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Les meilleurs moments : Émission du mercredi 18 mars 2015


Société

L'art montréalais de fabriquer des schtreimels, les chapeaux portés par les juifs hassidiques

Le dessus des schtreimels montre bien l'assemblage des languettes de fourrure.
Le dessus des schtreimels montre bien l'assemblage des languettes de fourrure.     Photo : Radio-Canada/Sarah Champagne

Le pas pressé, le manteau sombre, les hassidim de Montréal sont tout sauf exubérants. Mais les hauts cylindres chatoyants qu'ils portent ne passent pas inaperçus.  
 
Objets de fierté ou de curiosité, les schtreimels sont confectionnés avenue Van Horne, dans la métropole. Moshe Kraus explique que leur port n'est pas associé à la religion, mais à une mode, à une tradition. Il a ouvert les portes de son atelier au chroniqueur Hugo Lavoie et à l'édimestre Sarah Champagne. 
 
Kraus Schtreimel est en fait une entreprise spécialisée dans les chapeaux haut de gamme. Elle existe depuis les années 1950 et vend principalement aux États-Unis. « Mon grand-père faisait des manteaux de fourrure, mais il y avait une demande. [...] C'est aujourd'hui un marché en croissance. Avant, seuls les rabbins en portaient, mais maintenant tout le monde veut en porter! », relate le petit-fils, qui a pris la relève.  
 
 
Pour écouter les explications de M. Kraus sur votre appareil mobile, cliquez ici. 
 
Signe distinctif, coiffure portée pour une fête ou le sabbat, cadeau de mariage : le schtreimel est bel et bien important dans la vie des juifs hassidiques. M. Kraus assure cependant que les membres de sa communauté les portent avant tout par goût, par coquetterie. Ils ne sont donc pas directement associés à la religion, mais plutôt à une tradition qui remonterait au 18e siècle. « On nous a obligés il y a longtemps à mettre une queue sur nos chapeaux. On en a fait un accessoire de mode », raconte le chapelier.  
 
Pas question de révéler le prix payé par ses clients pour se les procurer, mais d'autres sources indiquent qu'un schtreimel de qualité peut coûter jusqu'à 4000 $. Pas étonnant dans ce cas que les clients soient extrêmement exigeants, selon les propriétaires de l'atelier.  
 
« Un client qui voit un seul poil dépasser ne voudra pas l'acheter », dit M. Kraus. Cela explique le soin très attentif qu'il apporte à ses couvre-chef avant la vente.  
 
Les artisans qui travaillent chez Kraus ne sont pas non plus des juifs orthodoxes. Le plus ancien d'entre eux, Van Tue, fabrique des schtreimels depuis au moins 30 ans, sans jamais en avoir porté un, précise Moshe Kraus, en soulignant l'ironie de la situation. L'important est d'être consciencieux.  
 
 
On voit ici M. Tue à l'oeuvre, travaillant avec minutie sur les matériaux du prochain chapeau Kraus.  
 
 
 
Ces chapeaux ne sont pas lourds et ne tiennent pas vraiment chaud, contrairement à l'impression qu'en a le simple observateur. Leur squelette est une simple coiffe noire, ajustée à la tête du client. Treize queues de martre, un petit mammifère, sont ensuite montées sur des languettes et superposées pour donner une sensation de rondeur.

EN COMPLÉMENTALBUM PHOTO - L'art montréalais de faire des schtreimels

Société

Parodie de l'accent québécois, Sophia Aram s'explique

Sophia Aram qui lit, en imitant l'accent québécois, son billet d'humeur sur les ondes de France Inter.
Sophia Aram qui lit, en imitant l'accent québécois, son billet d'humeur sur les ondes de France Inter.     Photo : Image tirée de la vidéo de France Inter

L'humoriste française Sophia Aram imitait lundi dernier sur les ondes de France Inter l'accent d'une soi-disant professeure de l'Université de Montréal. Sa chronique a déclenché les réactions de nos auditeurs et de Marie-France Bazzo, qui trouve que « parler uniquement du Québec en fonction de notre accent, c'est court et lassant ». À l'invitation de C'est pas trop tôt, Mme Aram défend son sketch en assurant qu'elle invitait plutôt les membres de l'Académie française à démontrer plus d'ouverture.  

Sports

Un contexte défavorable au retour du baseball à Montréal

Denis Coderre effectue le lancer protocolaire au Stade olympique en 2014.
Denis Coderre effectue le lancer protocolaire au Stade olympique en 2014.     Photo : PC/Paul Chiasson

François Cardinal ne croit pas à la venue d'une nouvelle équipe de baseball à Montréal. Il n'est pas contre l'idée, mais « la mode est passée », selon lui et les gouvernements paient de moins en moins pour des stades. Le chroniqueur de La Presse réagissait ainsi au voyage du maire Coderre en Floride, qui avait pour but, entre autres, « d'entretenir le feu du baseball ».

EN COMPLÉMENTHYPERLIEN - Baseball à Montréal : nostalgie ou réel intérêt?
HYPERLIEN - La quête de Denis Coderre pour ramener la gloire du baseball

Société

La revue des médias d'Annie Desrochers

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