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Charlebois, par-delà Lindberg

Charlebois, par-delà Lindberg

Le samedi 27 août de 20 h à 22 h 
Du 3 septembre au 15 octobre de 20 h à 21 h 
(rediffusion)

Une série de Francis Legault

Charlebois, par-delà Lindberg
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Musique

La chanson Lindberg, parfait produit de son époque

Le vendredi 10 juillet 2015

Robert Charlebois et Mouffe à la Butte à Mathieu, en 1967
Robert Charlebois et Mouffe à la Butte à Mathieu, en 1967     Photo : Ronald Labelle

Durant les années 60, des bouleversements en chaîne se produisent en Amérique du Nord. L'égalité sociale est au coeur des revendications, des rêves naissent, un système sociétal tout entier est remis en question. Un premier pas est fait sur la Lune. Au Québec, la Révolution tranquille chambarde toutes les facettes de la société. Et chez Robert Charlebois, les idées se bousculent, les expérimentations se multiplient. Ce bouillonnement mènera, en 1968, à une chanson qui marquera son époque, Lindberg. 
 
Au début des années 60, Charlebois quitte le collège pour suivre des cours de théâtre après avoir assisté à une conférence du comédien Albert Millaire. Un choix qui reçoit l'aval de ses parents. 
 
« Je me rendais compte que j'étais un artiste, mais je ne savais pas de quoi. Je savais que je ne voulais pas devenir un notaire, un médecin. » 
 
Il entre à l'École nationale de théâtre du Canada à Montréal. Il y fait quelques rencontres majeures : deux étudiantes, Louise Forestier et Claudine Monfette, alias Mouffe, et un professeur, Marcel Sabourin, qui l'invitera à éclater sa créativité. 
 
« C'était la période de la contestation. On contestait tout », dit Louise Forestier. 
 
Un début de carrière en demi-teintes 
 
C'est à cette époque que Charlebois enregistre son premier album. À la surprise générale, il remporte le prix de l'auteur-compositeur de l'année, remis par Jean Duceppe.  
 
Un an plus tard, son deuxième album passe complètement inaperçu. L'artiste encaisse le coup.  
 
« Je ne suis pas sorti de ma chambre pendant trois jours. Ma mère passait mes repas en dessous de ma porte. » 
 
En 1967, un troisième album est mis sur le marché. La chanson Demain, l'hiver figure sur ce disque. Le parcours de Charlebois prend un tournant marqué. 
 
La Californie et ses effets  
 
Il part avec sa guitare et très peu d'argent pour explorer la côte ouest américaine. Il y découvre le LSD et fait des expérimentations. 
 
« Je prends l'avion et j'arrive à Los Angeles. Il y avait des partys de hippies, c'était l'époque du flower power. On contestait la guerre du Vietnam. J'étais parti pour un mois et j'y suis resté trois mois! » 
 
Il revient à Montréal, où il vit en commune avec Mouffe, Forestier, Péloquin et cie. C'est là, en 1968, qu'est créée Lindberg, chanson écrite en une nuit par Péloquin et Charlebois. 
 
« Le lendemain matin, il s'est mis à chanter au piano, je me suis assise à côté de lui, j'étais comme l'hôtesse de l'air un peu paquetée, lui, c'était le pilote. On était flyés, stoned. Ce n'était pas une chanson classique du tout, du tout, du tout », se rappelle Louise Forestier. 
 


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