions en Océanie. 
 
Au départ, dans cette région du monde, les tatouages s'effectuaient avec l'aide de reliques formées d'ossements humains ou de bambous effilés. Quand les missionnaires sont arrivés, ils ont banni les masques, les tatouages et la scarification, les jugeant diaboliques. Toutefois, de nos jours, il y a une tentative de retrouver ces pratiques, un peu comme les Amérindiens tentent de redécouvrir leurs traditions. 
 
Suggestion de lecture 
Pierre Maranda, Voyage au pays des Lau, éditions Cartouche, 2008. 

Arts et culture

Dans la peau de Mme Bovary, d'un tueur et d'un cheval

Une jeune femme, un tueur et un cheval
Une jeune femme, un tueur et un cheval     Photo : iStock

Dans sa chronique « Lecture d'appoint », Marie Hélène Poitras nous parle de trois oeuvres où des écrivains ont fait des efforts particuliers, voire spectaculaires, pour se mettre dans la peau d'un personnage très éloigné d'eux. 
 
- La création de Madame Bovary (1857) a nécessité cinq ans de travail acharné à Gustave Flaubert. C'est avec un réalisme troublant que l'auteur a donné vie à son personnage de femme fuyant la réalité à travers ses rêves. 
 
- L'adversaire d'Emmanuel Carrère (2000) rappelle un fait divers survenu en 1993. Sous forme de journal, l'auteur y relate sa compréhension de ce qu'a vécu Jean-Claude Romand, un homme qui a tué sa femme, ses enfants et ses parents. 
 
- Avec son Autobiographie d'un cheval (1997), John Hawkes a osé se mettre dans la peau d'un animal. Dans son récit, il donne voix à Guilledou, un ex-étalon qui raconte ses amours, sa déchéance et la folie des hommes.

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