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Jacques Bertrand

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Arts et culture

Bill « Spaceman » Lee, un joueur de baseball pas comme les autres

Le samedi 19 février 2011

Bill Lee
Bill Lee

Bill Lee a joué pour les Expos de Montréal entre 1978 et 1982. Il est né en 1946 et a grandi en Californie dans les années 60. À défaut d'avoir un bras puissant, Lee était brillant et comprenait le baseball comme pas un. Ce n'est cependant pas son talent au baseball qui est remarquable, mais bien sa mentalité. Il avait un problème avec l'autorité et l'ordre établi des choses.  
 
Bill Lee était autant philosophe que joueur de baseball. Il aimait tant le baseball, qu'il disait souvent que ce sport était le nombril de la société. Selon lui, s'il y avait eu des concessions de baseball à Moscou et à Bagdad, il n'y aurait jamais eu de guerre froide ni de guerre du Golfe.  
 
Sa description d'une journée de travail pour un joueur de baseball était de s'asseoir sur son derrière, mâcher du tabac et faire semblant d'être d'accord avec toutes les niaiseries que son gérant disait. 
 
En réponse à un journaliste qui lui a demandé ce qu'il mangeait pour avoir un si bon contrôle de ses lancers : saupoudrer un peu de marijuana sur ses crêpes le matin. Le commissaire du baseball lui a demandé de se rétracter, mais au contraire, il a répondu qu'il en fumait toujours avant de faire son jogging.  
 
On lui a demandé s'il était en faveur des tests de dopage, et il s'est dit 100 % d'accord, car lui-même avait testé pas mal toutes les drogues durant les années 60. Bill Lee croyait vraiment aux esprits. D'ailleurs un soir au Stade olympique, il était au bâton et a demandé un temps d'arrêt pour s'occuper d'un papillon. 
 
Après sa carrière de lanceur, Bill Lee s'est installé sur une ferme du Vermont où il a commencé à cultiver des aliments bio, 20 ans avant que ce soit la mode. Il fabrique aussi des bâtons de baseball à la main, avec des érables centenaires provenant de son terrain. 
 
Pour s'amuser, Lee s'est présenté comme candidat à la présidence des États-Unis pour le parti Rhinocéros en 1988. Quand on lui demande quelle phrase le décrit le mieux, il répond avec une citation de Wayne Dyer : « Il n'est jamais trop tard pour avoir une enfance heureuse. »


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