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(en rediffusion à 19 h) 

Hugo Lavoie

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Art de vivre

Les poules arrivent en ville

Le lundi 29 février 2016

Certaines municipalités explorent l'idée de permettre aux résidents de pouvoir vivre l'expérience des poules urbaines.
Certaines municipalités explorent l'idée de permettre aux résidents de pouvoir vivre l'expérience des poules urbaines.     Photo : Radio-Canada

Drummondville autorisera, dès ce printemps, la garde de poules en milieu résidentiel sur son territoire. La Ville emboîte ainsi le pas à d'autres municipalités québécoises et canadiennes qui permettent, depuis quelques années, l'élevage de poules en ville. Notre chroniqueuse en agriculture urbaine, Gabrielle Lamontagne-Hallé, se penche sur cet engouement pour les poules urbaines, mais aussi sur les points à surveiller dans ces changements de réglementations. 
 
Depuis les années 1960, la plupart des municipalités et métropoles, dont Montréal (1966), interdisent la garde de poules en milieu résidentiel. La persévérance d'un citoyen de Drummondville a poussé la municipalité à former un comité pour étudier la question de l'élevage de poules en ville. Finalement, un règlement rendra possible la garde de poules chez les particuliers, à condition d'obtenir un certificat d'autorisation. 
 
D'autres municipalités québécoises autorisent désormais les poules en ville : Sorel-Tracy (2015), Chambly (2013), Carignan (2014). Ailleurs au Canada, c'est aussi permis à Vancouver, à Niagara Falls, à Guelph, à Victoria et à Kingston. Victoriaville a annoncé récemment que son projet de règlement pourrait aussi être déposé en mars ou en avril prochain. 
 
En juin 2015, l'arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve a autorisé les poulaillers dans huit de ses jardins communautaires (plus de 3000 m2 de superficie), une première à Montréal. L'arrondissement Rosemont–La Petite-Patrie autorise, depuis 2011, un poulailler éducatif à la Maisonnette des parents. 
 
Les règlements des municipalités prévoient généralement une limite de quatre poules pondeuses, l'interdiction de posséder un coq, une superficie minimale disponible, une certaine distance avec les voisins et l'obligation d'offrir à la fois un enclos et un poulailler intérieur.  
 
Les points à surveiller en ce qui concerne la présence de poule en milieu résidentiel touchent la salubrité, la contamination, le traitement animalier, l'abandon des poules, l'abattage et la saison hivernale. Une poule peut produire près d'un kilogramme d'excréments par semaine. Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) interdit présentement de composter le fumier de poules. En autorisant l'élevage, les villes doivent donc prévoir les modalités de gestion de ces fientes. 


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