ICI Radio-Canada Première

Il était une voix : les archives de la radio sur le web

Il était une voix : les archives de la radio sur le web

Tous les jeudis

Il était une voix : les archives de la radio sur le web
Logo Radio-Canada

Arts et culture

En souvenir de Dédé Fortin

Le jeudi 7 mai 2015

André « Dédé » Fortin
André « Dédé » Fortin     Photo : fondationdedefortin.com

Le 11 mai 2000, trois jours après le suicide de Dédé Fortin, Mario Proulx présente, à l'émission Moi mes chansons, un long entretien réalisé avec le chanteur des Colocs après la sortie de l'album Dehors novembre (1998). La chanson-titre ne semble plus avoir été écrite seulement pour Patrick Esposito, atteint du sida, mais aussi pour lui-même. Au moment de l'entretien, Dédé Fortin parle en abondance de son enfance et des sources d'inspiration de ses chansons. 
 
Pour écouter l'audio sur votre appareil mobile, cliquez ici 
 

 
 
Le rêve de l'ailleurs meilleur 
André Fortin est le 10e d'une famille de 11 enfants. Quand sa soeur est née, il avait 4 ans et a senti qu'il se faisait « voler le show ». Alors, il a commencé à faire le sien! Il a grandi sur une ferme pas très rentable et a ainsi vu son père partir pour les chantiers l'hiver. Cette situation de misère est à la source de son indignation dans les textes de ses chansons : « C'est des choses que j'ai envie de dire fort. »  
 
« J'avais peur des vaches et le chien ne m'écoutait pas. » André Fortin n'a jamais aimé la ferme. Jeune, il était déjà fasciné par la ville. À 18 ans, il débarque à Montréal : il étudie en lettres, puis en cinéma. Il commence à jouer de la musique, de la batterie d'abord, puis à chanter. 
 
Une chanson comme un dessin animé 
La chanson Belzébuth, qui dure 10 minutes, est un conte que Dédé Fortin a imaginé durant ses études, mais qu'il n'avait pas réalisé. Il se souvenait du début, un matou qui rêve de sortir d'une maison bourgeoise, pour partir à l'aventure dans la ruelle.  
 
Pour la première fois, il a coécrit avec un des musiciens des Colocs aller au bout de cette chanson. L'exercice a été difficile, mais au fil du temps, il a appris à être diplomate. Il ne dit plus que c'est mauvais, il préfère dire : « Je ne serai jamais capable de chanter ça »!


EN COMPL�MENTHYPERLIEN - Fondation Dédé Fortin

Organisme à but non lucratif mis sur pied pour prévenir le suicide au Québec 

Cr�er un compte

* Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes

Chroniques récentes

8 septembre 2016

Henri Bergeron : regard sur la mutation des médias

5 juillet 2016

André Montmorency : comédien depuis l'enfance

9 mai 2016

Jean-François Doré : quand la radio sortait des sentiers battus

27 avril 2016

Martin Gray : une grande leçon de courage

14 avril 2016

Simone de Beauvoir, la vieillesse heureuse

7 avril 2016

Marcel Dubé, homme de radio et de théâtre