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Patrick Masbourian

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Société

Après le procès Ghomeshi, les femmes oseront-elles encore porter plainte?

Le mardi 9 février 2016

L'avocate de Jian Ghomeshi, Marie Henein, contre-interroge la première plaignante en cour.
L'avocate de Jian Ghomeshi, Marie Henein, contre-interroge la première plaignante en cour.     Photo : PC/Alexandra Newbould

Depuis une semaine, Me Marie Henein, l'avocate de Jian Ghomeshi, multiplie les interrogatoires musclés et rend publiques certaines preuves incriminantes. Photographies, textos et courriels; les échanges entre Jian Ghomeshi et les présumées victimes sont exposés au grand jour. On ne peut pas faire de procès secrets, mais il y a peut-être des choses à changer, estime Me Véronique Robert, avocate criminaliste, au micro d'Alain Gravel. 
 
« Peut-être que certains détails dans les procès pour agression sexuelle pourraient être interdits de publication, explique Me Véronique Robert. Ça serait un bon pas vers quelque chose de moins humiliant pour des femmes qui voudraient porter plainte. » 
 
« On ne souhaite pas que de futures présumées victimes aient peur ou soient découragées de porter plainte », ajoute-t-elle, tout en reconnaissant que l'avocate de Jian Ghomeshi fait son travail et que le caractère public de l'accusé rend le cas très particulier. 
 
Pour sa part, Yves Boisvert estime dans sa chronique qu'il est « normal et souhaitable qu'on vérifie la crédibilité des témoins lors d'un procès. Ils sont mis devant leurs contradictions. C'est une technique parmi d'autres. »


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